• Ma routine Alimentaire

    J’ai hésité avant de nommer cet article « routine alimentaire » mais au fond c’est bien ce terme qui le décrit. Pourquoi j’ai hésité ? Parce que tout compte fait, je n’ai aucune routine alimentaire, aucun jour cheatmeal prévus par avance, pas de lundi en mode « reprise du régime », ou encore d’aliments interdits et d’autres autorisés. Rien de tout cela.

    En revanche j’ai toujours eu un bon coup de fourchette, un attrait pour les « bonnes bouffes », le fromage et la pizza, un penchant pour le chocolat, l’amour pour les bonnes choses en faite. Et je ne m’en cache pas ! Et la vous me dites :

    « Mais alors où se trouve cet routine dont elle nous parle ? C’est quoi le but de cet article ? »  

    Eh bien de vous parler de ma manière de m’alimenter, de mes astuces, de mon expérience surtout, celle qui a fait de mon alimentation un vrai moment de plaisir et de partage aujourd’hui.

    Donc pas de routine alimentaire …. mais un véritable équilibre alimentaire !

    Alors cet équilibre n’est pas venu du jour au lendemain (si seulement !), au contraire il s’est construit au fil des dernières années et m’a demandé de tester certaines choses, d’en retirer d’autres, de m’intéresser à tout ce domaine de la nutrition et de l’assimilation des aliments, d’avoir mal aussi … et c’est cela qui est important : faire les choses en connaissance de cause, s’alimenter en sachant ce que l’on donne à notre corps. ETRE COHERENT !

     

    1. Pourquoi j’ai décidé de changer mon alimentation ?

    Tout a commencé il y a aujourd’hui 6 ans ans et demi, un événement à déclenché toute cette remise en question et ce rythme de vie : l’anorexie. Je ferai un article dédié à cette maladie pour ne pas m’étendre ici. Mais en bref, j’ai plongé dans l’anorexie durant 3 ans (un beau plongeon haha !), et aujourd’hui je peux le dire : je remercie le ciel de m’avoir donné de vivre cette maladie. Alors l’anorexie en elle-même ne m’a pas beaucoup apporté en terme de connaissances de l’alimentation (vous vous en doutez !) mais ma guérison, elle, fut très enrichissante.

    C’est donc lors de cette période de reprise de poids, la pire étape de la maladie, que j’ai réappris à m’alimenter et à accepter toutes sortes d’aliments. Alors d’abord n’importe comment, n’importe quoi : environ 20 kilos en 8 mois … un cauchemar, oui oui !

    Au départ, je ne vous mens pas, c’était la cata, aucune notion du bon et du mauvais, beaucoup de compulsions alimentaires, d’hyperphagies, d’heures à culpabiliser et espérer que mon corps se réhabitue vite. Et puis la douleur … les maux de ventre à répétition, le transit foutu, les reflux en permanence. Rien de glamour ou d’agréable. Tout me poussait à changer ma manière de m’alimenter.
    N-B : Pour certain cette étape fait peut être partie du quotidien ? Alors ne vous laissez pas abattre, je l’ai fait donc vous aussi pouvez le faire ツ c’est un très beau chemin croyez moi.

    C’est donc lorsque que j’ai pris conscience que mon corps changeait puissance mille et vu le mal-être s’installer que j’ai commencé à me poser des questions essentielles : « Qu’est ce qui est bon pour mon corps ? Moins bon ? Qu’est ce que je devrais diminuer au niveau des quantités, ou au contraire augmenter ? Comment réussir à bien doser ? À se faire plaisir aussi ? ».
    Au début mes motivations étaient clairement esthétiques et liées à mon poids. Aujourd’hui et contrairement à ce que beaucoup pensent, je fais tout cela c’est avant tout pour ma santé et mon bien-être intestinal !
    Voilà donc où j’en étais dans cette première phase, je prenais la décision de modifier mon alimentation, de me remettre en question et surtout de comprendre mon corps et ses besoins !

     

    2. Par où j’ai commencé ce changement ? 

    Au tout début, après avoir réalisé l’ampleur de ma prise de poids et tout ce que cela engendrait, je me souviens avoir voulu reprendre le sport plus encore que modifier mon alimentation. Généralement c’est le contraire, on préfère se soumettre à un régime, mais là c’était mon coeur de sportive qui prenait le dessus ! Alors non pas faire 5 heures de sport par jour pour compenser une mauvaise alimentation, mais plutôt me reconnecter avec mon corps et ce qui m’avait manqué durant la maladie.
    J’ai donc commencé en douceur avec de la marche puis avec la salle de sport, ne sachant pas encore vraiment sur quoi me baser.

    Côté alimentation je n’ai pas tout changé du jour au lendemain, et c’est bien cela qui m’a aidé. J’ai tout doucement diminué les apports en aliments qui me semblaient mauvais réellement. À savoir : alcool, gâteaux apéritif, pain blanc, céréales du matin, gâteaux industriels, sauces en tout genre … tout ce que j’avais réintroduit de manière anarchique ces derniers mois pour reprendre du poids.

    Et comment vous dire à quel point je me sentais libérée de savoir dire « non ! » pour la bonne cause ! 

    Aussi grâce à Instagram, (oui oui !) je me suis intéressée à une alimentation plus complète, plus cohérente, plus respectueuse du corps humain. C’est essentiellement sur cette plateforme que j’ai trouvé ma motivation, d’autres personnes qui étaient passées par là. Et via à la reprise du sport également, ce qui forcément m’a demandé de l’énergie et de manger plus sainement au quotidien.

    Je tiens à dire que tout cela s’est fait en douceur, je n’ai rien précipité car j’étais enfin bien dans mon corps de savoir dire « non »  aux aliments les plus mauvais, mais « oui »  à une alimentation adaptée à mon activité et surtout respectueuse de mon organisme. Alors bien sûr il y a eu des loupés et bien 6 mois avant de réellement sentir des changements psychologiques et physiques. Mais je n’ai pas lâché et je me suis même amusée à découvrir ce tout nouveau monde pour moi. Ainsi pensez « cohérence/bien-être/long terme » lorsque vous décidez de modifier votre alimentation. Soyez convaincus !

    3. Les aliments que je favorise

    J’ai découvert beaucoup de nouveaux aliments lors de cette période de rééquilibrage, et aussi beaucoup de sources intéressantes en nutriments essentiels. Notamment : l’avocat (BFF), le pain de seigle, le quinoa, les oléagineux, les graines de tournesol/de chia/de courge, les cucurbitacés, le lait végétal, les flocons d’avoine, l’huile de coco, ….
    Je ne les ai pas tous nommés car certains ne sont pas nouveaux et d’autres plus farfelus encore, mais pour la plupart ils sont essentiellement riches en protéines, bonnes graisses, fibres ou encore glucides et font partie de mon quotidien. Soyez curieux : aller chercher sur internet, demander des conseils, achetez des bouquins.

    Pour en revenir à moi, je privilégie chaque jour la qualité à la quantité : c’est à dire que je mange selon ma faim (autant vous dire que j’ai un bon appétit !) mais ce qui se trouve dans mon assiette contient de bons nutriments, ce dont mon corps a besoin pour carburer. Je ne me sous alimente jamais, ce temps est révolu. Si j’ai faim je fais en sorte de manger en quantité, ni trop ni trop peu, et lorsque je me sens ballonnée ou moins affamée je diminue et j’adapte mon repas pour ne garder que du «nécessaire ».

    Je vais vous donner un exemple pour que vous puissiez vous rendre compte :

    • Si j’ai très faim, que j’ai une séance de sport de prévue dans la journée ou une journée de boulot, le midi je pourrai prendre : 4-5 cuillères à soupe environ de pois chiche/quinoa ou riz, 1/2 avocat et 1 tomates en plat. Je rajouterai à cela lassaisonnement bine sûr et une compote en dessert, sans oublier un carré de chocolat avec le café. Et le soir je ferai viande et légumes avec un produit laitier en dessert avec quelques amandes.
    • Si je n’ai pas faim du tout le midi, que je suis à la maison sans grandes activités de prévues je diminuerai instinctivement : 1/2 melon, 1/2 tranche de pain de seigle complet, un peu de protéines (pois chiche, viande ou fromage). Et mon carré de chocolat ! celui la il est inévitable 🙂

    Vous voyez, rien d’extraordinaire, mais en revanche tout est fait selon me besoins. J’ai appris à écouter mes ressentis, à dire stop, à m’auto-réguler. Chose qu’on ne sait plus faire à cause de cette foutue société de consommation.

    Je voudrais insister aussi sur une chose très importante : je ne calcule rien et je ne prévois absolument pas mes apports alimentaires en avance : je n’ai aucun plan alimentaire typique. Tout se fait au feeling et aux besoins de mon corps. J’ai toujours privilégié mes ressentis aux dictats de la nutrition selon laquelle il faudrait tant de grammes en ci ou en ça … chacun est différent et les besoins indénombrables alors je préfère faire à ma façon.
    Aussi je ne m‘interdis que très peu de choses; si j’ai très envie de me faire plaisir et d’être un petit peu moins raisonnable je me le permets : un verre de vin et une pizza ou bien une part de gâteau en dessert, un petit peu de fromage au repas de famille, …! En revanche mon corps me demandera certainement moins le lendemain, alors je l’écoute.
    Donc pour résumer : je favorise largement la qualité de mon alimentation avec des aliments complet et riches en bon nutriments et je ne m’interdits pas de me faire plaisir à condition d’écouter mon corps et ses ressentis (ballonnée, faim, besoin de carburants, envie de petits plaisirs, …).

    4. Les aliments que j’ai écartés, retirés ou simplement freinés

    Comme je vous le dis : je ne m’interdis rien ! En revanche j’ai écarté de mon alimentation des aliments que je jugeais mal assimilés ou non-utile à mon corps. C’est en reprenant du poids que j’ai constaté que mon système digestif n’étais pas aussi performant qu’en amont de la maladie. C’est assez gênant mais je respecte les changements de mon corps et j’adapte mon alimentation.

    Je me suis même demandée : la maladie permet-elle de retrouver un système digestif normal (et donc hostile à certains aliments) ou le détraque-t-elle ? Raisonnement à suivre !

    Revenons à nos moutons, et voici les aliments que j’ai peu à peu diminués voire presque retirés de mon quotidien : le pain blanc, les viennoiseries, le lait de vache, le sucre blanc/raffiné, les sodas, l’alcool fort (ok sauf les mojitos 1 fois d’ans l’année), les pâtes, les aliments fris, …  Alors je suis consciente que pour la plupart ce sont des aliments principalement riches en gluten ou raffinés que j’ai écarté, mais cela ne signifie aucun régime sans gluten ou sans sucre.

    Pourquoi j’ai diminué ces aliments ? Parce que tous ces aliments sans exceptions me retournent le ventre.
    Peut-être s’agit-il d’une intolérance ? Je ne le sais pas et tant mieux. Pour moi le but est de d’éviter ce qui n’est pas bien assimilé et non de m’étiqueter « intolérante ». Je déteste les étiquettes haha !

    J’arrive très bien à faire sans ces aliments et/ou les remplacer par d’autres  même plus intéressants diététiquement parlant, plus riches :

    • le pain complet ou à base d’autres farine (seigle, sarrasin, châtaigne, pois chiche, …) replace le pain blanc
    • Les pâtes complètes remplacent les pâtes classiques
    • Le lait végétal (riz, avoine, amande, soja) remplace le lait de vache
    • La crème de coco et la crème de soja remplacent la crème fraiche classique
    • les flocons d’avoines remplacent les muesli ou autres céréales industriels bourrées de sucres
    • Un bon verre de vin remplace le wisky-coca
    • Les amandes remplacent les gâteaux apéros
    • Le sirop d’agave a pris la place du miel
    • ….

    Je ne supprime donc pas définitivement, je privilégie d’autres aliments pour ne pas être malades. En revanche je ne serai jamais la «  casse-bonbons » de service si je vais chez les autres ou au restaurant. Par pur respecte et pour ne pas imposer aux autres MA façon de m’alimenter.

    Voilà pour ce point, rien de transcendant si ce n’est que j’ai appris à dissocier ce qui me va de ce qui me rend malade. La maladie à modifier mon système digestif, à moi de respecter cela et de m’adapter. Je devrais même faire de plus gros efforts pour arriver à ne plus consommer ceux qui sont insupportables pour mon ventre … tout est dans le temps ! Apprendre et accepter.

     

    5. Mon entourage, comment à t il réagit ?

    Mon entourage a toujours été bienveillant envers moi, malade ou non. Certains on plus ou moins bien réagit, plus ou moins compris, plus ou moins vu d’un bon oeil mes orientations alimentaires actuelles. Mais jamais de mauvaises réactions ou de catégorisation.
    Dans l’ensemble ma manière de faire aujourd’hui ne choque pas puisque je ne l’impose pas. Je viens d’une famille où il n’existe aucune règle alimentaire ni interdits. Je ne vais donc pas tout chambouler et obliger mon entourage à faire de même.
    Il arrive même parfois que je sois mal à l’aise d’avoir autant de principes et de gênes alimentaires, quand je vois ma maman ou ma belle soeur par exemple qui ne se posent aucune question et qui ont une façon très équilibrée et naturelle de s’alimenter. De la gourmandise, des petits plaisirs, mais 0 prise de tête. Bonheur !

    Pour ce qui est de mon mari, nous n’avons absolument pas la même façon de nous alimenter ! Lui ne cherche absolument pas à savoir le pourquoi du comment : il profite et recharge les batteries!
    Tant mieux il n’est pas détraqué du ventre comme moi. Mais du coup, nous sommes contraints de faire des repas différents la plupart du temps, maintenant c’est habituel. Pour lui c’est grosse plâtrée de pâtes à la carbonara, pour moi quinoa et petits légumes. De même pour le petit-déjuner, Théo ne déjeune pas alors que je suis une vraie gloutonne le matin. Chacun son rythme le tout est de se respecter et d’accepter les choix de chacun.

    Mes amis pour la plupart comprennent très bien ces choix, et je dirais même que beaucoup font de même ! De plus en plus de personne de mon entourage se remettent également en question sur certains aliments ou comportements alimentaires. Et je trouve cela super chouette de ne pas être borné à ce qui est écrit dans les bouquins de nutrition qui datent de l’an 300 et de rester ouvert à ce qui peut être nouveau. J’adore parler des heures des découvertes des uns et des autres, de nouveaux produits ou recettes, et encore plus quand je peux apporter quelque chose aux autres.

    Aussi je suis certainement critiquée à droite à gauche, mais cela m’importe peu 🙂 Le mieux c’est de savoir discuter des principes de chacun, et non d’en faire des commérages ou reproches. Je ne juges personnes et ne condamne aucun régime alimentaires, alors j’estime que les gens peuvent faire pareil à mon égard ! Restez toujours bienveillants et tolérants !

    6. Comment je perçois mon alimentation aujourd’hui ? Quelles modifications je souhaite apporter ? 

    Aujourd’hui je pense avoir réellement et enfin trouver un véritable équilibre alimentaire. D’ailleurs mon entourage pourrait le confirmer je pense. Après 3 années de lutte contre l’anorexie, 2 années de batailles pour remonter la pente coûte que coûte, et 1 an de recherche d’équilibre, je peux dire que je me suis stabilisée. Et je suis surtout enfin heureuse de m’être libérée de ce poids que sont les TCA (Troubles du Comportement Alimentaire). C’est un sacré poids en moins dans mon quotidien et dans l’assiette surtout.

    Je perçois enfin mon rythme de vie alimentaire comme quelque chose de fluide et naturel. Je ne me pose que très rarement la question de savoir si je mange bien, car pour moi c’est une démarche spontanée et sans prise de tête que de manger. Et je vous le souhaite à tous un jour, vraiment! moi en tous cas, je me sens enfin apaisée et réconciliée avec la nourriture. Elle ne me fait plus peur, et de mon côté je ne cherche plus à la contrôler sans cesse. Il n’y a plus ce rapport de force, et croyez-moi c’est un vrai bonheur !

    Alors maintenant oui, je suis quelqu’un de (très) gourmande et j’aime me faire plaisir, parfois trop. Donc si je devais modifier quelque chose, cela serait uniquement de ne pas trop chercher le plaisir, et le réconfort surtout, dans la nourriture. Un beau travail de détachement à faire ! Mais pour tout le reste, je pense avoir un manière de m’alimenter plutôt saine et surtout adaptée à ma vie active.

    D’ailleurs je rêve de participer à une aventure telle que « The Island » afin d’apprendre à ne plus dépendre de la nourriture et de ne se contenter que du nécessaire. 

    Pour en terminer avec cet article, je voudrais vous convaincre de l’importance d’une alimentation basée sur l’instinct et le besoin.
    Faites vous confiance et arrêtez de vous focaliser sur des préjugés (le gras est mauvais, les protéines font de gros muscles, les légumes et les fruits font maigrir,… tout cela n’est absolument pas fondé ou constructif) ainsi que sur les dictats esthétiques. Le poids c’est secondaire, ce qui importe c’est votre santé.

    Alors ne paniquez pas, manger sain et bien c’est amusant, pas barbant. Apprenez, testez, faites vous conseiller, mais avant tout écoutez vous !

    J’espère de tout coeur que grâce à cet article assez personnel, vous pourrez tirer de bonnes choses, et que mon côté « sans prise tête » ne vous aura pas déçu.
    Si vous souhaitiez des menus ou des infos régimes ce n’était pas le bon blog ✗

    N’hésitez surtout pas à me solliciter je ferai au mieux.
    belle soirée les Loulous ♡

     

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    2 Commentaires

    1. Maud
      16 juillet 2017 / 22 h 27 min

      Super article, tous comme les précédents ( j’aime beaucoup ton style d’écriture)! Même parcours, même évolution de mon côté, renforcé après la naissance de ma Mini !

      • admin
        Auteur
        2 août 2017 / 12 h 58 min

        merci beaucoup Maud d’avoir pris le temps de mettre un commentaire !
        Trop top que tu ai également réussi à t’en sortir, et puis félicitation pour ta Mini 😉 C’est le vrai bonheur ça.
        Bisous ma belle

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