• Mon deuxième mois de grossesse

    Coucou la compagnie,

    Je vous propose aujourd’hui de parcourir mon deuxième compte rendu de grossesse, mon deuxième mois de cohabitation avec le petit haricot, notre bébé.

    Alors tout d’abord, j’avoue qu’il m’a été compliqué de retracer ce deuxième mois car nous étions tout perdus dans les semaines, entre semaines de grossesse et semaines d’aménorrhée, premier mois et deuxième mois, comment compter … bref j’avais constamment l’impression d’être à la même semaine et de ne pas avancer dans le trimestre! On avait hâte de passer au troisième mois pour être plus sûrs, plus confiante et surtout pour l’annoncer.
    A priori il a duré de début novembre à début 2018 environ. Soit la pire des période pour tout ce qui concerne les odeurs, la fatigue, l’alimentation, …. Ce ne fut pas triste ! 
    Pas mal d’évènements et de ressentis on marqués ce mois-ci donc et je suis heureuse de bientôt pouvoir passer au troisième mois. Je retiens surtout qu’il fut chargé en doutes, angoisses et questionnements en tous genre! Tout moi! 

    Mais il fut aussi marqué par l’envie grandissante de révéler ma grossesse, de tout dévoiler et d’annoncer cette grande nouvelle qui nous chatouillait littéralement le ventre. C’était ultra excitant et dur à la fois! 
    J’avoue avoir révéler le secret à pas mal de collègues, car j’en ressentait le besoin, qu’ils comprennent aussi mon état et mon mal-être. J’avais besoin d’en parler et de ne pas cacher ce grand trésor.
    Car les signes se multipliaient et je pouvait me faire griller d’une minutes à l’autre. Ne serait-ce qu’avec l’arrêt total de l’alcool et du tabac, et puis de mon bidon qui grossissait à vu d’oeil et si rapidement, mes sauts d’humeurs, mes pleurs incontrôlés … oui oui j’ai passé quelques semaines très intenses !

    Parlons tout d’abord des signes et symptômes qui m’ont accompagnée pendant ce deuxième mois.

    Côté nausées elles n’ont fait que s’intensifier par rapport au premier mois. Tout ou presque me dégoûtait et je n’avais clairement envie que de pommes de terre, de riz, de pain ou de produits très frais comme de la glace ou des laitages. Le reste m’était très difficile à avaler.
    Alors vous imaginez bien que les repas de Noël on été assez épiques ! C’est d’ailleurs mon adorable mari qui a cuisiné la viande et l’apéritif, j’en étais incapable. Et bien sûr : purée de pommes de terre pour le réveillons de Noël ! La seule chose que j’ai pu apprécier d’ailleurs.
    Je n’ai cependant pas échappé aux repas, je me suis forcée d’avaler des aliments consistants à chacun d’eux, je ne voulais pas mettre en « danger » mon bébé. Mais les heures qui suivaient les repas étaient cauchemardesques. Des envies de vomir incessantes.

    Autres signe vraiment marquant : les odeurs. Je ne les supportaient pas. Déjà d’ordinaire j’ai un nez très fin, mais là c’était assez incroyable : aucune odeur ne passait à la trappe, et malheureusement aucune d’elles ne m’enchantait vraiment.
    Pour l’anecdote je me suis fait démasquer par des amis lorsque nous sommes partis en Alsace. Durant tout le week-end j’ai cru que j’allais vomir à la moindre odeur. Et manque de peau, nombre d’entre eux fumaient à l’intérieur et pour couronner le tout il y avait 3 chats dans cette maison, donc des litières et l’odeur qui va avec. La cata. Un combiné d’odeur dont je me souviens encore et qui me ferait clairement vomir.
    Et même dans la vie de tous les jours, des odeurs de bases très anodines me donnaient des vertiges ou m’écoeuraient. C’est vraiment impressionnant tout est décuplé, on ressent tout puissance 10, comme si nos sens décidaient tout d’un coup de tous marcher à leur maximum et en même temps.

    La fatigue. On va en parler de celle là aussi. Très présente au deuxième mois, elle m’a un peu paralysée et cassée, c’était très dur pour moi de finir les journée de boulot et d’assurer à la maison ne rentrant le soir. Je me suis d’ailleurs plus d’une fois endormie le soir avant même de diner, dans le canapé aux alentours de …. 20h30! Une fatigue écrasante, on sentait bien que ce petit bout grandissait et pompait dans les réserve de sa maman. J’étais comme à plat, tout se qui durait un petit peu trop longtemps me fatiguait.

    Et c’est sur le sport que cette fatigue nous amène donc! Durant ce deuxième mois j’en ai beaucoup moins fait. Non par recommandations ou parce que je ne le voulais pas, mais plutôt car je n’y arrivais pas. Parfois je réussissais à me motiver et cela faisait passer mes nausées (étrange non?) mais la plupart du temps la fatigue et mes maux de coeur m’en empêchaient. Me bouger et transpirer sur un tapis ne me disaient rien, j’étais KO, complètement KO. Alors j’ai déculpabilisé en regardant mon ventre d’arrondir et en me reposant. Pas facile pour une pile électrique comme moi, mais cela m’a fait un bien fou de me poser et de ne rien faire. Donc très peu de sport pour ce deuxième mois ! 

    Parmi tous ces symptômes, les sauts d’humeur. Déjà bien présents au premier mois, je les ai subi encore lors de ce deuxième mois. J’étai très irritable à la maison, pour un rien, et très sensible au travail. Un tout petit rien me faisait fondre en larmes. j’ai d’ailleurs passé 2 mâtinés à pleurer en rayon, en tentant à chaque fois de me reprendre, de sécher ces larmes hormonales et de relativiser. Mais pas facile facile, et allez expliquer aux collègues que tout va bien, que vous n’avez pas perdu vos parents mais que c’est tout simplement la montée en puissance des hormones … pas toujours crédible! Je ne gérais absolument rien, j’étais juste ultra sensible et dans un tourbillon d’émotions. Et à entendre mon mari j’étais carrément .. un Pitbull ! Je suis ravie de cette description qui me suit partout haha. 

    Au delà de tous ces désagréments (c’est vrai, pourquoi ce ne sont jamais des symptômes agréables ??) j’ai pu observer mon bidon grossir et commencer à s’arrondir. Un vrai bonheur de sentir un bas de ventre tout dur et arrondi, cela concrétisait une grossesse encore un peu floue dans nos têtes. Et puis pour le Papa, ce petit signe de grossesse était rassurant aussi. Il a commencé à lui parler, à avoir des gestes tendres, caresser ce ventre naissant, cette maternité débutante. On se sentait bêtes à vrai dire, tous penauds. On avait l’impression presque de jouer des rôles, comme quand on était peints et qu’on jouait au « Papa et à la Maman ». Mais non c’était bel et bien réel, petit haricot commençait à se montrer plus présent. 

    Les événements à retenir en ce deuxième mois

    Mais aussi, nous avons eu notre premier RDV chez notre sage-femme, qui nous a rassuré et permis de prendre un petit peu plus conscience de l’existence d’un mini nous! On l’attendait avec impatience ce premier RDV. Jusqu’ici personne ne savait, il y avait juste nous. Là on allait pouvoir mettre des mots, enclencher le suivi de grossesse, faire les premiers examens, poser nos questions et surtout se sentir vraiment parents. Je suis ravie en tous cas d’avoir choisi cette sage-femme, jeune et cool elle nous a tout de suite mis à l’aise et a surtout fait les choses très professionnellement. Pas de restrictions et d’interdiction dans tous les sens, pas de mise en garde sur mon poids, sur la taille du bébé, sur toutes les précautions à prendre. juste ce qu’il faut et nous ça nous va. On ne souhaitais pas une grossesse avec 1001 conditions et barrières.
    Aussi je me suis faite arrêtée quelques jours, ma tension étant un peu basse et mes symptômes assez présents elle a préféré que je me repose pendant ces quelques jours de début de grossesse. En réalité je n’ai pas rétorqué, j’étais tellement épuisée et à fleur de peau que ces quelques jours de repos étaient une bénédiction.
    Le 2 janvier la sage-femme nous a fait la première échographie, celle dite de datation, pour vérifier la fixation du bébé, sa date approximative de procréation, la date du terme et vérifier les battements de son petit coeur déjà bien puissant. C’était très émouvant de voir ce petit « flageolet » qui occupait une poche de mon ventre. De le voir presque en vrai, de mettre une image sur cette nouvelle incroyable. On est reparti avec quelques photos, des dates, et surtout nos coeurs qui battaient la chamade.
    N-B : à tous ceux et celles qui hésitent pour l’échographie de datation, foncez. A la base nous avions refusé en pensant que cette première échographie du 2 janvier serait celle du premier trimestre et il s’est avéré que nous étions bien plus tôt dans la grossesse. Alors finalement elle s’est transformée en écho de datation. Et c’est super, parce que l’attente du troisième mois pour visualiser ce petit être est souvent longue et pleine de doutes. C’est un moment très émouvant. 

    C’est quelques jours en arrière, le soir de Noël que nous avons choisi d’annoncer la grande nouvelle à ma belle famille. Nous avons attendu la fin de la distribution des cadeaux pour offrir ces 3 petits cadeaux surprises à ma belle-maman, mon beau-père et ma belle-soeur. On avait préparé notre coup en leur demandant de les ouvrir en même temps. Et l’explosion de joie fut rapide et assez forte. Ma belle-mère se doutait bien de quelque chose, c’est une maman alors tous ces signes (que je pensais pourtant avoir bien dissimulés …) ne sont pas passés inaperçus pour elle.
    C’était tellement chouette de pouvoir enfin en parler, révéler ce ventre déjà rond, me détendre et surtout dire non à plein de choses sans complexes, tels que l’alcool, une cigarette, du saumon, du foie gras, … Délivrance et bonheur en ce jour de Noël !!

    Pour finir nous avons passé un week-end du jour de l’an génial ! Les cousins de Théo étant venus passer 3 jours à la maison, les enfants chez nous et les parents ensemble chez mes beaux-parents, nous en avons profité pour leur annoncer cette grande nouvelle … à l’aide d’une boîte de conserve d’haricots! Oui oui vous avez bien lu, des haricots pour annonce, original non ?
    Car c’est cette cousine qui a en tout premier, alors que le bébé n’était pas encore logé en moi et qu’il n’était qu’un projet, décidé de le nommé « petit haricot ». Nous avons gardé ce surnom, qui lui convient encore très bien pour le moment. Ce fut un super moment, avec tout plein de discussions entre filles qui ont fait un bien fou. J’avais besoin de me livrer à quelqu’un de proche et de partager tout ce que je ressentais depuis l’arrivée de bébé en moi.

    Vous avez donc pu le lire, ce fut un mois plus qu’éprouvant, tant positivement que difficilement. De symptômes durs à gérer, des annonces très émouvantes et pleines de bonheur, une première échographie remplie de promesses et surtout un bébé qui grandit parfaitement bien et qui rend notre vie tellement plus censée.
    Je découvre petit à petit ce qu’est le véritable bonheur et le vrai sens de la vie, et je dois dire que devenir maman est la plus belle école de vie, la plus belle opportunité de se bonifier et de devenir quelqu’un de responsable.
    Avec Théodore, on prend de plus en plus conscience chaque jour de ce qui nous attend, de ce rôle extraordinaire que nous réserve les prochaines années. C’est flippant certes, il m’arrive de me coucher et de me réveiller en sursaut en me demandant comment je vais gérer à la naissance, si nous sommes au bon endroit pour élever un enfant, si je serai une maman stable. Mais on a également hâte de vivre tous ces moments de bonheur qu’offre cette nouvelle vie, hâte de donner tout cet amour qui grandit en nous, de câliner, de pouponner.

    Enfin bref, la vie est pleine de surprise et j’ai décidé de lui faire confiance, totalement. 
    Alors je savoure chaque jour de cette grossesse et j’essaie d’appréhender au mieux les prochains  mois. 

    Sur ce les loulous, je vous souhaite une belle journée et je vous dis à très vite pour un article du troisième mois qui vous le verrez s’annonce plus doux et plus serein 😉

    Je vous embrasse
    Romane et le petit haricot ღ 

     

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