• Mon premier semi-marathon

    Hello les amis,

    On se retrouve aujourd’hui pour un article sportif autour de mon premier semi-marathon !
    Hé oui, je vous ai bassinés pendant plus d’un mois avec ma préparation physique, alors il fallait bien que je clôture cette grande première avec un article compte-rendu 😉

    J’ai bien aimé lire ce genre d’article chez d’autres nanas sportives, pour me mettre dans leur peau aux différentes étapes de leur compétitions, course ou autre rencontres sportives, alors je me suis dis que peut-être vous aussi vous aimeriez que je vous raconte ce fameux dimanche 19 novembre !

    Allez c’est parti pour le récit de mon premier semi :

    La course a clairement débuté dans ma tête cette dernière semaine, où j’ai commencé à réellement stresser, réaliser et comprendre que tout était fait coté préparation run, et que maintenant je ne pourrais que compter sur ma forme physique le jour J.
    Quand j’y pensais au boulot j’avais des petits papillons dans le ventre, je souriais bêtement de stress, et j’en ai aussi pas mal parlé avec mes collègues sportifs qui m’ont livrés de super conseils :

    • Les straps plutôt que de la crème anti-friction pour les ampoules
    • Manger des féculents tous les jours de la dernière semaine pour créer des réserves glucidiques
    • Boire beaucoup jusqu’à 1 heure avant le départ
    • Détendre mes bras et mes épaules pendant la course
    • Et surtout ….. m’éclater !

    Donc j’ai appliqué tout cela et j’ai essayé de me dire que j’aurais tout le temps de stresser au dernier moment, pour ne pas me gâcher les derniers jours. Et j’ai privilégié de bonnes nuits complètes plutôt que de me coucher tard à regarder des films pourris ou à brasser de l’air.

    Bref, semaine plutôt calme sans trop de sport, si ce n’est ma dernière sortie run de 10km le lundi, une séance fessiers et deux heures d’elliptique. Juste de quoi me défouler et ne pas exploser de stress !!

    Nous sommes donc partis samedi matin pour Paris, direction le gymnase pour aller récupérer le dossard. J’en ai profité pour inscrire mon prénom sur le grand panneau des objectifs performances en le reliant à un nombre que j’avais en tête depuis quelques jours, un nombre qui me donnais envie : 1h53.
    Ensuite, on a flâné dans les rues de Boulogne, déjeuné dans un petit restaurant au top pour prendre des forces (entrecôte frites VS poke bowl au saumon et nouilles de soja!) et enfin mon Homme m’a offert mon cadeau de Noël, certes en avance, mais plus qu’utile pour le lendemain : une montre sportive TomTom. Ce mari si attentionné et généreux …!

    La soirée s’est passée tout en douceur, rien de bien spécial si n’est qu’un bon bain chaud pour me détendre, un diner consistant et énergétique à base de quinoa et d’avocat et un bon gros dodo.

    Une bonne nuit de sommeil plus tard : c’est le JOUR J !

    Reposée, excitée, montée sur ressort, ….. à ce moment là j’ai juste hâte.
    Je n’ai plus envie de stresser mais de me concentrer sur ce que je souhaite : terminer ce semi dans les temps et surtout avec un sentiment de fierté. Pas de record personnel en vue, pas de performance trop ambitieuse, juste de quoi être à la hauteur de ma préparation physique et psychologiques des dernières semaines.

    On rejoint donc le point de départ vers 9h, le départ étant prévu à 10h. Doudou m’accompagne jusqu’au portique de sécurité, un dernier baiser, un dernier mot d’encouramon gement et un « je suis si fière de toi mon ange » qui m’a donné envie de tout exploser, pour lui, pour nous, pour tout ce qu’on a traversé.
    Et me voilà dans mon SAS, entourée de centaines de personnes qui attendent sans trop de pression mais concentrés sur le tir du départ. Malgré le froid que je redoutais je suis assez bien et peu stressée. Juste un peu blasée par le manque d’entrainement de la foule.
    Pour être totalement honnête je m’attendais à une meilleure ambiance collective, plus de musiques, de joie. c’était un peu plat à mon goût ! 
    Bref je me met dans ma bulle, concentrée avec un peu la bougeotte à ce moment là.

    PAN !

    Le départ a sonné, petit à petit la foule de 7500 et quelques runneurs avance, le portique de départ se rapproche de nous, il faut se frayer un chemin pour commencer à courir à la bonne allure. Pas simple !!
    Je m’élance en me focalisant sur ma foulée et en tentant tant bien que mal de m’extirper au mieux de la foule pour courir au bord sur le trottoir plutôt qu’en plein milieu écrasée par les centaines de coureurs. Sauvage que je suis.
    Au premier kilomètre je vois mon mari qui filme en essayant de m’apercevoir. Je lui fais coucou avec un grand sourire, dernier coup de boost, maintenant je suis focus dans ma course.

    Les 7 premiers kilomètres ont été juste idéaux, un rythme qui me paraît vraiment bon, malgré l’allure que m’indique ma montre. Je suis bien, pas essoufflée, une bonne foulée, je dépasse beaucoup de monde mais de manière régulière. J’arrive même parfois à échanger avec les autres coureurs. Les deux dénivelés des tunnels ne m’arrêtent même pas, pourtant j’en avais entendu parler ! Mais j’arrive à maintenir l’allure dans les montées, je suis plutôt satisfaite et confiante. Le temps me semble passé très vite et les kilomètres défilent. BONHEUR ! Je jette même un oeil sur mon téléphone, et j’aperçois un sms de mon mari qui me demande si tout se passe bien. SMS auquel je réponds « impeccable ». C’était le cas à ce moment de la course. 

    A près de 8 kilomètres on croise les premier Finishers, escortés par des motards et des journalistes, sous nos applaudissements et nos cris d’encouragement. Incroyable cette allure et cette maitrise. Je suis épatée.

    Puis juste après, on s’apprête à rentrer de la parc du bois de Boulogne, et là, la course se complique carrément. Je rattrape le meneur de SAS précédent, 1h55, et me cale sur lui durant un demi kilomètre pour me rassurer et m’encourager. Il y a pas mal de dénivelé, mes jambes deviennent lourdes et ma hanche me fait très mal. Cela ne m’étais encore jamais arrivé. Pourtant je ne pousse pas plus que d’habitude, du coup je suis un peu perturbée et je commence à ne plus trop y croire. J’ai mon premier sentiment de découragement ….

    Puis je vois le panneau 12 kilomètres, j’essaie de me remotiver mentalement, de me dire que je vais y arriver, qu’on s’en fout de l’état dans le quel je serai après. Je ne m’arrêt pas aux différents points de ravitaillement pour ne pas perdre le rythme et ne pas casser non plus mon chrono. Dans mes entrainement je ne buvais pas, alors je fais pareil. Au pire j’aurais soif !
    Je continue donc de remonter dans la file de coureurs. Des personnes venues nous encourager me redonnent un peu la pêche. Parfois. A d’autres moments j’aurais péter un plomb pour leur dire « c’est ça ouais j’en chie !! t’as qu’à venir courir toit aussi ». Douce personne que je suis …

    J’avais pris sur moi une dosette de truc bizarre à la cerise. Soit disant booster. Je l’avale en me disant que peut-être cela va me donner un coup de fouet. BERK, DEGUEULASSE !!!
    La connerie que je n’ai pas faite, j’aurais dû m’abstenir car cette merde (oui oui j’étais intérieurement vulgaire pendant ma course haha) m’a donné envie de vomir en plus de n’avoir aucun effet.

    Bref, je continue ma dure course. On fait le chemin de l’aller dans le sens inverse donc je sais pertinemment la distance qu’il nous reste à parcourir. Ma foulée est bonne, toujours, mais j’ai les jambes qui se tétanisent et rendent ma course compliquée. Je suis déçue à ce moment là car durant mes entrainements je ne ressentais pas cette sensations de lourdeur et de démotivation. L’effet course officielle je pense.

    Puis les kilomètres défilent, moins vite certes, mais on sent que le plus gros est derrière et qu’il « suffit » de garder la cadence pour la fin. 15, 16, 17, je m’accroche, je repense à tout le chemin parcouru pour ne pas perdre de vue l’objectif premier de ce semi : mettre un point final à tout ce passée douloureux.
    J’essaie de me dire qu’au fond 3-4 kilomètres c’est rien. J’ai envie de pleurer de rage mais je préfère garder mon énergie. Alors je me re concentre. Je me dis aussi intérieurement que finalement le marathon c’est vraiment pas pur tout de suite et qu’il y a déjà de gros progrès à faire sur le semi !
    Aussi, les « supporters » nous disent que c’est bientôt la fin, qu’on est des champions, qu’on ne doit rien lâcher. Ca nous motive. Alors j’y crois et je fonce malgré mes jambes quasi paralysées et dures comme de la pierre.

    Dans ma tête je me fais un deal « Quand je verrai le panneau 19 kilomètres je dois m’éclater et kiffer les derniers kilomètres ».
    Ce panneau arrive et la je me met en mode finisher. Je pousse tout ce que j’ai, tout en gardant un rythme raisonnable pour ne pas me griller les ailes à l’arriver.
    Plus on se rapproche plus on voit des personnes qui marchent, d’autres carrément par terre en mode malaise, d’autres encore qui vomissent, …. j’essaie de ne pas les regarder pour ne pas vomir à mon tour ! Ca serait fatal.

    20 kilomètres, je reconnais parfaitement les rues, elles me sont familières et je sais exactement quand est l’arrivée. Alors je ne réfléchis plus, juste je grimace ça je le sentais, et je m’arrache littéralement. Bon ok je me fais doubler par des coureurs qui eux ont encore une patate d’enfer et qui ont sûrement « gardé le meilleur pour la fin » comme dirait l’autre.
    Ils ont eu raison. J’ai peut-être finalement mal géré ma vitesse ? 
    Je me contente de faire ce que je peux et de profiter des derniers mètres.
    Je vois enfin la ligne d’arrivée, j’entends les applaudissements, le podium des winneurs en fond sonore, et surtout je croise mon amour qui court les derniers mètres avec moi. Il est là il m’encourage et me donne l’énergie dont j’avais besoin pour la fin.

    Ca y est je passe la ligne d’arrivée. Délivrance totale, c’est fait. C’est fini ! je suis semi-marathonienne.

    J’attends de retrouver quelque secondes plus tard mon mari pour m’effondrer et pleurer ce que j’ai à pleurer. C’est fini pour ce semi mais aussi pour toute la symbolique que j’avais mis derrière cette course. Je suis heureuse d’avoir donné le meilleur de moi-même, de ne pas avoir abandonné, d’avoir gardé mon allure de base et d’avoir surtout respecté mon objectif. Car je réalise ce semi en 1h53 et 16 secondes … Suis-je devin ou juste bornée ??

    En tous cas je l’ai fais et j’en suis vraiment toute émue. Je ne pensais vraiment pas il y a quelques mois en reprenant la course à pied que j’en serais là aujourd’hui et que je serais si heureuse de franchir une simple ligne d’arrivée. La vie est décidément pleine de surprises et de petits bonheurs anodins.

    Mon souffle est intacte, je n’ai pas du tout souffert côté respiration, mais mes jambes, elles, ne me portent presque plus, mes hanches me font très mal et je suis surtout KO. Boire un grand verre d’eau et croquer dans deux quartiers d’orange n’ont jamais été aussi luxueux pour moi jusqu’ici !! Le vrai Bonheur et mine de rien la fierté personnelle.

    Mais le froid se fait vite ressentir alors on décide regagner l’appartement situé à 5 minutes de la course (juste parfait pour une fin de course), en tenant de marcher à peu près correctement 😉 ! Dur dur.
    Le reste de la journée n’a rien d’incroyable mais m’a rendu heureuse : un bon bain chaud, du repos en amoureux, retrouver deux amies incroyables autour d’un bon café et enfin un diner bien mérité dans un restaurant au top, avec une pizza incroyable. La meilleure des récompense haha !

    Ce que je retiens de cette course est que rien n’est jamais acquis, surtout en terme de sport. J’ai beau avoir maintenu un bon rythme de runs ces dernières semaines, je ne me suis peut-être pas assez donnée pour être mieux le jour J.
    La victoire est celle d’une personne qui a tout donné, tout explosé avec un  grand sentiment de fierté. Ce que je ne pense pas avoir totalement accompli hier. Mais même si ma fierté n’est pas au maximum, je suis heureuse d’être allée jusqu’au bout de mon projet et surtout d’avoir franchi le cap d’une course organisée, moi la solitaire sauvage ! Bon la foule c’est pas mon truc, mais je pense que je réitérerai l’aventure néanmoins. Et que je donnerai tout pour faire mieux côté chrono.

    «  Ce que l’on obtient en atteignant nos objectifs n’est pas aussi important que ce que l’on devient en les atteignant »

    Une aventure se termine, mais ma motivation à me dépasser et à faire toujours mieux est encore bien présente. Surtout, si je peux vous donnez un conseil : croyez toujours en vous tant que vous donnez le meilleur de vous-même, et ne perdez jamais de vue la réelle motivation qui est en vous. C’est elle qui vous donnera toujours la force d’aller au bout et de devenir quelqu’un de fort.

    Donc rendez-vous au prochain épisode, en attendant place au repos de ces petites jambes toutes courbaturées ! ツ

    Je vous embrasse très fort ♡

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    2 Commentaires

    1. c.l.
      17 octobre 2018 / 19 h 52 min

      Bravo Romane ! (oui plusieurs mois après, mais je viens de découvrir ton blog…)
      Je suis une jeune mariée de 24 ans aussi, avec peu de confiance en moi (mais un mari en or qui me fait progresser chaque jour sur cela), des complexes et une hypersensibilité certaine…
      je t’admire d’avoir réussi à avancer, et à manger bien aujourd’hui, à courir un semi…
      je ne suis pas du tout sportive, mais penses tu que c »est un objectif atteignable par tous ? je pense que cela me rendrait fière mais c’est toujours très difficile de se motiver…

      • admin
        Auteur
        29 octobre 2018 / 11 h 35 min

        Avec une préparation physique et mentale bien sur ! je connais pas mal de personnes qui l’ont fait sans être de très grands coureurs ! Avant tout il faut avoir un objectif pour soi, de vie, de performance proscrive ou autre .. Mais le faire pour soi ! 😉

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