• Le sport et moi, entre besoin, guérison et passion

    Pourquoi elle fait autant de sport ? Objectifs physiques ou juste un besoin ? Une tare ou une véritable envie au quotidien ? Naturel ou superficiel ? 

    Je voulais à la base vous écrire un article sur le sport en général, sur les manières de bien s’entrainer et d’aboutir à ses objectifs, … et puis finalement j’ai réalisé que je ne vous parlais pas souvent de MA relation au sport, de mon histoire de « sportive » .
    Je sais que pour ma part, j’ai adoré en apprendre plus sur les quelques filles que je suis sur Instagram, pouvoir mieux comprendre pourquoi un sport plus qu’un autre, pourquoi cette rage, pourquoi ce sourire après avoir autant transpiré !? Cest vrai cest intriguant, non ?

    Donc je vous raconte tout cela ici, pour que vous fassiez plus connaissance avec celle qui se cache derrière ces écrits. Aussi parfois, on a tendance à mettre les gens dans des boîtes, à juger sans trop comprendre, à foutre des étiquettes à tout va … Tout ce que j’aime ! Et comme autour de moi tous ne comprennent pas cette relation que j’ai avec le sport c’était l’occasion de m’exprimer. Pas me justifier, juste raconter ツ

    Je vous laisse donc découvrir cet article très personnel mais que j’ai adoré écrire !

    Tout d’abord, il faut savoir que j’ai toujours été sportive. Compétitrice vraiment pas, mais remplie de ce besoin de faire une activité physique, de m’exprimer à travers le sport, de bouger. Dans ma famille, nous sommes absolument TOUS de bons sportifs, et nous avons tous gardé une activité physique plus ou moins régulière, même arrivés à l’âge adulte (spéciale dédicace à mon grand frère qui s’est lancé dans le TBC apres la naissance de sa puce ?). Cela a fait parti de mon éducation, de notre hygiène de vie et je ne vois pas ma vie sans sport, et je transmettrai cette belle manière de grandir à mes enfants c’est certain !
    Gym, natation, équitation, tennis, …. je n’ai jamais excellé dans un sport mais en revanche j’ai toujours adoré en découvrir de nouveaux, me dépenser et me donner à fond. C’était ma parenthèse à moi, mon moment de détente, mon moyen de m’exprimer.
    N-B : Le seul HIC … il fallait souvent faire cela à plusieurs, en groupe, tout ce que je déteste ! C’est cela qui ne m’a pas plu et empêché de persévérer dans un club ou autre, ne pas pouvoir être seule face à soi. Mais j’ai découvert pus tard cette face cachée du sport ! 😉

    Etre sportive m’a aidé, je pense, à me dévoiler et à être quelqu’un à part entière, notamment à l’école où je ne brillais pas franchement dans la cours de récréé …. il n’y a qu’en cours de sport où j’existais un peu plus !
    Au collège/lycée également, je participais aux associations sportives, aux rencontres de sport organisées, n’étais à fond dans les cours de sport aussi. C’était mon Dada, mon truc à moi, ma matière préférée. Me dépasser au milieu d’une foule de sportifs, naturels et pleins de bonnes énergies ! Sans avoir un sport passion en particulier pour autant, juste de l’adrénaline et du pep’s !

    Jusqu’ici le sport n’était qu’évident et naturel, sans aucune recherche sur moi-même, je ne me posais aucune question vis à vis de lui, juste je kiffais !

    Et puis il y a eu cette année de terminale, bien difficile, avec l’arrivée de la maladie qui a signé l’arrêt du sport pour de bien longs mois. Non pas à cause du sport ! Mais je ne pouvais plus, je n’avais plus le droit.
    J’étais trop faible
    .
    J’ai donc cessé toute activité physique et sportive, arrêté l’équitation, limité les efforts en EPS, abandonné toute sortie running. C’était dur mentalement, et je sentais que je bouillonnais : il me manquait clairement quelque chose !

    Mais juste avant cette chute vers l’anorexie, j’avais fais la découverte du fameux 3X500 que j’ai adoré et qui fut mon premier pas dans la course à pied. Quelque part c’est un peu symbolique : la course à pied a ouvert la parenthèse de la maladie, mais elle l’a également bel et bien refermée! C’est elle qui m’a redonné envie de me battre pour pouvoir à nouveau gambader et évacuer.

    Puis pour continuer mon histoire avec le sport, on fait un grand pas en avant, bien 3 ans après, j’ai décidé de remonter définitivement la pente et de me faire ma propre thérapie avec ce qui a toujours été source de bonheur et plus qu’essentiel pour moi : le SPORT donc !
    C’est en octobre 2014.
    Après avoir essayé bien des méthodes pour guérir physiquement et mentalement, après avoir repris 20 kilos en pleine gueule sans personne pour m’arrêter ou me dire que j’allais dans la mauvaise direction, après avoir avalé des médicaments durant plusieurs mois pour soi disant aller mieux, je décide de rechausser les baskets, une bonne fois pour toutes, et de faire face à se corps qui n’est plus celui que j’avais construit avec le sport depuis toute petite.
    Je n’étais plus la Romane pétillante et dynamique d’avant la maladie, il me manquait quelque chose, un vrai souffle, une vraie âme, mon VRAI moi. Celle de la sportive qui roupillait encore à l’intérieur. Et je voulais la retrouver à tout prix, ainsi que ce sourire qui m’avait quitté. J’ai donc repris le sport pour mon plus grand bonheur, je savourais même si ce n’était pas encore une source de bien être. Reprendre une activité physique intense était la chose la plus censée que j’ai faite vis à vis de ma santé d’ailleurs. 

    Et là, REVELATION !! Après mon inscription en salle de sport et quelques séances plus tard, j’ai commencé à rebâtir une belle relation avec le sport, avec mon corps, avec moi-même ! Des sensations revenaient, des émotions réapparaissaient, un sourire revenait petit à petit sur mon visage. Le sport reprenait juste vie en moi !
    Je ne faisais pas/plus du sport pour éliminer, pour compenser, pour maigrir. NON. J’avais repris le sport parce que c’était une vrai passion, un réel sentiment d’apaisement et de bonheur.
    J’ai peut-être mis 6 mois à retrouver ce sentiment là, à renfiler les baskets sans arrières-pensées maladives, à apprécier le sport juste pour ce qu’il est et non pour une compensation.
    Et puis cela a été très douloureux aussi, de constater que j’avais tout perdu, que mes capacités avaient été largement altérées par la maladie et que je n’était plus aussi tonique et endurante qu’auparavant. Il m’a fallut accepter cela et tout reprendre à 0. Comme après une blessure. Comme après une petite mort.

    Et puis me voilà 3 ans encore plus tard, 6 ans après le début de l’anorexie, 2 ans après le calvaire enfin fini, et des mois de reconstruction plus tard. Et je suis fière et heureuse de dire que mon rapport au sport n’a jamais été aussi bon et sain ! Je crois que j’ai réellement (re)trouvé l’équilibre que je recherchais dans ma vie et face au sport.
    Seulement depuis peu ? Oui. Car j’ai mis du temps à concilier sport et alimentation, sport et perception de moi-même, sport et état mental. Quand tout a été bouleversé et chamboulé, quand plus rien n’était perçu « normalement », il faut des années pour retrouver un rapport sain au sport. Aujourd’hui c’est chose faite, malgré ce que certains peuvent croire et dire.

    Du coup, pour vraiment me retrouver dans l’activité physique et aussi être parfaitement moi même dans le sport, j’ai testé plusieurs manières de m’entrainer, plusieurs intensités, plusieurs programmes aussi. Je me suis inspirée de parcours des uns et des autres pour ensuite ne me concentrer QUE sur ma perception à moi, que sur la notion de bien-être. Chacune de ses manières a été formatrice et très enrichissante ! Et chacune d’elles m’a aussi permis de trouver aujourd’hui ma manière de vivre mon sport et de m’épanouir à travers lui.

    Finalement, je suis finalement restée assez fidèle à ce sport qui m’a séduit : la course à pied, qui me va tout à fait ! Sans être très performante ni une grande athlète, ce sport me donne ce que je recherche et me pousse à sortir de ma zone de confort.  C’est ce côté dépassement de soi et challenge que j’adore dans le sport! Parfois aussi, il m’arrive de la laisser de côté pendant plusieurs jours, voire plusieurs semaines. Parce que pour moi, c’est avant tout du plaisir spontanée et un besoin à satisfaire. Pas une tare ni une basique tâche quotidienne. J’aime partir sur les routes sans objectifs distance ou temps. J’aime me sentir libre, observer mon corps avec ses limites et ses forces, prendre du temps pour moi. C’est vraiment un sport qui est TRES personnel et j’aime cette face là. Décidément, le collectif très peu pour moi ….. 

    En plus de cela, j’ai décidé de me pencher sur un sport qui me confronte à mon corps et à ma motivation aussi. Donc je m’attèle à 2 ou 3 séances de renforcement musculaire par semaine. Pourquoi ? Alors oui, pour une question d’esthétique et d’acceptation de soi je ne le cache pas. Entretenir son corps et le garder ferme, dynamique, en bonne santé c’est ce que je recherche aussi dans le sport. Et puis aussi pour le rendre plus fort, plus solide, plus galbé ! J’ai peut-être les bras de Raphaël Nadal, mais qu’importe, je trouve vraiment une nouvelle sort de satisfaction et de bien-être dans ce sport. A poursuivre ….

    Donc pour résumer ma mentalité face au sport je dirais : santé physique et mentale OUI, perfection physique NON !
    Mes motivations et objectifs se trouvent bien au-delà du physique vous l’aurez pigé.
    Ils sont là, dans ma tête et au travers de mon évolution. Mais je ne m’y résous pas. Ce sont juste des motivations, des guides, pas des fins en soi ! Je ne veux surtout pas qu’ils soient une frustration ou un obstacle à ma vie personnelle. Car aujourd’hui j’avance librement, avec les événements que la vie nous met sur notre chemin, et si on y parvient pas aujourd’hui c’est pour mieux réussir demain.

    Alors oui je le pratique quotidiennement aussi. Pas pour me rassurer. Ni pour compenser. Juste pour être bien. Il m’arrive aussi de louper une séance ou de me reposer bien sûr ! Et j’essaie de pus en plus d’apprécier ces jour off, ce qui n’est pas simple pour une boule de nerf comme moi. Mais dans l’ensemble ces séances quotidiennes, brèves mais productives me font un bien fou et me permettent d’évacuer, de penser à moi, d’être en forme et tonique pour toute la journée. J’ai beaucoup de mal à passer plus de 4 jours sans. Sinon il me manque quelque chose, il manque même un pilier à mon équilibre je dirais !

    Pour finir mon histoire (si romantique) avec le sport, vous pouvez constater qu’il n’est pas juste pour moi une obligation physique pour être pas trop degueu dans mon bikini ou en petite robe, ce n’est pas juste pour pouvoir inscrire le #fitgirl sous mes photos de sport, encore moins pour me donner un genre.
    Le sport fait partie de mon éducation, de mon hygiène de vie et plus encore de ma santé mentale! Sans lui je serai une loque, une fille triste à mourir je pense, et pire même : encore malade c’est sûr.
    Le sport je lui dois beaucoup, car il m’aide à devenir quelqu’un de plus combative et de plus positive de jour en jour, il m’aide aussi à surmonter mes faiblesses et à corriger mon caractère (de cochon ?). Quand on se lance un défi, juste à soi-même, on ne recherche qu’une chose : y parvenir ! Et tout ces petits défis mis bout à bout me forgent un caractère et une force incroyable. Et c’est en cela que j’adore partager mon expérience et les bienfaits de cette manière de vivre, mon hygiène de vie.

    Et si mon expérience peut motiver ou révéler quelque chose en vous, cela sera encore plus beau !

    Je me suis un peu égarée, je suis désolée, je pourrais écrire pendant des heures !! En faite, c’est ça mon histoire avec le sport. Du naturel, du simple, du spontané, toute une passion dévorante sans être très exposée finalement. Je vis mon truc à moi 😉
    Je ne suis pas ultra bien-foutue ni archi musclée. Je suis juste une #runninggirl, qui croit en elle et en quête de bonheur. Je suis Romane, belle et bien vivante, enfin!
    J’ai une âme de sportive.

    Si vous m’avez lue jusque là merci, j’aime partager tout cela avec vous.
    On se retrouve bientôt pour un autre article de vie,
    Belle soirée à vous tous les Loulous ♡

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    2 Commentaires

    1. 22 octobre 2017 / 15 h 11 min

      Je me suis retrouvée dans la majorité de tes mots… Le sport comme mode de vie, la maladie, le retour à un rythme peu à peu viable malgré les aléas et les passages plus compliqués. Et puis aujourd’hui le sport pour les sensations que cela procure et non pas le physique que cela apporte. Le sport pour s’amuser, se surpasser, prendre soin de soi. Le sport et tout le bonheur que cela apporte.
      Bisous ma belle,
      Pêche
      https://pecheneglantine.fr

      • admin
        Auteur
        17 novembre 2017 / 12 h 29 min

        Merci pour tes mots si touchants et que je comprends tellement …
        Continue de te battre au quotidien et de prendre autant de plaisir à faire du sport. Une sacrée source de bien être et de détente au quotidien.
        Je t’embrasse bien fort

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