• mon septième mois de grossesse

    Comme chaque mois, un petit récap’ s’impose pour vous parler en toute transparence de l’avancée de ma grossesse, des petits maux, ressentis et bonheurs que ce mois m’aura apporté !

    Ce mois-ci, vous allez voir que le récit sera réellement différent, plus profond et plus axé sur le côté psychologie et émotionnel. Car tout simplement, je me suis sentie déstabilisée, chamboulée dans mes ressentis, moins à l’aise et que les choses ont donc été plus compliquées à gérer. Pendant quelques semaines il a fallut que je fasse preuve de beaucoup de lâcher prise et que je travaille sur moi-même pour vivre ma grossesse du mieux possible.
    Sacré mois, ce mois de mai!

    Dès le début de ce septième mois, j’ai ressenti une belle baisse de moral, un flot de tristesse et l’envie de rien. Il n’y a pas eu d’événement particulier, pas de mauvaise nouvelle ou de coup dur précis. Juste une montée assez violente de peurs, inconscientes et profondes et sûrement aussi un petit peu de déprime liée à tout ce que je fait remonter ces derniers temps en thérapie. Bien sûr pas toute la journée, essentiellement le soir, le reste du temps je me suis blindée pour rester un minimum bien.

    Tout d’abord le faite d’être inactive m’a donné l’impression d’être nulle, inutile, non « rentable » pour le foyer, et surtout j’étais incapable de faire quoique ce soit. Depuis mon arrêt j’avais réussi à masquer cette inactivité derrière plein de tâches et de petites choses à faire, mais là durant le septième mois, les occupations devenaient plus rares et l’ennui s’est fait bien plus présent.
    Sentir que l’on a pas de responsabilités, pas de tâches importantes à effectuer c’est dur, c’est rabaissant.

    Ajoutez à cela la solitude et vous aurez le combo parfait pour un « kit déprime intégral »! Cette solitude a clairement contribué à cette petite déprime passagère, c’est sûr. Alors oui je suis un cas à part il faut le dire : en général les jeunes femmes de mon âge vivent en ville, entourées d’amis, et peuvent donc plus facilement se confier, passer des moments conviviaux, se sentent moins seule. Moi je vis à la campagne. C’est notre choix. Mes amies et ma famille ne sont pas ici et je suis donc obligée d’accepter cette solitude. Alors j’ai passé des heures à m’en vouloir d’habiter ici, de vivre de cette manière, de ne pas pouvoir partager ma grossesse avec mes proches. Et puis à la fin de mon septième mois, j’ai compris que pour mon bien, pour ma démarche personnelle il était préférable d’être ici à la campagne et de passer par cette étape là.

    Ce qui m’a également minée fut l’annulation imprévue de notre voyage à Santorin, prévu en début de mois. Voyage dont on rêvait plus que tout, tant pour se retrouver tous les deux que pour profiter du soleil dans un cadre idyllique et privilégié. J’ai fait au mieux pour relativiser, mais dur dur mine de rien. J’en avais follement envie de ces vacances, on les méritait tant.

    Toutes ces peurs, ces élans de tristesse et ces doutes ont été vraiment chamboulants. Parce que j’ai réellement paniqué, je me suis demandé ce qu’il se passait et pourquoi je n’étais plus heureuse comme avant, plus épanouie de cette grossesse. J’ai eu peur que la dépression revienne comme quelques années en arrière … . Mais en faite, le mal était bien plus profond. Je ne l’ai compris qu’à la fin du mois après avoir beaucoup réfléchis, essayé d’accepter toutes ces émotions et fait mon maximum pour profiter de chaque instant avec mon bébé au sein de moi.

    Je vous livre cela comme si tout avait été fluide et simple à vivre, comprendre et travailler. Mais non, cela fut réellement chamboulant et culpabilisant. Parce qu’on s’en veut d’être mal alors qu’un bébé grandit et vit en nous, on s’en veut d’être triste et déprimée alors qu’on a la chance de devenir maman et de vivre ce cadeau de la vie, on s’en veut de ne pas profiter de chaque instant et de savourer sa grossesse comme beaucoup le font.
    C’est un vrai conflit entre nos émotions et ce que l’on vit. 

    J’ai eu l’occasion d’en parler avec la personne qui m’accompagne en ce moment et de vider mon sac, de défaire la démarche d’avancer et de remonter la pente. Pour moi, pour Babychou, pour mon mari. Pas question de s’enterrer dans cet état d’esprit !!

    • J’ai dû apprendre à accueillir chacune de ses émotions. Ne pas chercher à les comprendre, juste les laisser venir et repartir, ne pas s’en vouloir aussi. Il m’a aussi expliqué que cette inactivité et cette solitude étaient les meilleurs moyens pour que j’avance et que je fasse face à mes peurs et donc à moi-même. Pour que je devienne une Maman solide et vraie. 
    • J’ai dû (très difficilement) apprendre à me détendre, à ne rien faire, profiter du repos et du calme de la campagne, savourer la solitude et cette rencontre avec moi-même. Chaque jour me lever en me répétant que si je ne produirai rien de la journée, je ne devais pas être déçue ou dépitée.
    • Enfin il m’a fallut apprécier ma propre compagnie et ne pas avoir peur de me retrouver seule, en face de mes peurs et de mon propre reflet. Et puis il a dit : « Tu n’es plus seule maintenant, il y a cette petite vie qui t’accompagne ». Vrai ! 

    Vous l’aurez compris, le volet émotion de ce mois-ci fut assez intense et particulier! J’ai fait face à une sorte de mini-dépression pré-natale, et je pense que malheureusement, beaucoup de futures maman comme moi ne sont pas du tout prévenues ni accompagnées face à ce chamboulement. On parle beaucoup de Baby-blues, de dépression post-natale, mais pas de ce mal être durant la grossesse.

    Ce mois-ci j’ai eu les 2ème, 3ème et 4ème cours de préparation à l’accouchement. Un sur la gestion de la douleur où mon mari m’a accompagnée, un sur l’accouchement en lui même et le dernier sur les suites de couche, l’allaitement et les soins pour Maman et bébé après l’accouchement.
    Mon projet de naissance étant celui d’accoucher sans péridurale, j’étais très heureuse que mon mari ai pu participer pour comprendre le mécanisme de la douleur et qu’il puisse me « coacher » au mieux le jour j! On a appris à souffler, se positionner de plein de manières différentes et tester des massages qui soulagent durant les contractions. Bon, on a bien rigolé aussi, ça promet pour le jour de la naissance! Je pense que le faite de ne pas être du tout angoissée ou dans l’anticipation de cette étape est un plus, et j’espère garder ce « Mood » pour l’arrivée de bébé !
    Le troisième cours s’est porté sur les étapes-même de l’accouchement. On a donc été informée sur le déclenchement, la péridurale et la césarienne, en espérant que tout cela reste iniquement théorique!
    Bébé si tu m’entends, je te demande de descendre le plus normalement possible d’ici 63 jours !
    Le quatrième et dernier cours était donc sur les suites de couches en général. On a parlé des soins du bébé, de la maman, et de l’allaitement. Ma sage-femme nous a montré les meilleures positions pour allaiter, les différentes étapes (premières tétées, montées de lait, baisse de lactation, …) et toutes les recommandations/conseils au sujet de notre appareil génital. Que de glamour ! 

    En ce mois de mai, j’ai eu le droit et la chance de faire 2 échographies non-officielles. Une de contrôle qui avait été planifiée suite à mes contractions fin avril et une pour le « fun », au cabinet de ma sage-femme, pour tester un appareil d’écho qu’elle souhaiterait louer.
    Et pour notre grand Bonheur tout semble aller pour le mieux, notre bébé grandit bien et pesait dernièrement 1,3kg. A priori nous n’auront pas un gros bébé mais plutôt fin et grand ! On avait dit « haricot » non ? 😉
    Un bébé farceur aussi, qui ne veut pas montrer sa bouille à ses parents, puisqu’il préfère faire des acrobaties et nous montrer son poing ou sa petite jambe de grenouille. Comme le dit ma sage femme « Il va falloir être coopérant pour le dernière écho du 3ème trimestre si on veut pouvoir avoir une belle photo ». Alors on fait du travail au corps pour que notre babychou soit sympa et nous fasse un beau sourire le 14 juin prochain!
    Enfin mon col ne s’est pas raccourci d’un poil, et je n’ai plus de contractions! Je peux donc bouger avec moins d’inquiétude et pouvoir reprendre certaines tâches de la vie quotidienne. C’est d’ailleurs quelque chose que je dose vraiment à mon ressenti. Peut-être avez vous déjà eu un bébé et senti quand cela pèse dans le bas du ventre et qu’il est temps de se poser, de ralentir ? Ce n’est que de l’écoute du corps je suis impressionnée de voir qu’on ressent parfaitement ce qui est bon ou non pour bébé.

    Physiquement je sens que je ne suis pas sur une grosse évolution, mon ventre ne prends pas plus d’ampleur pour le moment et semble rester semi-gros! Certes une mini évolution et des habits dans lesquels il ne sert plus à rien d’essayer de rentrer, mais pas plus de gênes que cela. Je pense que je serai comme ma Maman et que mon ventre grossira d’un coup à la fin. Attention donc, explosion à venir !
    Côté poids, pas d’évolution flagrante non plus, j’ai même perdu un petit peu en début de mois mais rien d’anormal puisque j’ai repris ensuite. Je fonds aussi en muscles alors il est normal que sur la balance cela se ressente. On est aujourd’hui sur un +7/7,5kg, sans me priver mais avec une faim moins importante. Je sens également que l’utérus remonte et comprime l’estomac, ce qui me donne parfois des nausées ou me coupe l’appétit. Mais je touche du bois : pour le moment pas de vomissemnts ni de reflux ! Incroyable !
    Le seul petit moins bien que j’ai constaté fut l’apparition flagrante de cellulite au niveau des cuisses et du postérieur. Malgré une alimentation saine et équilibrée et des soins pour l’éviter, mais il parait que ce mécanisme sert à faire des réserves pour ensuite nourrir bébé, alors pas de panique et on prend cela avec le sourire (oui oui !).

    Malgré une petite inquiétudes durant 2 jours devant le ralentissement voire l’absence de mouvements, bébé bouge à fond et a retrouvé son tonus. Pour le plus grand Bonheur de sa maman. Je ressens ses pied qui pousse sur le côté de mon ventre et ses fesses pointer de l’autre. Sa position est la même depuis quelques semaines déjà et il ne semble pas avoir bougé depuis. C’est à la fois magique et étrange de savoir qu’un « vrai » bébé, déjà bien formé et de taille conséquente habite en moi. Comme je vous l’avais dit, on ne réalise pas du tout et on est juste tout benêts devant la magie de la grossesse.
    Parmi les plus gros reconfort de ce septième mois il y a le Papa, qui est de pus en plus dans son rôle, et je crois que je suis tout aussi « gaga » devant lui qu’il l’est devant mon ventre. Pour la petite histoire, Théo est un homme qui n’exprime pas beaucoup ce qu’il ressent, il a son côté sauvage et masculin qui le rend parfois papa Ours. Oui mais l’autre jour, lorsque je suis allée a un rdv à Paris, Doudou m’a accompagnée et attendue. En sortant je l’appelle pour lui dire que c’est terminé, et je le vois revenir, un sac à la main. « Il a du allé s’acheter un sandwich chez Monoprix » ais-je pensé. Pas du tout, le futur Papa était allé offrir des affaires plus mignonnes les unes que les autres pour son bébé. Et je vous promets, c’était à croquer !! J’en avais des larmes aux yeux de le voir si attendri et impliqué dans ces petits achats. Tu seras un Papa merveilleux mon amour. 

    Enfin, nous commençons à nous préparer plus concrètement à l’arrivée de notre bébé en finalisant doucement mais sûrement les derniers préparatifs matériels. La chambre est fin prête, les habits de naissance/1 mois également, il ne reste plus qu’a préparer les valises pour la maternité. Je me réserve cette petite activité pour le début du mois prochain.
    J’ai aussi fini notre liste de naissance que j’ai créée sur le site « La liste de mes envies ». Un site ultra simple à utiliser et qui offre beaucoup de possibilités. Si cela vous intéresse de voir ce que j’ai pu mettre, pour vous donner des idées vous pouvez la consulter ici. Mais ayant déjà fait beaucoup des gros achats, elle n’est pas la plus significative. Nous attendons donc de voir quels cadeaux nos proches nous ferons, et ce qu’il restera à acheter de notre poche pour le jour j.
    J’ai également acheté les soins indispensables pour l’allaitement, des soutiens gorges d’allaitement et les derniers soins pour Bébé. Ainsi, il ne nous restera que du « plus » à acheter si on le souhaite et si on le peu financièrement. Comme de jolis langes, des jouets pour les premiers mois, des petites affaires en 3 et 6 mois, … Du confort donc !

    Maintenant j-65 ! La fin approche même si on ne réalise pas, et les beaux jours permettent de passer de bons moments en attendant, pour patienter gentiment. Je vais tout faire pour savourer les 2 derniers mois, profiter de mon mari tant que je ne suis que « future Maman« , prendre soin de moi et me prévoir certainement quelques soins, faire le plein de choses qui me font du bien. Je ne veux pas regretter, je ne veux pas regarder ma grossesse en ne me souvenant que de ce mois compliqué et chamboulant. Alors voilà le défi de ce huitième mois qui arrive : se faire plaisir, profiter et entretenir un bon moral !

    J’achève ici le récit de ce septième mois, plus que deux et tu seras là mon Bébé, ma crevette. En tous cas sachez que vos retours toujours plus encourageants et bienveillants sont de réels aides et réconforts pour moi.

    C’est juste incroyable de se sentir si bien entourée, même virtuellement !
    Je vous embrasse

    Romane et Babychou ♡

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    5 Commentaires

    1. Marie
      9 juin 2018 / 14 h 20 min

      Coucou

      Je crois que tu n’as pas partagé le bon lien de ta liste
      Lorsque l’on clique dessus on arrive sur le site mes envies mais pas sur ta liste

      Très bel article en tous cas

      • admin
        Auteur
        9 juin 2018 / 21 h 31 min

        Merci beaucoup ! J’ai fais la modification 😉

    2. Charlotte Quirin
      25 août 2018 / 16 h 41 min

      Whaou je me retrouve totalement dans le descriptif émotionnel du 7 eme mois. Habitant moi aussi a la campagne, étant depuis 1 mois et demi alitée je souffre énormément de la solitude, du fait de ne pas pouvoir faire grand chose à la maison, moi qui était toujours très active.

    3. Marie
      29 octobre 2018 / 9 h 42 min

      Encore un article que je me sens obligée de commenter…
      je me retrouve énormément en toi ; alors oui je ne vis pas à la campagne et j’ai donc cette chance d’être facilement entourée, mais je suis arrêtée depuis le 4ème mois de ma grossesse suite à des contractions trop présentes aussi tôt dans la grossesse et un emploi incompatible… nous n’avons pas encore préparé grand chose pour l’arrivée de bébé du coup ce mois-ci annonce enfin la possibilité de préparer entièrement sa chambre, et d’acheter pleins de jolies pièces à petit prix. Mais heureusement ! j’ai attendu ce moment là car les derniers mois ont vraiment été difficiles dans la longueur… tellement de questions surtout lors d’une première grossesse ! Tellement « rassurant » de ne pas se sentir « seule » dans ces moments pas du tout évidents.
      Au plaisir de continuer à lire tous tes petits articles,
      Marie

      • admin
        Auteur
        29 octobre 2018 / 11 h 25 min

        Oui la grossesse et surtout l’arrêt ne sont pas forcément évidents à gérer émotionnellement. Parler et trouver 2/3 personnes à qui se confier est vraiment super important !
        Plein décourage pour cette dernière ligne droite !
        Bisous ma belle

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