• Mes premiers pas de Maman

    Pendant près de 9 mois je me suis mise en chemin pour une nouvelle vie. Je me suis préparée du mieux que je le croyais, j’ai imaginé notre vie après la naissance de notre bébé, mes journées avec elle, notre routine, nos week-end en famille, mon Bonheur d’être Maman, d’avoir fondé une famille, ma fierté aussi.

    Pendant 9 mois j’ai clairement plané en me projettent dans mon rôle de Maman, pensant au plus profond de moi même que je ne rencontrerai d’autres difficultés que celle apportées par la fatigue. J’étais prête au fond de moi, sereine et très confiante aussi. J’avais même écris un billet d’humer que vous pourrez retrouver ici, où je partageai avec vous mon calme intérieur face à cette nouvelle vie qui arrivait à grand pas.

    Durant ma grossesse j’ai souvent eu à faire aux conseils et aux « mises en garde » de personnes qui me disaient combien ma vie allait changer. Ces personnes parlaient de grande fatigue, de la difficulté pour le couple de tenir, des soirées entières à essayer d’endormir le bébé, des épisodes de coliques, de la routine qui allait changer du tout au tout, des amis qui s’éloigneraient petit à petit, des restaurants qui répondraient aux abonnés absents, … Je les écoutaient mais n’y croyais pas vraiment.

    Car dans ma tête comme dans ma vie de tous les jours, je comptais bien tout contrôler et faire en sorte que rien ne m’échappe dans cette nouvelle vie de Maman. J’étais convaincue que tout pourrait être facile, qu’il n’était qu’une question d’organisation, que le reste suivrait facilement. Avec mon mari, on se répétait souvent qu’on ne comptait pas changer notre quotidien à l’arrivée de Chloé et qu’elle s’adapterait à nous. Qu’elle dormirait partout où on irait, qu’elle serait sociale et cool, qu’on ferait en sorte qu’elle ne pleure pas et que ce soit un enfant facile.

    Et puis ce merveilleux Mercredi 8 Août 2018, à 16h46 Chloé a poussé son premier cri et notre vie a pris tout son sens. Nous étions dans notre bulle de bonheur, heureux au plus haut point et mon coeur a explosé d’amour. Et ma Vie de Maman a pu commencer. Ma Vie a pris un virage à 180°.

    Je me suis très rapidement rendue compte que tout ce que j’avais imaginé pour cette naissance, pour cette maternité, que toute cette sérénité et cette confiance ressenties en fin de grossesse ne m’avaient pas vraiment préparé à ce qui allait suivre. Que ce soit ce chamboulement émotionnel, l’ouragan de bonheur et d’émotions trop intenses, les pleurs incontrôlables et incompréhensibles de la maman mais aussi du bébé, les nuits à essayer de l’endormit pour se reposer ne serait-ce qu’une heure, l’envie presque animale de garder rien que pour soi son bébé, les heures qu’on n’ose même plus compter à la bercer pour la soulager et l’apaiser, la difficulté de sortir à l’extérieur sans qu’elle hurle et qu’on passe pour des parents maltraitants, …. Ho que non je n’étais pas prête du tout contrairement à ce que je croyais au plus profond de moi.

    Une chose était sûre malgré tout cela : j’étais clairement faite pour être Maman. Car depuis le premier jour je n’ai jamais douté de mon rôle et de mon Amour pour elle, c’était si fort, si évident et si instinctif que je n’avais pas de doutes. Chloé est la plus belle chose que j’ai pu faire dans ma vie, celle aussi qui me rend la plus heureuse et qui me fait devenir moi-même de plus en plus.
    Lorsque je me réveille le matin je n’ai qu’une hâte, qu’elle se réveille à son tour, voir sa bouille et maintenant son sourire. Car même si les journées sont intenses et pas de tout repos, elles ont pris un sens si précieux. Me sentir Maman de cette merveille et tenir ce rôle me comblent de bonheur.
    Ce bébé je le voulais depuis si longtemps que devenir Maman fut comme une révélation, une libération. Je m’en suis dès le début occupée comme si cela était inscrit en moi. Je me souviens des auxiliaires puéricultrices qui me demandaient si j’avais d’autres enfants pour être si à l’aise et peu stressée. J’étais flattée c’est sûr, mais je n’avais pas de mérite tout se faisait si naturellement. J’étais surtout émerveillée de voir combien cette maternité était faite pour moi et à quel point elle me (re)donnait cette confiante que j’avais perdue depuis tant d’années. Avoir mon bébé contre moi, m’en occuper, la nourrir, la rassurer, … tout cela sommeillait en moi jusqu’à ce que je la rencontre finalement. Et aujourd’hui encore, malgré des journées rudes et l’épuisement, malgré mes doutes, mes pleurs et mes moments de ras-le-bol des dernières semaines, je sais qu’être Maman reste la chose la plus incroyable et la plus vraie qui me soit arrivée.

    Mais voilà, comme je l’annonçais subtilement en début d’article, la naissance de ma fille fut également un écroulement de tout ce que j’avais imaginé, anticipé, cru être capable de surmonter, de cette petite vie rose bonbon que je m’étais dessinée avec elle. Devenir Maman, avant de le vivre réellement, me semblait si facile et sans vraiment d’obstacles possibles. Je pensais sincèrement que je serait capable de tout porter et de tout accepter sans que mes fragilités ne s’en mêlent … Mais non, je n’ai pas été épargnée et malgré les nombreux petits bonheurs qui ont parsemés notre quotidien, j’ai vécu ces 3 premiers mois comme une réelle épreuve. Que ce soit émotionnellement, physiquement ou nerveusement.

    Je le sais parfaitement, je ne suis pas une exception ni dans la pire des situations. Je ne souhaite pas me plaindre mais plutôt partager avec vous, maman, futures maman ou jeunes femmes, ce que j’ai vécu et qui m’a semblé être insurmontable par moments, injuste par rapport à d’autres mamans, et qui m’a aussi beaucoup peinée en cette période de vie qui se voudrait être magnifique. Je n’étais pas préparée à tant de difficultés et il m’arrive d’en vouloir au monde entier de cacher cette facette si éprouvante de la maternité. 

    Tout a commencé autour du 21 Août. Nous avons vécu 10 premiers jours idylliques, avec un bébé apaisé, calme, qui tétait et grossissait très bien. Aucun soucis avec l’allaitement et j’étais très heureuse de pouvoir la nourrir si facilement, sans tous ces aléas que certaines mamans rencontrent malheureusement (crevasses, manque de lait, mastites, problèmes de freins, ..). J’étais submergée par cet amour pour elle et me suis révélée être une véritable Maman Lionne, prête à bondir pour protéger et apaiser son bébé. Magie de la maternité. On a pu présenter Chloé à ses grands-parents, à son parrain, sa tante et sa cousine, sa marraine aussi et quelques amis. Vraiment des premiers pas sans encombres et remplis d’émotions et d’amour pour elle.
    De mon côté j’ai eu la chance de retrouver très rapidement un corps convenable, sans kilos à perdre ni de vergetures à accepter. J’avais cette difficulté en moins c’est certain. Ma récupération fut très rapide que ce soit à ce niveau là comme un niveau gynécologique. Une grande chance et j’en suis consciente aujourd’hui encore.

    Puis Chloé a commencé à pleurer très souvent, avec cette impression qu’elle souffrait et de manière très intense.

    Chloé : un bébé qui pleure, qui souffre et qui a des besoins intenses 

    Les pleurs était la chose qui me terrifiait la plus avant même d’accoucher, car j’avais peur de ne pas pouvoir contrôler. Et j’avais raison car on ne contrôle rien. J’ai du faire face à cette incompréhension, à la panique d’une jeune Maman devant son bébé qui pleure beaucoup, aux doutes et à l’incapacité d’agir de manière vraiment ciblée et apaisée.

    J’étais totalement désemparée, perdue et me sentait très seule face à ce problème si nouveau et tellement déroutant. Théo avait repris le travail et j’étais donc seule à la maison avec Chloé, je n’avais pas le choix que de prendre sur moi et ne pas craquer. J’ai recherché partout sur internet la cause possible de ses pleurs, j’ai demandé conseils à ma maman, à ma belle-sœur. J’avais besoin qu’on me rassure, qu’on me réconforte dans ma nouvelle mission de maman.

    On a ensuite compris avec Théo le sens du mot : coliques. Ce mot qui m’avait tant fait rire et dont je m’étais clairement moquée durant ma grossesse. « Ouais bon ça va un bébé qui a mal au bidou ça se soigne surement et puis il finit bien par aller mieux! ». Là j’en comprenais tout le sens et surtout j’expérimentais la difficulté que c’était de soulager un tout petit bout de 15 jours/3 semaines qui souffre de coliques.

    Alors jusqu’à ses 1 mois et demi environ on a tout essayé : toutes les méthodes, tous les praticiens, tous les remèdes, toutes les positions pour la bercer, … Et en vérité, rien n’a vraiment marché. Ce qui était sûr en revanche, c’est que moi je déchantais totalement. Je me demandais pourquoi personne ne m’avait jamais évoqué cette phase si dure, si intense et si éprouvante des débuts ? Etais-je la seule maman à trouver cela si difficile ? Pourquoi ne parlait-on pas plus souvent de ces coliques infernales et apriori si répandues ?
    C’était tellement dur de ne pas pouvoir la soulager, de passer mon temps à redouter une crise de colique et de me retrouver face à elle en pleurs. Je ne supportais pas de la voir souffrir comme ça sans disposer d’un vrai remède efficace. Et puis qu’on se le dise : un bébé qui hurle plusieurs heures durant c’est une réelle torture, c’est épuisant et insupportable, d’autant plus lorsque c’est notre bébé, celui qu’on aime par dessus tout.
    Ce n’est pas horrible dans le sens « elle commence à m’emmerder !», non bien sûr que non, mais plutôt parce qu’on devient fou que le processus recommence perpétuellement, d’entendre son enfant pleurer de douleur les 3/4 de la journée et ne rien pouvoir faire de vraiment efficace. J’ai donc beaucoup pleuré en me demandant pourquoi mon bébé souffrait, pourquoi cela m’arrivait à moi, quoi faire, si c’était de ma faute, à cause de mon lait, de ma baisse de régime, de mon alimentation, … Au fond je m’y prenais peut-être mal ? J’avais sûrement loupé quelque chose ? On finit vraiment par douter de soi en permanence.

    Et puis il y a eu un tout autre genre de difficultés : se sentir coupable et souffrir du regard de l’entourage. Un bébé qui pleure, chacun l’interprète comme bon lui semble et y met son propre grain de sel. J’ai entendu de tout, ça m’a vexée, agacée et je m’en suis beaucoup voulue car ils disaient souvent que c’était à cause de mon lait, que je me nourrissais mal, qu’on aurait du faire comme ci ou comme ça, que Chloé était un bébé capricieux et compliqué, que ces pleurs étaient agaçants et qu’on devrait la faire taire, … .

    Avec du recul et pour le deuxième, je sais que je mettrai les choses au point dès le départ : je suis sa maman, nous sommes des parents jeunes mais lucides, et nous n’attendons que des conseils ou remarques positifs, qui ne nous accablent pas. Soyez respectueux mais fermes avec l’entourage, on peut vite douter de soit à cause de jugements parfois un peu précipités et maladroits, alors que nous n’en avons pas forcément besoin. 

    Quand on donne tout en tant que jeune Maman et qu’on se retrouve seule face à des difficultés toutes nouvelles et éprouvantes, on préfère recevoir de l’aide, du soutient plutôt qu’un flot de conseils mal placés ou d’accusations maladroites. Sans parler du faite que les hormones et la fatigue se mêlent au débat et peuvent parfois faire vriller plus vite que prévu ! N’est-ce pas ? 
    Alors oui mon ego, mon envie de tout contrôler et moi-même en avons pris un coup. J’avoue sans honte avoir eu de la peine à ravaler mes idéaux, mon envie d’apparaitre comme une maman qui gère parfaitement bien. Moi qui désirais afficher un bébé calme, apaisé et facile j’ai dû accepter de présenter aux gens un tout autre genre de bébé : un bébé qui pleure, qui est ultra tonic, souvent grincheuse et qui demande les bras h24. Mais ce bébé c’est le mien, ma Chloé unique et merveilleuse malgré ça et je l’aime ainsi. Même si elle n’incarne pas l’image parfaite du bébé qui reste une soirée entière dans son transat sans faire de bruits, qui sourit à tout va et qui dort partout ! Bon j’avoue on croise les doigts pour le deuxième  #itsajoke

    En tous cas, une chose est sûre, c’est qu’en dehors des coliques Chloé demande beaucoup les bras et ce parce qu’elle a un besoin de tendresse et d’assurance énorme. C’est comme ça, j’ai eu du mal aussi à accepter ce faite, à accepter de me transformer durant quelques mois en arbre à Koala. Mais je me suis beaucoup renseignée et j’ai parcouru des dizaines d’articles, des sites spécialisés, parlé avec des professionnels et des mamans. Et j’ai compris que plus je répondrais à ses besoins et plus elle apprendra vite à se rassurer elle-même, à combler ce besoin affectif. Alors au début j’ai culpabilisé car on m’a dit –sans pincettes sinon c’est pas drôle– que j’allais la rendre capricieuse et colérique. Mais mon coeur de Maman sait très bien qu’en lui donnant cette affection, certes plus intense que chez d’autres bébé, dont elle a besoin, elle pourra grandir plus sereinement et sans se sentir frustrée ou mise de côté.

    N-B : bien sûr parfois et de plus en plus depuis qu’elle a passé la barre des 3 mois, elle fait des colères un peu capricieuses. Mais je sais à présent les discerner et j’apprends à la rassurer sans la prendre automatiquement dans les bras 🙂 

    Accepter d’être à son rythme et d’oublier certains plaisirs 

    Et puis je me suis retrouvée assez déprimée et déroutée en tant que jeune femme et maman pendant ces premiers mois de maternité, de ne pas avoir pu me déplacer comme bon me semblait pour pouvoir profiter de mon congé, de ne pas pouvoir facilement me balader, arborer fièrement mon nouveau statut de maman, me pavaner dans les magasins, aller rendre visites à droite à gauche, … Car chacun de mes déplacements était source de pleurs et de crises incontrôlables qui me paniquaient et m’épuisaient émotionnellement. Je ne savais pas comment gérer en public en cas de crise, et dans la voiture je ne supportais pas de l’entendre pleurer à s’en étouffer sans pouvoir la rassurer ni la câliner. Bien souvent d’ailleurs je finissais en pleurs au volant. J’avais très peur à chaque fois de ne pas pouvoir contrôler la situation comme à la maison et que tout m’échappe, que je sois obligée de partir ou de mettre fin à un rdv, de sortir des magasins, de m’isoler encore une fois.
    Nos déplacements devenaient un enfer et j’en suis donc venue à ne plus bouger pour éviter d’être déçue de ne pas aller au bout de mon programme ou de souffrir de la voir pleurer et qu’elle ne soit pas dans son univers, ici à la maison. Chez nous, au moins, si elle pleurait elle ne dérangerait personne et je pouvais l’apaiser tranquillement.

    Alors on a fini par ne plus beaucoup bouger, par limiter les sorties et ne plus voir grand monde, ni prendre de temps en dehors de chez nous en famille. Chaque proposition, chaque invitation me rongeait et je me demandais à chaque fois si Chloé s’endormirait facilement ou si j’allais devoir la bercer et la calmer toute la soirée à l’écart. Je me suis sentie de nombreuses fois très mal à l’aise avec l’impression d’imposer mon bébé souffrant et de déranger. Je me suis beaucoup isolée et surtout je suis devenue très déprimée et épuisée par ces nombreuses heures à la calmer et à ne pas savoir quoi faire. En faite je me suis mise entre parenthèses pour elle, comme je pense n’importe quelle Maman l’aurait fait, et cela m’a pesé. Pesé de ne plus avoir de temps en dehors, de ne plus partir en vadrouille tout simplement ou d’aller voir du monde sans s’en mordre les doigts. Je ne lui en voulais pas du tout, j’imaginais bien que la douleur était la seule fautive dans l’histoire, mais j’aurais vraiment eu besoin à ce moment-là de moments légers et ludiques pour prendre l’air, m’échapper un peu des journées qui se suivent et se ressemblent, voir du monde et partager tout cela.

    Toute cette situation inattendue fut un choc pour moi qui pensais qu’avoir un bébé serait très simple et sans encombres. Et puis l’entourage m’avait tellement dit, dans les premiers jours, que ce bébé était un bonheur, apaisée et calme, que j’avais bien fait d’être si sereine pendant ma grossesse car cela avait porté ses fruits, que j’ai ensuite déprimé de montrer mon bébé soudain plus compliqué à gérer, j’avais peur qu’on ne comprenne pas tout simplement.

    Je suis nettement descendue de 10 étages et mon coeur de maman. Je pense qu’on peut très clairement parler de déprime d’ailleurs et je peux vous le dire, pour une jeune maman c’est terrifiant et culpabilisant de ne pas nager dans le bonheur dès le début, de pleurer et de craquer dès que la vase est trop plein. On s’en veut de pleurer et d’imposer cet état à notre bébé, qui est une véritable éponge et sent la moindre émotion.

    Mais malgré tout cela, malgré ses pleurs et les miens, malgré la douleur permanente et le manque de moments à 3, elle grandissait bien, à son rythme et avec son papa on cueillait tous les moments de bonheur pour se réconforter et avancer main dans la main autant que possible. C’était dur car on réalisait bien tous les 2 qu’on avait certainement idéalisé cette nouvelle vie de parents et que malheureusement nous étions contraints d’accepter la situation et d’être des parents d’un « bébé colique ». Car mon cas est loin d’être unique, et je pense que je parle dans cet article au nom de beaucoup de parents qui, comme nous, on souffert des premiers mois de vie du bébé. Mais parfois on avait plus de force que la veille et on en profitait alors pour essayer une sortie en terrasse, pour se préparer un bon diner, se réveiller en douceur et avec de la musique, pour profiter d’elle et de notre nouvelle vie de famille. Et ce sont ces petits moments innocents que nous voulons à tous prix garder en mémoire, car à nos yeux, ils sont les plus beaux avec elle.

    Elle était encore petite et nouvelle dans nos vies, mais on a pourtant éprouvé dès sa naissance un amour immense pour elle, amour qui nous a clairement permis de tout surmonter. C’est si fort que seuls les parents peuvent comprendre ce tourbillon d’amour! Quand j’avais ce petit corps tout frêle et tout léger contre moi qui se raidissait sous la douleur, cette frimousse si craquante qui pouvait passer d’un minois tout apaisé à un visage crispé d’avoir mal, je ne pouvais m’empêcher de résister à l’épuisement et à la difficulté pour pouvoir la soulager. C’était elle avant tout et j’aurais déplacé des montagnes pour qu’elle aille mieux.

    Ma maternité, entre épuisement et débordement d’amour

    Pour moi la maternité c’est aussi et surtout ce paradoxe constant entre ce qu’on ressent, ce qu’on veut et ce qu’on fait. Vouloir allaiter à tout prix et ne plus en pouvoir d’être la seule à pouvoir la nourrir et la soulager, vouloir être une maman forte mais s’écrouler dès qu’elle pleure, vouloir s’échapper pour prendre l’air et revenir au bout de 5 minutes tant elle me manquait, vouloir d’un enfant social et pas sauvage, mais être une maman lionne dès que quelqu’un la prend dans ses bras, avoir hâte que les maux passent mais détester ce temps qui nous file entre les doigts, faire des pieds et des mains pour qu’elle s’endormir mais ressentir le manque de sa présence et de son odeur une fois couchée, ….. C’est ainsi chaque jour, je pelure puis je ris, je m’énerve puis je m’en veux, mais finalement ces paradoxes me montrent combien l’Amour le remportera toujours face aux difficultés et aux «y’a qu’à, faut qu’on ».

    Et puis un jour les coliques se sont estompées, on a commencé à souffler et à se dire que tout allait enfin rentrer dans l’ordre et qu’on allait pouvoir enfin profiter d’elle, bouger, reprendre une vie plus ou moins normale. On pensait que c’était enfin le début de l’unique bonheur, sans autres difficultés possibles que les coliques.

    La période des RGO 

    Mais le répit fut de courtes durée car on a dû enchainer sur un mal encore plus compliqué pour nous : les fameux reflux.
    -Ho non elle ne va pas encore nous bassiner avec son RGO !?
    -Eh si !
    Je peux le confirmer haut et fort aujourd’hui : les RGO (Reflux Gastro Oesophagiens) m’ont volés les premiers mois de Maman, ils m’ont volé mon tout petit bébé et le bonheur qui aurait dû nous envahir et égayer mes journées depuis ses 1 mois et demi. Le mot « volé » paraitra peut-être excessif, exagéré pour certains d’entre vous, mais moi je l’ai clairement vécu ainsi ou en tous cas en grande partie. J’ai haïs ces vomis, ces remontées acides, ces tétées ratées et ce clapet qui ne se fermait pas. Je me suis demandée « Mais pourquoi ? Pourquoi encore moi ? ». Je me suis détestée aussi d’avoir autant pleuré quand j’étais à bout, de lui avoir imposé mes pleurs de jeune maman déroutée. Mais aux fond, je me rassure car je sais qu’elle oubliera et qu’elle ne m’en voudra pas.

    Et donc ces fameux RGO ! Moi qui croyais que les coliques étaient terribles, j’avais parlé trop vite. Oh comme j’aurais préféré être juste fatiguée par des nuits écourtées à cause des tétées, pouvoir emmener mon bébé partout sans qu’elle crie de douleur, pouvoir jouer avec elle couchée sur son tapis d’éveil, pouvoir la passer dans les bras de nos proches sans qu’elle se mette à pleurer de douleur, ne pas avoir à danser 3 ou 4 heures dans la journées pour l’apaiser ni l’endormir à la verticale, pouvoir profiter de nos week-end à trois sans devoir se relayer pour ne pas péter un plomb à cause des crises, faire des petite virées en famille,  …  Finalement j’aurais aimé vivre mes début d’une vie de Maman normalement et sans cette tristesse et cette appréhension devant la souffrance. Tout cela j’ai dû pourtant faire une croix dessus, jusqu’à aujourd’hui où je commence doucement à sortir la tête de ce nuage tout gris. La vie d’une Maman d’un « bébé RGO » est rude oui, rude et souvent pas celle qu’on avait imaginée. Voire pire même pour certaines mamans à qui je pense très fort aujourd’hui ♡ 

    Craquer, c’est autorisé ? 

    Et parfois, la machine lâche devant un trop plein. A une période c’était tous les jours, plusieurs fois par jours. Combien de fois j’ai appelé mon mari en pleure, après 3 heures avec elle dans les bras, à la verticale, qui hurlait de douleur à cause des remontées. Je lui disais que je n’en pouvais plus, qu’il fallait qu’on trouve une solution sinon je n’allais pas tenir pas plus longtemps, que j’avais besoin qu’il rentre plus tôt pour ne pas que je m’énerve ou que je craque devant elle. J’ai de nombreuses fois le soir, lorsque Théo prenait le relais, pété les plombs. Quand j’avais pris sur moi toute la journée, que je n’avais pas craqué pour rester forte, que j’avais enduré les pleurs et l’absence de sieste, les vomis et les tétées interminables, …
    Il fallait que ça sorte. C’était souvent les portes qui prenaient toute ma détresse et ma rage. Je m’en suis voulue tant de fois, aujourd’hui encore, d’avoir été faible, d’avoir craquer si fort, d’avoir poussé jusqu’à l’ épuisement maximal. 

    Craquer oui, refuser de l’aide non! Maintenant je le sais et avec le recul j’aurais du faire appel à certaines personnes plus vite. On est des Mamans par des super-héros et le trop plein est possible et fréquent, surtout avec un bébé qui souffre. Alors n’hésitez pas à appeler à l’aide avant que la machine ne s’emballe et craque de trop. N’ayez pas peur de déranger, de vous imposer. Les personnes que vous choisirez seront certainement capables de comprendre et de vous soulager. Moi je n’ai pas su demander de l’aide dès le début et je réalise que je me suis épuisée et que j’ai poussé mon corps et mes nerfs trop loin.

    Je pense que tant qu’on n’a pas vécu cela on ne peut pas s’en rendre compte. Avoir un bébé qui souffre de reflux c’est un cauchemar au quotidien, c’est un épuisement énorme. C’est une sorte de court-circuit où on perd les pédales, on a envie de tout envoyer valser et de hurler un bon coup. Plusieurs fois je me suis vue dire des choses complètement insensées, juste parce que j’étais à bout de nerfs, que ça disjonctait là haut. Je me souviens aussi que ma maman m’avait dit « Etre épuisée par un bébé, c’est la chose la plus dure dans la maternité, cet épuisement qu’on ne peut gérer». Et elle avait tellement raison. Etre épuisée c’est être finalement à bout de forces, physiques et mentales, c’est être au bout du rouleau et ne plus rien gérer ni contrôler. Une sorte de petit Burnout, non ? On perd les pédales d’avoir tout donné en faite. Quand on est maman, et qui plus est d’un bébé RGO, on expérimente cet épuisement : c’est une école de vie aussi difficile qu’incroyable.

    Et on découvre en contre partie une force insoupçonnée et incroyable dans laquelle on puise sans cesse pour pouvoir tenir le coup et rester debout. Cette force, c’est clairement le super pouvoir d’une Maman, sa potion magique, son ingrédient secret. Cette force de WonderMum m’a clairement sauvée.

    Car malgré l’épuisement et les nerfs qui lâchent, on tient, on reste debout et forte pour notre bébé, on espère que chaque nouvelle journée sera meilleure et nous offrira une évolution, qu’on arrivera à passer le cap des coliques et un jour profiter pleinement. En tous cas moi j’ai tenu grâce à ça et grâce à l’Amour immense que je lui porte. Je me disais qu’elle souffrait certainement plus que moi, qu’elle avait besoin d’une maman solide et tenace qui lui apporte du réconfort et de la tendresse. Alors je me reprenais, je séchais mes larmes, plongeais mes yeux dans les sien, me remémorais mon accouchement et la rencontre, cette fierté et cette amour ressentis et c’était reparti !

    Des traitements efficaces ? 

    On me demande très souvent, plusieurs fois par jours, si des traitements ont marchés pour les RGO de Chloé. Très sincèrement rien n’aura été transcendant ou miraculeux. Pareil que pour les petites coliques, on aura tout tenté, du traitement médical aux médecines douces, en passant par les massages et la maintenir en position verticale toute la journée. Alors on a fini par capituler devant les échecs et on a décidé avec Théo de prendre notre mal en patience, en sachant qu’un jour ça s’atténuerait. J’en avais ras la casquette d’entendre : « Et ça tu as essayé ? C’est miraculeux, nous ça a vraiment marché ! ». Espérer à chaque fois que ce soit la solution miracle me fatiguait encore plus, alors j’ai préféré me concentrer sur son bien-être et lui donner toute l’attention et le réconfort dont elle avait besoin pour passer les crises.

    On a beaucoup dansé, on s’est promenées dans le jardin pour se distraire et ne plus penser à la douleur, on s’est consolées toutes les 2 tête contre tête, je lui ai murmuré que j’étais désolée et que ça allait passer, que je serai toujours là quelque soit la douleur. Voici le remède le plus efficace : la patience. 

    Pendant toute cette période de reflux, il nous arrivait d’avoir 2 jours consécutifs de répit, c’était alors pour moi l’occasion de faire des choses qui m’apportaient l’apaisement, le courage et le bien-être dont j’avais besoin, de reprendre des forces et « recharger les batteries » comme me le disait Théo.

    On m’a dit qu’il fallait impérativement que je dorme en même temps qu’elle en journée si je voulais tenir, mais moi j’ai préféré au contraire en profiter pour m’activer à faire ce qui m’apportait du bien-être et du plaisir avant tout. Et puis dormir en journée c’était pour moi synonyme de tête dans le gaz, de réveil pâteux et ronchon, de jambes dans le coton, … Bref très peu pur moi !
    J’ai donc profité de ces jours bénis où elle dormait 2,3 voire 4 heures pour écrire sur le blog, cuisiner, faire du sport, ranger ma maison, faire du tri dans mes placards, faire toutes les lessives en retard, prendre des photos, … Cela peut sembler extrême et hyperactif je le conçois, mais pour moi toutes ces choses étaient devenues de vrais petits bonheurs à eux seuls. J’en avais besoin pour me sentir vivante, pour être à jour dans mon travail, dans mes tâches ménagères et ainsi plus à l’écoute d’elle lorsqu’elle se réveillait. Et parfois elle ne dormait pas de la journée, alors cela prenait plus de temps mais j’essayais de faire un maximum de choses dans la maison avec elle, en lui parlant, en lui expliquant. Et c’est ainsi qu’elle s’est endormie deux fois sur mon épaule alors que je passais l’aspirateur ! Magie des bruits blancs !

    Dans tous les cas mes journées étaient consacrées à elle, loin de ce que j’avais imaginé certes, mais avec un bébé qui m’apportait malgré tout bonheur, amour et qui donnait sens à ma vie. 

    Et aujourd’hui ? 

    Chloé a eu 3 mois la semaine dernière, elle tient mieux sa tête, très bien son dos et presque assise ! C’est dingue comme elle grandit bien et évolue rapidement, je suis si fière et épatée par ses progrès. Les reflux s’estompent petit à petit, on a beaucoup de vomis mais la douleur s’atténue et les crises deviennent plus rares. Notre passage chez le magnétiseur lors de notre week-end en Normandie semble avoir beaucoup joué quoi qu’on en redise. Et puis j’ai aussi pris conscience qu’il fallait que moi aussi je lui transmette du bon, du positif, de l’amour et de la tendresse. Que j’évacue loin d’elle la tension et l’énervement.
    Alors je revis doucement, et elle aussi. Je découvre que derrière ces crises se cache aussi un caractère fort, une petite demoiselle qui sait ce qu’elle veut et qui aime toujours autant les bras de sa Maman ! Je découvre aussi ce plaisir de pouvoir rester assise avec elle quelques dizaines de minutes, sans chercher à la soulager. Juste être la toutes les deux, rires, gazouiller, se regarder et sourire. C’est tout nouveau pour moi et j’aime tellement ces nouveaux passe-temps encore imposable il y a 3 semaines.

    Il y a encore aujourd’hui des journées hards et épuisantes, des déceptions lorsqu’on tente une sortie à 3 et qu’on rentre face à un bébé tendu et énervé qui nous rend impossible de se balader et des pleurs, bien sûr. Mais j’apprends à regarder le positif et à ne plus douter de moi, de ma qualité de maman.

    Je me repasse les journées de galère dans ma tête, et je me rends compte aujourd’hui qu’il en aura fallut de la force, de la patience, de la zenitude sans hésitation et du courage pour ne pas baisser les bras ni s’écrouler. J’ai aussi la chance incomparable d’avoir un mari posé, positif et très patient qui de nombreuses fois à pris le temps de parler à Chloé pour l’apaiser, puis pris le temps de me dire ces mots qui font du bien et qui aident à avancer, à ne pas capituler, à avancer ensemble et complices. Ces mots que j’avais besoin d’entendre et qui me disaient que j’étais une super maman, la meilleure qui soit pour notre fille, que je devais aussi apprendre à la lui laisser pour prendre enfin du temps pour moi. Nos conjoints sont aussi là pour nous redonner du courage, ils ne sont pas forcément aussi à l’aise que nous, aussi maternels (sans blague!), ni aussi doux, mais ils ont leur rôle bien précis et si précieux auprès de nous.  Sans lui je ne sais pas bien dans quel état je serais aujourd’hui !

    Je me rends compte aussi comme le cerveau est bien fait, et combien on oublie vite les moments si difficiles et épuisants des débuts, qu’on fait de la place pour le bonheur à venir et celui de chaque instant. Mon bébé m’apporte aujourd’hui tellement  de joie, c’est incomparable quand je repense au stress, à la panique et à l’énervement de ces 3 derniers mois.

    Qu’est ce qui a changé en moi depuis que je suis Maman

    Et je réalise doucement combien ce passage, ce début de vie de Maman, que je peux sans honte qualifier d’épreuve, m’a permis d’évoluer au fond de moi, plus intensément et de cheminer encore dans mon développement personnel. Moi qui croyais avoir fait le plus gros du chemin, moi qui croyais que j’étais devenue solide, forte et infaillible, j’ai en faite réalisé combien j’ai encore besoin de travailler sur moi et surtout sur mes fragilités émotionnelle.
    Un bébé nous pousse dans nos plus profondes limites. 
    Et je crois que finalement c’est cela qui reste le plus douloureux pour moi (et pour mon ego) dans ce début de maternité : avoir du accepter d’être fragile en tant que Maman, et que ces fragilités rendent les difficultés encore plus rudes.

    Je suis devenue Maman mais restée la même : même caractère toujours aussi fort, mêmes façons de faire, mêmes amis (uniquement les meilleurs d’ailleurs), mêmes valeurs et mentalité, même mari au passage! Mais mes ambitions et le sens que prennent les choses eux ont bel et bien évolués. Avant de devenir maman, je pensais certainement égoïstement, je ne cherchais qu’à atteindre mon petit bonheur, ma petite réussite personnelle avec souvent pas de sens profond. Aujourd’hui, être Maman et avoir Chloé dans ma vie chamboulent mes priorités :   je souhaite son bonheur et son bien-être avant tout, celui de notre petite famille, et pour cela je souhaite vraiment devenir la maillure version de moi même !

    La naissance de ma Chloé m’a appris à faire les choses de manière douce, aimante et avec une abnégation immense. Apprendre à laisser tomber les « qu’en dira-t-on» et nos petits désirs égoïstes, apprendre à accepter mes propres limites, mes failles, mes imperfections en tant que toute jeune maman, revoir mon programme du jour et mes objectifs de vie en s’adaptant à elle, se laisser aller au moment présent sans tout contrôler, … Bref un sacré programme de (re)mise en forme n’est-ce pas ?

    Le faite d’avoir complètement déchanté de ce que je croyais être les premiers mois, la maternité, le faite de m’être pris une grosse claque physique et émotionnelle m’ont sans aucun doute permis d’évoluer et de grandir puissance dix. J’ai encore une grande route à faire pour devenir plus douce, plus patiente, plus positive et plus sûre de moi, mais je suis montée dans le wagon du train qui se rend vers cette Wonder Romane qui sommeille en moi, alors il n’y a plus qu’à!

    Pour vous rassurer et finir cet article sur une touche plus que positive, aujourd’hui j’ai  évolué et je crois que j’ai compris beaucoup de choses. Sur elle, sur la maternité et sur moi. Cette période qui fut extrêmement difficile pour moi et qui aura duré 3 mois aura sans doute été la plus intense de toute ma Vie. J’ai compris qu’on ne pouvait pas tout contrôler, qu’un bébé c’est une une énigme à déchiffrer, une éponge à émotions mais aussi un tourbillon d’amour. Avec elle j’ai appris à Aimer avec un grand « A », j’apprends à lâcher prise et à me faire confiance. Nous commençons à enfin profiter d’elle et de sa joie de vivre, de son énergie aussi. Et on commence aussi à savourer notre rôle si dingue de parents.

    Avec le recul je remercie cette épreuve de la maternité, aussi rude fut-elle, d’avoir pris place dans ma vie. Car grâce à elle je sais aujourdhui que mon plus grand Bonheur c’est ma famille, celle qu’on a fondée avec Théo et que non, ce ne sera pas tous les jours facile et évident mais que j’ai la force au fond de moi pour avancer.
    Et finalement être maman, et bien c’est ça.

    Etre Maman …

    Etre maman c’est porter sur ses épaules la responsabilité du bien-être de votre bébé. S’il ne va pas bien vous culpabilisez (ou alors les autres le font à votre place, ça aussi ça marche bien!), et s’il va bien vous êtes alors la plus heureuse du monde, vous êtes fière et le bonheur reprend du service.
    Etre maman c’est aussi accepter de ne pas faire de pause, et je parle surtout pour celles qui allaitent en exclusif comme moi. Jour, nuit, semaine, week-end, fatiguée ou non, malade ou non, envie ou pas envie. Maman c’est à plein temps!
    Etre maman c’est aimer de tout son coeur, de toutes ses tripes et sans conditions un petit être fragile, mais c’est aussi souffrir d’une certaine impuissance et d’une incapacité à pouvoir le protéger sans failles et éternellement.
    Etre Maman c’est dur, c’est épuisant, c’est intense, mais c’est aussi une marée de bonheurs et de fierté, une explosions de petites joies et de rires au quotidien, des moments plus simples que jamais qui grâce à nos bébés deviennent parfaits, des larmes qui traduisent un Amour infini, des doutes qui nous culpabilisent et nous feint grandir, devenir meilleures.
    Etre maman ce n’est pas avoir la meilleure des techniques pour endormir ou nourrir son enfant, ce n’est pas avoir un bébé qui fait ses nuits dès ses 1 mois et qui ne pleure jamais, ce n’est pas récupérer sa ligne le plus rapidement possible et assurer sur tous les fronts.
    Non, être maman c’est simplement aimer du plus fort qu’on peut son enfant et lui assurer qu’on sera toujours là pour lui, qu’on lui lâchera un jour la main pour qu’il prenne son envole, mais sans jamais lui ôter cette place qu’il a dans notre coeur.
    Etre Maman c’est perdre du temps à regarder son bébé, le voir s’éveiller, gazouiller, sourire et même pleurer. C’est jouer des heures avec un hocher, la bercer sur du Johnny Hallyday, faire l’avion comme des fous, aimer plus que jamais les câlins et les bisous dans le cou, … c’est un condensé d’amour fou.
    En être Maman c’est accepté d’avoir changé de vie pour toujours, et cette vie c’est, il me semble, la plus vraie et la plus belle.

    Je suis devenue Maman pour toujours et je crois que c’est le plus beau cadeau que la vie m’a faite.

    Romane ♡ 

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    7 Commentaires

    1. Armelle Genin
      18 novembre 2018 / 18 h 55 min

      Hello WonderMum 🙂
      Je me retrouve beaucoup dans tout ce que tu écris. Je n’arrête pas de dire depuis que j’ai accouché début Octobre que je trouve qu’on est pas assez préparées à ces premières semaines après la naissance. On nous parle de l’accouchement et de la montée de lait, des locchies et des tranchées, mais pas de la difficulté de ce nouveau rôle, de la peur, de l’épuisement, de l’incompréhension, des nerfs qui lâchent, etc.

      Petit à petit, je send que ça rentre dans l’ordre, il y a des hauts et de bas, des craquages et des moments où on se sent pousser des ailes.
      Il faut apprendre à se connaître soi-même dans ce rôle inconnu, et apprendre à se connaitre mutuellement avec son bébé, à s’apprivoiser, et ça je trouve que ça prend du temps (j’espère ne pas passer pour un monstre en disant ça haha !)…
      Je n’ai jamais autant pleuré que ces premières semaines, j’ai l’impression 10 fois par jour que je ne vais pas y arriver, et pourtant, 100 fois par jour, je trouve le courage, la force et l’envie de faire les choses bien pour ma fille ! La maternité est bien faite 🙂
      En tout cas longue vie aux blogs et aux réseaux sociaux, c’est un vrai soulagement de voir que l’on traverse toutes les mêmes difficultés, à peu de choses près.
      Merci pour ton témoignage !
      Armelle (@gindrus)

    2. Raphaele
      18 novembre 2018 / 19 h 24 min

      Article tellement réaliste de ce que vivent bcp de mamans. Pour ma part ma fille n’a pas eu de coliques ou peu et pas de RGO mais elle a eu de gros soucis de sommeil. J ai fait des dizaines et des dizaines de nuit avec des réveils toutes les heures, des journées seule avec ma fille épuisée qui demandait bcp les bras. Je l’ai bercé des heures durant pour la faites dormir et comme toi on me disait qu elle serait habituée aux bras, qu elle deviendrait capricieuse si je ne la laissait pas pleurer etc mais aujourd’hui elle a deux ans dort mieux, n est pas accro aux bras ni capricieuse. Elle a son caractère et hyper tonique mais c est ma fille 🙂 bon courage à toi et il n y a que du bonheur au bout du chemin.

    3. 18 novembre 2018 / 21 h 10 min

      Bonjour Romane,

      Tu as tout fait raison c’est Tout ça être maman. Je crois qu’on est jamais vraiment prêt à être parent, parce qu’on ne sait pas ce qui nous attend! Inconsciemment ou pas, on occulte les mamans qui parlent des moments difficiles. On s’imagine que nous ça sera différent. Aucun mot ne peut décrire ce qu’est le tsunami de la maternité.
      La remise en question c’est permanent! On fait avec le tempérament de notre enfant, c’est tout. On est des mamans avec des qualités et des défauts. La mère parfaite n’existe pas.
      Ce que tu décris comme une « épreuve » pour le RGO et les coliques se répètera malheureusement tout au long de la vie de nos enfants ! Je ne veux pas déprimer les futurs mamans mais après ça, il y aura les poussées dentaires, les terreur nocturnes, les cauchemars, la phase d’opposition, etc. En fait, chaque enfant vivra ses moments difficiles différemment mais ça sera une épreuve, une remise en question et il faudra de la patience. Pour être passé par là, tu te dis souvent « mais en fait c’etait plus simple avec un RGO » 😂.
      Être maman c’est le rôle le plus difficile au monde car c’esr Une perpétuelle remise en question. Un pas en avant, 2 en arrière. Faut accepter de rien contrôler et de ne pas avoir de mode d’emploi.
      Mais c’est le plus beau rôle au monde! On les aime à en crever nos bébés.

    4. Marie
      18 novembre 2018 / 22 h 17 min

      Les 3ers mois sont compliqués avec un bébé … ensuite on passe un cap …
      et personnellement je suis bien contente d’avoir vécu dans ma bulle pendant ma grossesse et de ne pas avoir pensé à tout cela … ça m’aurait apporté quoi à part du stress, de l’anxieté et de la peur? … des sentiments très mauvais pour une femme enceinte et pour son bébé qui grandit à l’intérieur …
      un bébé se construit pendant la grossesse et sentir sa maman stressée et angoissée c’est très très très mauvais …
      Je pense que quand on est enceinte il ne faut pas se faire une image idyllique de la maternité mais il ne faut pas non plus s’en faire une montagne et commencer à penser au pire …
      J’ai souvenir quand j’étais enceinte de toutes mes copines qui me disaient : tu vas voir ta vie va changer, tu vas galérer, ou qui me racontaient les pires accouchements, ça me pesait tellement d’entendre ça qu’il est hors de question que je fasse pareil maintenant que je suis passée de l’autre coté et qu’à mon tour je « casse le rêve de mes amies »

      Ce que je déplore par contre c’est le manque de présence du personnel médical à la maternité … c’est là qu’on devrait nous épauler davantage et nous préparer à la sortie et les mois à venir … une fois que notre bébé est là …

      Quant à demander de l’aide à l’entourage … j’y crois moyen car les gens ne peuvent pas s’empêcher de juger notre façon de faire et donner des conseils le plus souvent à 2 balles ;)))
      Allez peut être 1/2 personnes maxi peuvent nous apporter de l’aide …
      Ici à part me dire que je la porte trop, que je l’habitue Pas assez au bruit …patati patata c’est tout ce qu’on trouve à me conseiller et je m’en passe volontiers
      Mon mari et moi sommes les seuls à savoir ce qui est bon pour notre enfant ça c’est la chose dont je suis le plus sûre
      C’est MOI sa mère et je sais ce qui est bon pour mon bébé ;)))
      Quand on a compris ça on avance beaucoup plus vite
      Alors oui je fais sûrement des « erreurs » mais elles sont sans gravité et je ne m’en souviendrai plus et encore mon bébé non plus dans 6 mois donc à quoi bon se torturer ??

      Essayer de profiter et apporter de l’amour à son bébé c’est le plus important

    5. Charlene
      19 novembre 2018 / 11 h 33 min

      Maman depuis le 25 octobre je me reconnais tellement dans cette article, ton récit est ce que je vis actuellement, et ça fait du bien de voir qu’on est pas seule à vivre ça ! La patience est l’unique remède à tout ces maux…

    6. Elodie
      19 décembre 2018 / 17 h 19 min

      Bonjour,

      merci beaucoup pour ton article, je me reconnais aussi dans pas mal de choses que tu décris. Cela fait du bien de voir qu’on n’est pas seule à vivre / ressentir les mêmes choses avec l’arrivée d’un bébé.

      Maman de deux poupées (4 ans et 20 mois), j’ai rencontré moi aussi des moments difficiles.

      Pour mon aînée, un professionnel de santé de PMI m’avait dit, de manière assez brutale, que je ne savais pas m’y prendre pour l’allaiter, que je n’avais pas assez de lait, qu’il fallait donc prendre des compléments pour stimuler la lactation car ma fille ne prenait pas assez de poids au début… cette personne ne m’a apporté aucun soutien, aucun conseil… Je suis ressortie complètement chamboulée, j’ai eu l’impression de « mal faire », je culpabilisais de ne pas arriver à nourrir correctement ma fille.

      Tout comme ta fille, mes deux poupées ont été (la dernière l’est encore) des « bébés koalas ». J’ai vite compris qu’elles en avaient besoin, que cela leur permettait d’être rassurées et de grandir en toute quiétude. Je n’ai pas compté / je ne compte pas les heures passées à les bercer, à les promener au bras pour les endormir en leur chantant des comptines, jour et nuit.

      Et puis, il y a, comme tu le dis, le regard des autres et leurs réflexions désobligeantes… Ma BM s’est permise de faire certaines remarques : « il faut la laisser pleurer, ça lui fait les poumons », « si tu la prends trop dans les bras, ce n’est pas bon, tu cèdes à ses caprices », ou encore « vous êtes des parents nuls » car on n’arrivait pas à calmer notre aînée qui pleurait (elle avait 3 mois à l’époque).
      Elle a également fait un diagnostic sans fondement affirmant que ma deuxième avait peut-être un problème d’audition alors qu’elle avait à peine 2 mois : « on dirait qu’elle n’entend pas, il faudrait aller consulter pour des tests ». Ces mots ont suscité des angoisses chez moi jusqu’à ce que je me renseigne auprès de pédiatres qui m’ont tous affirmé qu’on ne peut pas faire de tests d’audition sur un nourrisson de 3 mois car c’est trop tôt et qu’il fallait attendre que l’enfant grandisse avant de se prononcer.
      Cerise sur le gâteau, elle a même récemment sous-entendu que c’est moi qui ai cherché à en faire des bébés koalas, qu’il ne fallait pas que je les habitue à être dans les bras, que j’ai créé ce besoin d’attachement à la mère et que par conséquent, je n’avais pas à me plaindre de quoi que ce soit (mal au dos, fatigue…).
      Elle est pédopsy (cherchez l’erreur!!)…

      Heureusement, j’ai pu / je peux compter sur le soutien de mes parents qui m’ont dit / me disent de suivre mon intuition et de ne pas tenir compte de ce que les autres pensaient/ pensent. Résultat, j’ai réussi à allaiter mes deux filles pendant un peu plus de six mois chacune, le sevrage s’est fait en douceur. Aujourd’hui, mon aînée s’endort en écoutant des histoires et ma deuxième n’a pas de problème d’audition. Ce sont des petites filles pleines de vie 🙂 je reste donc convaincue qu’il faut écouter son enfant et s’écouter soi-même 🙂

    7. Barbara
      29 janvier 2019 / 14 h 10 min

      J’ai une fille de 6 semaines qui a un RGO interne et qui a besoin des bras TOUTE la journée….je me reconnais tellement dans ce que tu écris !
      Merci ça fait du bien de se rendre compte qu’on est pas la seule à vie ou à avoir vécu ça !

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