• mon Parcours bien-être et psychologique

    Depuis la création de mon blog, vous avez pu lire des articles sur mon histoire avec le sport et sur mon parcours alimentaire et donc en savoir plus sur le chemin que j’ai parcouru. Alors comme le sport, l’alimentation mais aussi le bien-être intérieur sont mes 3 principaux alliés et piliers  sur le blog et dans ma vie de tous les jours,  j’ai pensé intéressant de retracer mon évolution psychologique et intérieure.

    Cela n’en intéressera peut être qu’une minorité,  je le comprends,  mais pour moi c’est important de parler de ce qu’il y a au fond, ce qui est réellement signe de bonheur et d’épanouissement ou non. Car vous pouvez être la personne la plus rigoureuse dans votre pratique sportive et/ou la personne la plus remarquable au niveau de votre alimentation, si vous n’avez pas cette paix intérieure et ce bien être psychologique vous serez bancal …. Il y a l’extérieur et il y a l’intérieur. Et l’un comme l’autre se travaille.

    Alors cela peut paraître tabou comme sujet d’article mais je vais quand même parler de ma guérison intérieure et de toutes ces petites choses qui m’ont faites avancer et évoluer.
    Qui sait ? L’expérience des uns permet parfois la réussite des autres 🙂 

    Alors ne vous en faites pas, je ne vais pas vous faire un récit de mon état psychologique depuis mes 2 ans jusqu’aujourd’hui ! Je vais « simplement »  retracer les grandes lignes et toutes ces étapes qui ont changées ma façon de vivre, d’aimer et d’envisager ma vie au cours des dernières années.

    Des fragilités depuis toujours

    Contrairement à mon histoire avec l’alimentation que vous pouvez retrouver ici, j’ai toujours eu des lacunes et des difficultés sur le plan psychologique. Je suis de nature très fragile, hypersensible il n’y a aucun doute, et surtout très compliquée dans les relations aux autres et avec moi-même. Etant plus jeune un rien me faisait pleurer, les contrariétés me retournaient le cerveau, je ne supportais pas grand chose et j’avais de mal à vivre en groupe. Les bruits, le désordre, la désorganisation, la fatigue et j’en passe, étaient de vraies bêtes noires qui pouvaient me faire littéralement péter les plombs. Les crises d’hystéries et de panique je connaissais …
    Alors certes j’ai un bon caractère, bien trempé, mais cela n’a rien à voir. Car on peut-être quelqu’un au fort tempérament mais se gérer, contrôler ses émotions et prendre sur soi. Pour moi, cela fut longtemps impossible ou tout du moins très, très difficile. Concilier mes fragilités et mon gros caractère s’avérait chose impossible.

    J’ai donc trainé ces casseroles sur lesquelles étaient écrit en GROS « mauvais caractère, fragile, hystérique, colérique » pendant de nombreuses années, me faisant passer pour une petite fille puis jeune femme incontrôlable et insupportable en communauté. Je n’étais pas capricieuse, je n’ai jamais été pourrie gâtée ou sale gosse, mais j’avais un gros problème avec mes émotions. Une fois là, en moi, elles ne pouvaient pas juste exister et repartir comme elles étaient arrivées.
    Ho que non, cela aurait été bien trop facile! 
    Non, j’étais (et suis encore de temps à autres) obligée de les évacuer d’une manière ou d’une autre. Elles m’envahissaient, me faisaient mal et étaient bien trop puissantes pour rester en moi et simplement me faire vivre comme quelqu’un de « normal ».
    Alors clairement j’ai subit ma jeunesse, je n’en garde presque que des souvenirs de mal-être, un mal intérieur à cause duquel je me sentais très différente des autres. Trop sensible pour vivre avec les autres, trop impulsive et émotive pour supporter les contraintes de la vie, trop sensible pour avoir le même rythme que la plupart de mes amis. J’étais à part et cette solitude psychologique et physique reflétait ma différence.

    Aussi, au milieu d’une fratrie de 4 garçons et d’une petite soeur, j’ai eu du mal à me positionner. J’avais le poids d’être LA fille attendue, d’être quelqu’un de doux au sein de ces vifs garçons, d’être celle sur qui on comptait. Alors que j’étais forte en caractère, absolument pas douce et encore moins facile et épanouie …. « un vrai loupé » m’a répété ma conscience durant de nombreuses années. Et les disputes violentes venaient alourdir ce poids psychologique.
    Alors souvent j’ai pensé qe je n’avais pas ma place dans ce monde et cette famille, que je ne pourrais jamais être heureuse ainsi et que la vie ne valait pas le coupe d’être vécue avec de telles fragilités. Je me sentais tellement martyrisée par mon intérieur. Je n’en pouvais plus de sentir que mon entourage avait peur de moi, que je parte en vrille à chaque émotion trop forte, d’être toujours à l’écart des gens de mon âge car incernable… C’était trop dur, trop douloureux.

    Alors au collège, devant mon mal si puissant et mes déprimes du soir à répétition, nous avons décidé ma Maman et moi-même de m’envoyer en pension pour m’échapper de ce cadre de vie qui m’oppressait. Elle avait eu raison. Car là-bas, avec de nouvelles personnes qui ne me connaissaient pas, j’ai pu repartir de 0 et tenter de me forger un autre caractère, ou tout du moins le calmer. Au milieu de jeunes filles uniquement, j’ai appris à devoir les supporter, à ne pas pouvoir sortir de mes gonds quotidiennement, à me faire plus petite, à vivre comme une jeune fille de 15 ans tout simplement et m’amuser sans me ronger le cerveau. Il y a eu des conflits, des difficultés et des pleurs incontrôlés, mais aussi beaucoup de légèreté et d’amusement. Je me suis sentie 3 ans durant NORMALE.
    J’ai réellement réussi à apaiser mon caractère et mes fragilités pour laisser place à une sorte de paix intérieure. Alors bien sûr je n’avais fais aucun travail sur moi-même alors rien de concret, mais là-bas, école très religieuse et catholique, j’ai été obligée de prier, d’avoir des moments de méditation très paisibles, d’être moins perturbée. Certes cela ne parlera pas à chacun d’entre vous et je reviendrai sur ce point « spirituel » mais je le sais et j’en suis convaincue, un apaisement intérieur se fait grâce à une certaine sorte de spiritualité. Dieu ou pas Dieu, la spiritualité permet vraiment de changer et de se remettre en question.

    Mais en terminale vous le savez, retour à la case départ c’est-à-dire Dijon. Et là, une nouvelle chute et un mal-être plus profond encore : mon anorexie. Elle a schématisé très précisément toute ces difficultés et ces fragilités que je subissais depuis si longtemps déjà. Et finalement aujourd’hui je ne remercierai jamais assez cette vie de m’avoir offert, oui offert, l’anorexie, car sans elle je n’aurais peut-être jamais appuyé si fort sur mes fragilités et travaillé sur mon intérieur.
    Pendant mes années de maladie, mes émotions étaient les seules a vivre. C’est elles qui rythmaient mon quotidien finalement. Peine, colère, sentiment de différence, échec, peur, stress, irritabilité, sensibilité, … elles étaient toutes encore plus fortes et violentes.
    Je n’ai donc pas eu d’autres choix que de les traiter tant elles me bousillaient et empiétaient sur le vie de mon entourage aussi. J’ai voulu apprendre à savoir d’où elles venaient, pourquoi j’étais malade, comment gérer cette différence.

    Et sans compter sur la rencontre avec Théo, qui m’a vraiment montré à quel point il fallait que, pour Lui, pour moi et surtout pour Nous, je règle tout cela. Si je voulais que notre couple tienne je ne pouvais pas rester dans un mal-être si flagrant. 

    Alors non, je n’ai pas répondu rapidement et évidemment à toutes ces questions.
    Absolument pas.
    J’ai connu après l’anorexie la dépression et la sensation la plus totale d’être paumée. Une tempête d’angoisses et d’émotions.
    Il m’a fallut attendre 6 mois au moins après avoir quitté Dijon pour pouvoir entreprendre des démarches de guérison intérieure. Non sans mal mais avec l’envie de changer définitivement.
    La première fois que j’ai consulté un professionnel du « mental » autre qu’un psychologue ou psychiatre, c’était à Paris en 2014 alors que j’étais en dépression après avoir tout plaqué. Ma famille, ma ville, mes études. J’étais paumée. Complètement larguée et démunie. Et c’est une auriculo-thérapeuthe que je suis allée voir. Non non je n’avais pas de problème d’audition, tout allait bien de ce côté là !
    Cette médecin agissait en me perçant littéralement des tout petits clous en métal dans différentes parties des oreilles. Chaque partie représente une zone physique ou mentale de notre corps. Et c’est en stimulant ces zones grâce aux petits clous, que certains problèmes physiques ou psychiques peuvent s’améliorer. C’est donc le même concept et principe que l’acuponcture. Mais ici, une fois le mal soigné, les clous tombent. Un à un, et à leur rythme. Donc autant vous dire que j’ai eu une allure de punk durant près de 3 semaines !
    Bon je n’ai pas non plus été transformée, mais cette femme m’a fait prendre conscience de certains maux qui étaient plus que profond chez moi et que je ne soupçonnais pas assez, et de ma si grande sensibilité. Cet aspect l’a frappé. Car j’étais en dépression non pas à cause de la situation qui était néanmoins très compliquée au niveau familial, mais à cause de ce mal-être qui me rongeait depuis toujours. Ce fut un de mes premiers déclics.

    A cette période je ne connaissais rien de tout ce que le bien-être inspire, je n’avais en tête que des moyens assez superficiels pour atteindre le bonheur. Donc clairement aucun moyen ….

    Comment j’ai eu envie de changer mon coeur ? 

    J’ai eu envie de tout reprendre et de réellement guérir de ce mal-être en octobre 2014. Oui, oui exactement en même temps que la reprise du sport. Après plusieurs mois à osciller entre prise de poids, consommation d’alcool excessive, dépression et solitude dans une Normandie que je ne connaissais pas, j’ai décidé presque du jour au lendemain de me reprendre en main et de m’affronter à ce qu’il y a de plus important : mon intérieur.
    Je me suis inscrite sur Instagram, qui était encore un réseau de total partage et non une affiche publicitaire et de sponsors en tous genres, j’ai trouvé des comptes plus motivants les uns que les autres où de jeunes femmes affichaient leur parcours, leurs transformations physiques mais aussi mentales, j’ai aussi découvert pleins d’astuces diététiques et de super petites recettes pour se nourrir plus sainement sans s’affamer, des conseils de sport aussi. Bref une vraie source d’inspiration et de motivation en cette remise en forme des plus importantes pour moi.
    Je me suis également inscrite en salle de sport et j’ai retrouvé tout doucement ces sensations qui me vidaient la tête et qui me redonnaient le sourire. En parallèle et grâce aux  réseau sociaux je me suis informée et j’ai commencé le BBG. J’ai entamé la reconstruction de ce corps qui était laissé à l’abandon depuis si longtemps, et rien que cela m’a redonné l’envie de vivre.
    Et puis je me suis concentrée sur cette filière de diététique que j’avais choisis, certes un petit peu à la va vite, mais qui m’a occupé l’esprit et permis de me projeter dans l’avenir.

    Oui  c’est bien beau le sport et la bouffe mais ton mental dans tout ça ? He bien si justement, toutes ces petites choses que je réintégrais dans ma vie, mises bout à bout, m’ont donné l’envie de prendre soin de moi et donc de ma santé. En m’intéressant à toutes ces manières de se sentir bien j’ai inévitablement touché à mon intérieur en poussant plus loin que le seul bien-être physique.
    Car une fois mes kilos post-anorexie perdus et la pratique sportive régulière, j’ai bien senti qu’il y avait quelque chose d’autre, de plus profond à guérir, auquel il fallait s’attaquer. Et il y avait du boulot.

    Anorexie, enfance chaotique, famille éclatée, vices sexuels, sentiment de différence profond, … il fallait que mon esprit se libère à jamais et que je guérisse ces plaies. Je ne pouvais plus, sous prétexte d’avoir vécu des choses très difficiles, péter les plombs et m’emporter à la moindre fragilité. Pire encore espérer en finir avec cette « vie de merde » comme je l’appelais si souvent. Et puis ces nouvelles personnes que j’avais dans ma vie n’avais pas non plus à en pâtir, pour elles je devait changer. J’avais une envie profonde de faire rejaillir la Romane que je connaissais différente : pétillante, drôle, créative et surtout pleine de capacité.

    J’ai donc doucement travaillé sur tout cela.
    Comment ? En faisant essentiellement des activités que j’aimais et en touchant à de nouvelles choses telles que la cuisine saine, la création de décoration, la course à pied, organiser des apéro faits maison, lire des bouquins sur bien-être et le développement personnel, passer des journées à m’occuper de moi, de notre chez-nous … Aussi j’ai commencé à m’intéresser à mon style vestimentaire. Car je n’avais jamais eu l’occasion de prendre soin de mon look et mes habits étaient tous plus déprimants et sans styles les uns que les autres. Et ça m’a fait un bien fou. Non cela n’était pas superficiel comme je l’avais entendu de la bouche de mes parents depuis toujours, je prenais tout simplement soin de mon apparence et donc de ce que je voulais refléter de moi.

    Bref, je me suis complètement découverte ! Je commençais à voir une nouvelle Romane, que pour le coup, je ne connaissais absolument pas. Finalement Je n’avais jamais eu l’occasion de me révéler et d’essayer de m’exprimer aux travers de toutes ces petites choses. J’ai donc tâter, j’ai essayé différents styles, je me suis coupé les cheveux, j’ai acheté de nouveaux habits, je me suis découvert un sport passion et l’envie de vivre sainement au quotidien. Une vraie renaissance!

    Il y a eu bien sûr des moments plus compliqués où je me perdais un petit peu, tous ces changements me faisais peur et j’allais vers l’inconnu. Personne ne m’avait jamais parlé réellement de cette recherche intérieure de paix et de vérité. Donc il me fallait avancer souvent seule, et c’est là que certains professionnels m’ont apporté du réconfort et du courage.

    Quelques professionnels sur ma route 

    Mais pas de consultation chez un professionnel ? Si mais involontairement et avec des professionnels un petit peu différents (comme moi!). Les psy j’en avais ma claque, aucun d’entre eux n’avais jamais réussi à me sortir de mon pétrin et à dire les mots qu’il fallait dire. Je n’avais pas envie de m’en remettre un fois de plus à eux et de perdre mon temps. Et puis comme je vous l’avais dis dans mon article sur l’anorexie : la solution est en nous ! Et la motivation pour aller rechercher cette solution je l’avais, alors il n’y avait plus qu’à! 
    On peut demander de l’aide à un professionnel lorsque l’on a cette rage de s’en sortir, mais lui ne fera pas ce travail de volonté à votre place. J’ai d’ailleurs très vite ressenti les bienfaits de cette vie plus équilibrée et plus censée que je menais depuis maintenant quelques mois. J’avais retrouvé ma forme physique, découvert mon nouveau style et surtout j’avais plein de projets. Pas forcément réalisables ou immédiats mais ils me donnaient envie de pousser plus loin ma guérison.

    Puis j’ai rencontré quelqu’un de merveilleux sur ma route, mon « Marabout ». Oui, oui un marabout!
    Et c’est là qu’intervient le chapitre spiritualité. Il faut savoir que je viens d’une famille catholique et pieuse comme on les aime et que j’ai toujours baigné dans une routine messe-cathéchisme-règles religieuses et tout le tintouin. Sauf que là, depuis 1 an et demi que j’avais quitté Dijon, ma pratique religieuse avait considérablement pris un autre tournant. Plus de messes le dimanche, plus de leçons de vie sur mon comportement pas très catholique selon certains et surtout plus ces jugements et catégorisations des genres. Je n’en avait ni l’envie non le besoin, et durant cette période j’ai pris mes distances avec l’Eglise sans la rejeter pour autant. J’ai réfléchis sur tout cela. Sur ce qu’il était bon de garder et ce qu’il fallait que je mette de côté. Cette religion ne me semblait plus me convenir, je n’arrivais plus à m’y sentir bien et à en tirer du positif et du concret.
    Alors je suis allée voir ce Gourou, sans vraiment savoir à quoi m’attendre, et cela fait maintenant près de 3 ans qu’avec mon mari nous allons le voir pour faire des check-up. Nous y sommes tout d’abord allés pour des problèmes physiques (entorse, mal de dos, problèmes de ventre, …) puis en discutant avec lui, j’ai ressenti que son don pourrait me permettre aussi de me libérer de tensions et de mauvaises énergies. Il m’avait déjà cernée depuis longtemps lui.
    On y croit on y croit pas, c’est l’avis de chacun, mais dans mon cas je suis totalement confiante et je sais que cet homme est totalement bienveillant et compétent. Il m’a permis de débloquer des choses enfouies, d’apprendre à lâcher, à apaiser mon coeur. Aujourd’hui encore et à distance il sait lorsque je vais bien ou non, il sait me dire les mots que j’attends pour me redonner la pêche et surtout il connait mon âme et sait donc comment s’y prendre avec moi. Et Dieu sait pourtant comme c’est compliqué ! 

    J’ai également consulté une Kinésiothérapeuthe durant l’année de notre mariage. Cette femme fut une très belle rencontre et m’a beaucoup aidée. Elle travaille sur des réflexes innés ou acquis qui peuvent être déréglés suivant nos parcours et les événements de notre vie. C’est un petit peu comme remettre en ordre un vaisselier où tout est tombé, il y a des pièces à jeter et d’autres à ranger correctement. On a donc travaillé sur une dizaine de séances, j’ai eu des exercices de relaxation à faire à la maison, et j’ai fais un très gros travail de détachement vi à vis d’une personne de mon entourage, qui m’a totalement libérée et apaisée. J’en vois encore aujourd’hui les nombreux effets.

    Et puis enfin j’ai rencontré une femme géniale à Nantes, à qui ma maman avait déjà eu à faire pour mon petit frère, qui est en quelques sortes une personne qui vous fait prendre conscience de qui vous êtes. Communément on pourrait parler de psychologue d’orientation. Mais pour moi c’était tout autre, car l’orientation était loin d’être ma première préoccupation. Durant 5 heures j’ai échangé avec elle et en trio avec ma maman la première heure. Beaucoup de choses ont été dites, avouées et libérées. Et je suis repartie de là avec une toute autre image de moi. Je passais de la nana paumée, difficile et éclopée à une femme extraordinaire, compétente et surtout « tout simplement » surdouée. J’ai pu comprendre le fond de cette toile que j’avais essayé de maquiller et de cacher. Alors j’ai lu un livre qui m’a réconcilié avec mon hypersensibilité et mon sentiment de différence : « Trop intelligent pour être heureux ». Pour ceux que cela intéresse il est top.

    J’ai donc passé une année entière à évoluer très largement sur tout ces plans là, il y a réellement eu un avant et un après. Même familièrement j’ai ressenti le changement et qu’il y avait bien plus de fluidité dans mes rapport aux autres et vraiment moins de négativité. Je n’ai pourtant pas fait de grande thérapie à cette époque, mais tout simplement appris à me regarder telle que je suis, sans façade et ensuite adapté ma vie à ce que je suis. Alors oui, j’ai eu du mal à accepter d’être quelqu’un de différent, de moins sociable, de plus originale que le majorité, mais j’ai tenté d’en faire une force et de me développer à MON échelle. Sans me comparer et m’identifier. Et ce travail dure encore aujourd’hui bien sûr.

    L’après mariage, des mois qui m’ont brisée 

    Et puis après des mois de préparation de mariage et un été magique, grosse claque de la Vie. J’ai vécu durant quelques mois après notre mariage des événements douloureux et assez violents pour quelqu’un de fragile et sensible comme moi. Des conflits familiaux, une première grosse dispute et cassure avec ma maman, de grosses claques sur le plan amical, des difficultés professionnelles et matérielles à gérer, des doutes sur la direction que je prenais, …
    Nous avons dû déménager en 2/2 et faire face à des conflits qui ont fait l’effet d’un coup de massue en très peu de temps.
    J’ai cru faire un énorme pas en arrière et vivre un réel cauchemar émotionnel. Je me suis sentie totalement larguée et démunie, comme si je repartais de 0. Mais finalement, ce fut une très belle occasion de me dire «Ma grande, c’est un très bon test pour te montrer de quoi tu es capable et que tout ce que tu as appris ces derniers mois n’est pas inutile.»
    Et en effet, moi qui croyais avoir fais le plus gros jusqu’ici, j’ai du me remettre en question, repartir dans un travail personnel et une reconstruction et surtout faire avec les moyens du bord. Ces ruptures que j’ai expérimentées m’ont vraiment permises de refaire un « check-up » de mon fort intérieur, sur qui j’étais et ce qu’il fallait que je change encore en moi. C’est long, parfois désespérant, mais la roue tourne forcément.

    Si je peux aujourd’hui dire quelque chose c’est que rien n’est jamais acquis et que le travail que nous devons (tous) faire sur nous-même n’est jamais terminé, la route vers la meilleure version de nous même c’est notre Vie toute entière.

    Alors j’ai décidé de remonter cette nouvelle pente, de comprendre que je n’étais pas encore vraiment stable en me concentrant sur tout ce qu’il y avait au plus profond de moi. Etant donné que nous venions de déménager a la campagne, ma hantise, je n’avais d’autres choix que de me reconcentrer sur moi. Rien n’était plus attractif autour. Et c’est à ce moment là qu’on choisit de fuir ou de s’affronter. Je me suis affrontée et ça a fait mal, certes, mais j’ai pu continuer d’avancer.
    C’est finalement cela le bien-être : être en phase et en vérité avec soi-même. Ce n’est pas vivre ici ou ailleurs, ne jamais être moins bien ou dans une vie idéale. On peut ressentir du chagrin, du doute, des déceptions ou être morose, mais pas se mentir et faire semblant. Le tout est de regarder le fond de son âme avec bienveillance et savoir dire « je sais qui je suis et ce que je souhaite pour mon bonheur ». Cela prend du temps, on peut tomber, se louper, avoir mal, mais pas renoncer!
    Et j’ai dû évolué en me disant « le bonheur n’est pas quelqu’un ni quelque part mais bien en moi ». Et c’est encore quelque chose qui résonne en moi lorsque je vois l’herbe plus verte ailleurs.

    Mes dernières évolutions 

    Je me suis donc aidée du sport en me lançant ce défi fou du semi-marathon, pour moi qui déteste la foule et les manifestations collectives, je me suis inspirée de bouquins qui m’ont beaucoup apaisée, de ma passion pour la photographie culinaire, et puis je me suis lancée sur ce blog qui me fait un bien fou. Et parfois des petits week-end ressourçants avec mon mari pour aller prendre l’air et revenir plus zen et plus positifs.
    Toutes ces petites choses anodines mises bout à bout me montre combien j’ai évolué et combien j’ai réussi à surmonter mes peurs et mes fragilités. Je passe de quelqu’un de très négative et déprimée à quelqu’un qui se connaît mieux et qui compose avec, qui crée sa propre vie. Je suis encore bien loin de ce que je me souhaite, mais j’ai largement amorcé la reconstruction de ma vie et je suis actuellement au seuil d’un nouveau pas en avant que je me souhaite plus que tout.

    Mais je le sais: je peux très rapidement être déprimée et angoissée, les claques de la vie peuvent me faire rapidement basculer, seulement je les appréhende différemment au fil du temps et de mieux en mieux. Et j’apprends ne plus attendre d’être au plus mal pour réagir. Le matin si je me lève déprimée ou avec le coeur rempli d’angoisses et de doutes, je me fixe comme objectifs de faire de chaque chose positive un moyen d’aller mieux. Tendez les bras aux opportunités d’évoluer et d’entre meilleure.

    Ce que je peux vous dire de tout cela, c’est que l’on part tous avec un bagage différent : caractère, contexte familial, physique, composantes émotionnelles, sensibilité, … Mais ce qui est important c’est de savoir se regarder en face et pointer ce qui nous empêche d’avancer ou ce qui fait mal. A nous ou aux autres. Et trouver des astuces et aides pour travailler sur chacune de ses lacunes et fragilité pour devenir meilleur.
    Personne n’est épargné mais certains comme moi partent avec un bagage peut-être plus complexe ou plus long à décoder. Mais nous avons toute une vie pour apprendre à se connaître et surtout pour faire la rencontre du Bonheur. Bonheur qui n’est absolument pas réservé qu’aux personnes moins fragiles.

    Longtemps j’ai jalousé mon frère aîné pour qui, tout semblait réussir. Il a toujours été au top, beau garçon, bien moins brisé que moi, facile à vivre, de bons copains, des études qu’il à mené haut la main et avec une passion dévorante. Aujourd’hui il est bientôt chirurgien, marié à une femme extra, médecin aussi, et ils sont parents d’une superbe petite Louise qui fait le bonheur de toute notre famille. Mais avec tout le recul que j’ai pris j’ai réalisé que les difficultés de chacun ne sont pas forcément placées aux mêmes endroits et que nos réactions face à elles pas non plus égales. Alors ne bavez pas devant la vie à priori parfaite de votre meilleur ami ou de votre frère, mais faites en une envie dévorante de réussir aussi, mais à VOTRE échelle!

    En bref, aujourd’hui je suis encore en route vers mon Bonheur et ma paix intérieure. J’ai encore beaucoup de chemin à faire pour me sentir réellement bien et paisible, mais je ne renonce pas, et pour mon enfant je mettrai même les bouchées doubles! Je le sais je suis fragile mais pas faible, ho que non! Et cette Romane qui est encore un petit peu cachée en moi, je me fais la promesse de la faire vivre à 200% très prochainement 😉  

    Mes objectifs intérieurs pour les prochains mois 

    J’aime me fixer une ligne de vie et rêver, et comme je suis tel un livre ouvert je vais vous livrer mes prochaines perspectives d’évolutions !

    Je souhaite de tout coeur apaiser mon tempérament de feu qui me fait partir au quart de tour lorsque quelque chose me contrarie. Je le sais je suis très franche et sans filtres, mais je souhaite vraiment temporiser mes paroles et mes montées en pression parfois trop rapides!
    Alors le yoga et d’autres techniques encore plus profondes et spirituelles me permettront peut-être de m’apaiser.

    Aussi pour mon bébé et ma famille, je voudrais apprendre à faire de mon stress quelque chose de positif et d’entrainant. Du stress entrainant ? He bien oui! On se fatigue bien à retourner 20 fois les mêmes questions dans notre têtes, alors pourquoi ne pas plutôt s’attarder à chercher 20 solutions à ce problèmes. Que ce stress ne me paralyse plus mais qu’il me donne la gniac pour me lancer!

    Enfin je voudrais petit à petit commencer à réfléchir à des projets de vie, professionnels et familiaux, qui me fasse avancer et me dévoiler encore plus. Je le sais, je suis capable et a présent plus posée, alors si je veux m’éclater dans ma vie il me faut affronter mes peurs. Car aujourd’hui plus que jamais j’ai l’envie de croquer la vie à pleine dents et de savourer ma Vie.

    J’espère ne pas vous avoir endormis avec mon récit, j’ai du mal à être concise tant il y a de choses à dire. Et malgré cela je sais que je n’ai pas parlé aussi ben que mon coeur le ferait. 
    Mais j’ai été transparente et vraie quant à mon parcours, alors je vous souhaite à vous aussi de trouver le chemin du vrai Bonheur, n’abandonnez jamais !
    Nous sommes tous de très belles personnes ツ

    Romane ♡

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    5 Commentaires

    1. Lucie
      12 février 2018 / 15 h 25 min

      Super article qui redonne pêche, motivation et qui montre ton parcours semé d’embûches, mais qui montre que l’on peut y arriver ! Je te souhaite plein d’amour, de joie et de bonheur en tout cas avec bébé qui arrive !

    2. Julie
      13 février 2018 / 14 h 44 min

      Ne laissez pas la vie changer vos objectifs car vos objectifs peuvent changer votre vie !

      Tu es plus que sur la bonne voix et ce petit haricot peut être fier de sa maman <3

    3. Sarah
      17 juillet 2018 / 16 h 46 min

      Comme je me retrouve dans cet article ! Mise à part l’anorexie (que j’aurais pu remplacer par des problèmes de poids depuis la pré-adolescence), j’aurais tout à fait pu écrire les mêmes choses que toi.
      Aujourd’hui je ne suis pas encore aussi apaisée que tu peux l’être mais te lire m’a mis beaucoup de baume au coeur et donné du pep’s et une belle motivation pour y arriver aussi 😊

    4. 17 septembre 2018 / 18 h 22 min

      Je me retrouve dans tes mots ! merci 🙂 Je te souhaite que tes projets aboutissent et d’en avoir encore 1000 à venir ! ♡

      • admin
        Auteur
        29 octobre 2018 / 11 h 41 min

        Mille merci !

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