• Reflux, RGO, douleur, … notre expérience

    Hello les super mamans,

    Je voulais parler avec vous aujourd’hui d’un problème qui touche beaucoup de bébés et qui m’a été de nombreuses fois demandé : le RGO ou Reflux Gastro Oesophagien.

    Ce terme pas vraiment rassurant qui représente un véritable cauchemar, aussi bien pour les jeunes parents que pour le bébé, qui souffre et vit quelque chose de très inconfortable. Le RGO c’est aussi et surtout un problème très courant chez le tout petit mais difficile à diagnostiquer avec certitude et difficile à traiter de manière rapide et efficace. En tant que parents on se pose beaucoup de questions, on ne sait jamais si c’est réellement ça, si le problème principal est le RGO ou autre chose, si on a le bon traitement et les bonnes façons de faire, … On est finalement assez mal informés avant que cela nous arrive. Moi-même avant d’avoir Chloé je n’en avais que vaguement entendu parler, je ne savais pas non plus que cela pouvais être prendre des proportions énormes et je me persuadais une fois de plus que nous cela ne nous arriverait pas ! #naïvetédujeuneparent

    Comme beaucoup de jeunes parents, on veut le meilleur pour nos bébés et surtout on ne supporte pas de les laisser souffrir sous nos yeux. Le stress de bien faire, la maladresse des débuts et l’impuissance face à la douleur nous empêchent d’être assez objectifs et vraiment efficaces. Et pourtant c’est bien dans ces moments là qu’on souhaiterait faire bue notre mieux ! Alors avec un peu de recul maintenant, je voulais vous reparler de ce RGO qui nous a vraiment heurté dans nos premiers pas de parents et réellement mis à l’épreuve. Aujourd’hui je sais que je ferais certainement différemment, avec plus de paix, de douceur et d’assurance. Aujourd’hui seulement oui, car à ce moment là, au moment des RGO, je n’avais pas du tout cette même sérénité.
    Quand on est tout jeune parent et qu’on on a la tête dans le guidon, la réalité est tout autre, et rien ne semble évident ou facile, on est comme pris de court.
    Et c’est cette réalité là dont je souhaitais vous parler aujourd’hui !

    Je me replonge donc dans ces 2 mois de calvaire pour vous parler de tout ce qu’on a ressenti, observé et expérimenté pour notre petite Chloé. J’essaierai d’être la plus juste, la plus claire possible mais ne m’en voulez pas si mes mots paraissent durs et vifs. Le coeur d’une maman est parfois un peu brusque 😉 J’espère de tout coeur que nous pourrons donner espoir a ceux qui traverse cette période un peu -très- compliquée. Enfin, avant de commencer, je voudrais juste préciser que notre manière de faire n’a peut-être pas été la meilleure, pas la plus disciplinaire non plus, mais elle reste NOTRE vécu et je souhaite juste apporter un peu de réconfort et partager quelques conseils à celles et ceux qui le souhaitent ♡

    Comment avez-vous su que c’était un RGO ?

    Pour nous, comme pour bon nombre de parents, ce qui ressemblait au RGO est arrivé sans vraiment prévenir, un peu comme Zorro d’ailleurs! Genre :
    – » Tu ne m’attendais pas mais me voilà ! « .
    C’est donc aux alentours de ses 2 mois, une fois que les coliques et les maux de ventre s’étaient estompés, qu’on a compris que quelques chose d’autre, quelque chose de différent n’allait pas chez Chloé. Il est très simple pour un parent de savoir si son enfant va bien ou non, mais après il est plus difficile de comprendre et de définir de quoi il s’agit. Pour Chloé c’était évident : il ne s’agissait plus de maux de ventre, c’était d’autres pleurs, d’autres symptômes qui son apparus !

    Quels étaient ses symptômes ?
    Tout d’abord, elle pleurait beaucoup en journée. Vous savez ces pleurs anormaux et qui nous font bien voir que quelque chose dérange notre bébé, le fait souffrir. Elle semblait vraiment avoir mal de l’intérieur, c’était assez flagrant je me souviens.

    Elle se raidissait à la tétée ! D’un coup elle balançait sa tête en arrière, courbait son dos et se crispait en hurlant. On était loin du bébé tout mou et détendu des premiers jours. Parfois même dans son transat, tout allait bien et d’un coup d’un seul elle se mettait à se crisper de douleur. La douleur était donc souvent violente et brutale.

    Comme beaucoup de bébé aussi, elle régurgitait. Mais qu’on voyait bien que ces régurgitations étaient douloureuses, qu’elles la dérangeaient et lui faisaient mal. Le plus souvent les reflux étaient sous forme de rot, de renvois. Et c’était juste après la remontée que Chloé se mettait à grimacer et à pleurer, car ces remontées étaient acides et lui faisaient mal, on n’avait aucun doute là dessus. Plus rarement c’était sous forme de vomi, mais toujours cette même douleur.

    Peut-être avez-vous déjà eu des reflux gastriques à l’âge adulte? Vous savez, cette remontée ultra acide qui brûle du fond de la gorge jusqu’à l’estomac et qui peine à s’estomper ensuite. Une douleur très désagréable et plutôt intense.
    Quand on en a déjà eu, on comprend combien ils peuvent souffrir eux aussi. 

    Plus le temps passaient et plus il était impossible pour nous de la coucher à plat, en journée principalement, que ce soit dans son lit, sur un tapis d’éveil ou même sur sa table à langer. Il ne fallait pas plus d’une minute avant qu’elle se mette à pleurer et souvent elle régurgitait aussitôt. Je restais donc les 3/4 de la journée debout avec elle dans mes bras pour la maintenir droite. Lors des crises, lorsqu’elle souffrait beaucoup je finissais par mettre la musique et danser avec elle pour faire passer la douleur d’une part et la tension qui montait d’autre part. Danser était une bouffée de lâcher-prise !!

    Pour un bébé allaité (je dis allaité car au biberon je ne sais pas ce que cela aurait donné), les douleurs dues à des reflux entraine encore plus de tétées. Un peu comme quand on est nauséeux, on cherche à calmer les nausées en mangeant plus. Là elle demandait le sein encore plus souvent que la normale. Pas pour manger ou par faim, pas vraiment, mais plutôt pour soulager ses maux et ses reflux. On était donc collée du matin au soir, elle et moi. Mais c’était un véritable cercle vicieux, car plus elle tétait, plus elle avait mal, et plus elle avait mal plus elle tétait pour atténuer les douleurs. Je ne savais plus vraiment si je devais l’empêcher de prendre le sein pour ne pas qu’elle prenne à nouveau du lait ou lui donner our la soulager … j’étais perdue! Complètement !

    Chloé mâchait également sans arrêt, comme si elle avait un chewing-gum dans la bouche. Il s’avère qu’elle ravalait les reflux qui remontait de l’estomac. Et c’est vrai qu’en l’observant, dès qu’elle mâchait puis ravalait, on voyait son visage se crisper et la douleur arriver. Rien qu’en l’observant on savait quand la douleur allait arriver.

    Autre chose me revient en repensant aux symptômes de son RGO : pleurer, bien souvent, accentuaient ses reflux, même si à l’origine elle ne pleurait pas de douleur mais de faim, de fatigue ou d’autre chose. Comme si la contraction des pleurs déclenchaient les remontées acides. C’est en tous cas ce que l’on ressentait avec mari en regardant notre puce pendant ces 2 mois de reflux. Alors on tentait au maximum aussi de limiter les possibles pleurs. Et c’est en autre pour cela que j’ai beaucoup porté Chloé, que je l’ai beaucoup gardée contre moi, dans mes bras. Pour éviter les pleurs qui auraient déclenché des reflux lais aussi et surtout pour la rassurer, énormément!

    Enfin, Chloé ne dormait donc que très très peu en journée. Parfois même pas une minute. Il y avait en très grande partie une mauvaise gestion de son sommeil de ma part, je le reconnais. Mais il y avait également les remontées qui la réveillaient brusquement à chaque fois que je parvenais à la faire dormir.

    Voilà donc pour les principaux symptômes que Chloé présentait et dont je me souviens. Selon nous, tous ces signes ne mentaient pas et même si le stress des débuts et l’incompréhension d’un tout petit n’a pas aidé au bon diagnostic, et a rendu la chose plus douteuse, on reste assez convaincus que Chloé a souffert de reflux, acides et douloureux. Mon coeur de maman est est même certaine. Que ce soit un vrai gros RGO ou de simples reflux, nous en avons bavé et c’est cela que je souhaitais partager et exprimer avec vous à travers cet article.

    Et la nuit ? 
    En revanche, il est vrai qu’étrangement, la nuit nous n’avons quasiment pas eu de soucis avec les reflux. Et c’est en cela que le diagnostic de RGO reste mitigé et hésitant.
    Alors est-ce du au faite que nous avons très rapidement incliné son lit pour ne pas qu’elle soit à plat ? Nous ne saurons, je pense, jamais réellement et cela nous importe peu maintenant que tout cela est fini !

    D’ailleurs, qui a vraiment confirmé le reflux de Chloé ?

    Pour être totalement honnêtes, nous n’avons jamais eu un rapport, écrit noir sur blanc, qui confirmait ce RGO. Nous n’avons jamais non plus cherché à pousser les examens plus loin. Mauvais parents ? Non je ne pense pas.
    On ne souhaitait juste pas médicaliser la chose, faire faire un tas d’examens à Chloé qui était encore toute petite et déjà surement bien dérangée. Nous ne voulions pas non plus courir derrière un vrai diagnostic ou après des médecins pour avoir plusieurs avis. Ce n’était pas cela qui nous importait, mais plus avoir de vraies solutions pour la traiter et atténuer les reflux.

    Ressenti de parents
    Je dirais donc que c’est NOUS, parents, qui avons su que c’était ça, dans un premier temps Après avoir discuté avec beaucoup de parents et essayé de savoir ce qu’était un RGO, on a compris que ce dont souffrait Chloé s’en rapprochait drôlement.

    Avant d’être maman je sous estimais complètement le pouvoir de l’instinct, de l’intuition de parents, ce ressenti si juste et si fort qu’on a en nous. Maintenant je sais qu’un parent qui dit « mon enfant souffre, et je crois bien qu’il souffre de ça » voit souvent juste, ressent souvent la chose assez bien.

    Après bien sûr qu’il ne faut pas tomber dans les extrêmes ou la certitude que tout va mal ! Mais écouter un parent qui ressent telle ou telle chose est vraiment important je pense, car la plupart du temps leur instinct parental est vraiment fort et juste.

    Puis la pédiatre
    On en a quand même parlé à la première pédiatre qu’on voyait et qui, malgré sa nonchalance, suspectait aussi un petit RGO. Pas un RGO nécessitant une hospitalisation, pas un RGO gravissime mais RGO quand même. Le simple fait de ne pas être décrédibilisés par a pédiatre et face à notre ressenti nous a suffit pour s’arrêter là dans les diagnostics. Aujourd’hui encore en reparlant avec ma belle-soeur qui est médecin, je pense vraiment que Chloé avait un reflux. Comme bon nombre de bébé mais pas aussi intense que certains.

    J’aoute néanmoins à cela, qu’il y avait je pense une grande part de stress et d’angoisses que j’ai communiqué à Chloé par mon attitude et mes émotions. Des reflux oui, mais également une maman pas assez sûre d’elle. Et cela n’a certainement pas aidé à ce que je puisse la soulager mieux que ce que j’ai fais. A refaire, je n’hésiterais donc pas une seconde à me faire aider et soutenir pour gérer avec plus de recul et plus de forces surtout cette passe difficile.

    D’où viennent les RGO ? 

    L’alimentation de la Maman allaitante 
    Concernant la cause des douleurs gastriques et des reflux de Chloé, on a tout d’abord pensé que cela venait de mon alimentation, étant donné que je l’allaitais encore à ce moment là. Car souvent, il y a un rapport étroit entre l’alimentation de la mère et les problèmes de digestion du bébé allaité.
    Alors il faut commencer par voir si certains aliments n’en seraient pas la cause. J’ai donc pour ma part arrêté petit à petit le lait, la crème les yaourts, le fromage et le beurre dans lesquels on retrouve des protéines de lait de vache. Retirer ces aliments de notre alimentation s’appelle une éviction aux protéines de lait de vache. En effet, les bébés sont connus pour être particulièrement intolérants à ces protéines (PLV) qui peuvent causer des problèmes de régurgitations et de ballonnements. Je faisais donc méticuleusement attention à ne rien manger qui en contiennent. Même les cuissons je ne les faisais plus qu’à l’huile et j’ai du arrêter le fromage, chose qui relève vraiment du sacrifice pour la bonne vivante bien française que je suis 😉  Puis je n’ai plus pris de légumes ni de fruits crus, plus de crudités, de boissons pétillantes, de jus d’orange ou autres aliments qui pourraient provoquer un quelconque désagrément digestif chez elle.

    Pendant toute cette période de RGO, j’ai entendu des dizaines de fois autour de moi que c’était de ma faute, que mon lait n’était pas bon, pas assez riche, que je mangeais certainement trop de fibres, trop de ci, pas assez de ça, …. Il y a eu un vent de culpabilité qui m’est tombé dessus, comme si j’étais la responsable des couleurs de ma propre fille. Je reviendrai plus loin dans l’article sur ce ressenti … 

    Et malgré tous mes efforts côté alimentation, Chloé continuait de souffrir de ces méchantes remontées gastriques. Alors j’ai fini par arrêter de me prendre la tête. Elle n’était à priori pas intolérante à quoi que ce soit, car aucune de mes précautions alimentaires ne changeaient quoi que ce soit.

    Maturation incomplète de l’estomac à la naissance
    Mon papa, qui est médecin, m’a ensuite expliqué que l’estomac d’un bébé pouvait ne pas être complètement mature à la naissance, et en particulier le « petit clapet » qui referme le haut de l’estomac. Alors quand cette maturité n’est pas complète et que le clapet ne se referme pas après les repas, le contenant de l’estomac remonte très facilement dans l’oesophage après les repas. Voilà d’où viennent les remontées acides du bébé la plupart du temps, lorsque cela n’est pas du à une intolérance alimentaire. C’est aussi pour cette raison qu’il est difficile d’allonger un bébé souffrant de RGO. La position couchée fait évidemment tout remonter, pour peu que le repas et le coucher ne sot pas assez espacés dans le temps.

    On a donc passé toute cette période de reflux à penser et pester au fond de nous : « Foutu clapet, mais quand vas tu te fermer ?? ».
    Je le haïssais de faire souffre ainsi ma fille.

    Je ne suis pas experte en RGO, il existe donc peut-être d’autres causes possibles. Mais voici celles que l’ont a essayé d’étudier de près pour Chloé. Celles qui nous ont parut le plus probables étant donné la situation. Et après plusieurs semaines à l’observer, plus de doutes : Chloé souffrait évidemment bien d’un reflux. Interne ou externe je ne saurais pas vous dire, on a même pas cherché à savoir, c’était déjà assez intense de devoir faire avec et tenter de la soulager au mieux. Il parait que les reflux internes sont beaucoup plus rares et accompagné d’un torticolis assez spécial. On aurait tendance à dire que notre bébé en a souffert, mais sans vrai examens complémentaires impossible de vraiment savoir. Et l’importance  selon moi c’est de trouver un traitement pour le bébé, pas de mettre le nom le plus juste sur sa souffrance.

    Quelles différence avec de simples régurgitations ?
    Tout simplement la douleur et les possibles complications qui existent avec un RGO. De simples régurgitations ne sont pas censées être douloureuses, ni systématiques. Une bébé qui régurgite c’est normal ! Plein de raisons : trop plein, lait trop riche, problème de position après le repas, …
    Alors qu’un RGO est du à un soucis nutritionnel et/ou physiologique. Si votre bébé régurgite, autrement dit vomit des petites quantités, pas de panique tant qu’il ne perd pas de poids et qu’il ne manifeste pas de douleur.
    En revanche un vrai RGO et/ou un bébé qui manifeste des douleurs doivent être traités, pris en charge médicalement pur éviter les complications telles que l’oesophagite ou une perte de poids trop importante.

    Quel traitement avez vous eu pour le RGO de Chloé ?

    Nous n’avons pas attendu très longtemps avant de consulter, je crois que c’était lors du RDV du deuxième mois, soit environ une semaine après les premiers reflux douloureux que nous avons pu en parler à la pédiatre. Bon, en réalité ce fut plus un échec qu’autre chose car je suis ressortie de cette consultation avec un :
    « Ca va passer, donnez lui du Doliprane si elle pleure ». J’espérais qu’elle nous conseille mieux, qu’elle fasse preuve d’un peu plus de compassion et un vrai traitement surtout !
    Alors que vous avez bien lu juste au-dessus, elle avait elle-même dit que le diagnostic de RGO était fort probable. Bref, échec total ! 

    Je suis d’ailleurs persuadée que si le RGO, à ce moment là, avait été pris plus au sérieux par la pédiatre, nous n’aurions pas eu à attendre 2 mois pour la soulager ….!

    Finalement, sous les conseils de ma belle-soeur une fois de plus, on a commencé à lui donner du Gaviscon en dosettes. Oui oui celui pour adulte à la menthe inmangeable. Il suffit selon le poids du bébé de n’en donner que quelques millilitres. Je lui donnais donc en fin de tétée pour colmater le contenu de l’estomac, et lorsqu’elle avait encore le sein en bouche pour que cela soit plus agréable pour elle. C’est une sacrée gymnastique mais le coup de main vient rapidement 😉
    On a vu une amélioration au bout de quelques jours grâce à ce petit traitement, jusqu’au bout on lui en a donné !

    En complément du Gaviscon, je lui donnais hors des tétées du Gel de Polysilane bien connu des jeunes parents de bébé RGO! Ce gel rose au goût de dentifrice fluor et qui en fout partout, qui colle affreusement. Eh bien cela fonctionnait plutôt bien je trouve, c’est un traitement léger mais qui fonctionne bien. Ce gel la calmait rapidement de ses douleurs acides, alors on lui en donnait hors tétées lorsqu’elle manifestait des reflux.

    Nous avons également surélevé le matelas à langer et le lit au niveau de la tête, pour qu’elle ne soit pas complètement à plat lorsqu’on la changeait ainsi que la nuit. vous imaginez donc que la promener en nacelle était impossible pour nous, elle finissait toujours par régurgiter et hurler de douleur. C’était pas simple !

    Pour celles qui me suivaient déjà à l’époque, j’avais emmenée Chloé en consultation chez une Chiropracteur à deux reprises en octobre/novembre. J’avais déjà vu une ostéopathe pour ses coliques mais ça n’avait pas franchement marché, alors je me suis orientée vers la chiropractie sous les conseils de connaissances. Et je ne regrette pas car cette femme était adorable, douce et vraiment à l’écoute. Au delà d’avoir débloquée Chloé à deux endroits dans le dos et de l’avoir soulagée, elle m’a beaucoup rassurée et aidée quant aux reflux et quant à ce petit clapet de l’estomac. Elle m’a expliqué comment d’un mouvement très simple on pouvait le stimuler pour qu’il mature et se referme. Elle a également fait d’autre manipulations dans la bouche mais je ne saurais pas les expliquer. J’ai senti une amélioration les jours qui suivaient mais les reflux et les pleurs revenaient ensuite de plus belles …. Cette pratique aidait bien sur quelques jours, pas à long terme.

    Et un beau jour alors que les douleurs étaient devenues insupportables pour elle mais pour nous aussi, on a décidé de se rendre aux urgences. C’était un dimanche, la nuit avait été catastrophique comme les 4 ou 5 dernières, avec des réveils provoqués par la douleurs. Cette nuit-là, elle avait pleuré presque non-stop, tété à fond et se crispait sans arrêt. Avec mon mari nous étions totalement impuissants, désemparés, épuisés et cela nous semblait plus possible de continuer sans un vrai traitement. Voir son bébé souffrir, il n’y a rien de plus déstabilisant, de plus terrorisant pour des parents, c’est une torture. De 6heures du matin jusqu’à 15h nous avons attendus de voir si cela s’atténuait. Mais c’était de pire en pire et elle a fini par refuser de prendre le sein. Alors en fin d’après-midi nous sommes allés à l’hôpital, un peu honteux et mal à l’aise d’encombrer les urgences avec notre bébé. Mais nous n’en pouvions plus de la voir souffrir, sans traitement efficace, et pour finir ma pédiatre avait annulé au dernier moment notre rdv prévu pour ça justement.
    Le médecin urgentiste nous a donc prescrit de l’inéxium, ce fameux traitement dont j’avais tellement entendu parler en cas de RGO, et un plan incliné pour surélever le lit au niveau de la tête du bébé. Pour ce dernier on a fait sans, nous avions déjà surélevé le lit avec les moyens du bord. Et cela suffisait amplement!

    Le traitement à l’Inexium -t-il été efficace pour vous ?
    Nous voilà donc rentrés des urgences avec un petit détour à la pharmacie de garde pour nous équiper du fameux graal : l‘Inexium. On était tellement optimistes et motivés, cela faisait longtemps qu’on avait pas été si déterminés.
    Sauf, sauf, sauf …. sauf que Chloé était encore au sein, exclusivement, et refusait catégoriquement de prendre le traitement, que ce soit à la pipette ou au biberon. L’Inexium étant un sachet de poudre/mini granules à diluer dans de l’eau.
    J’ai pourtant essayé avec une motivation hors du commun, avec un mental de fou, comme jamais et durant toute une semaine. Mais rien n’y faisait, car à l’époque lui présenter un biberon relevait de l’impossible et on a vite compris que ce serait une belle galère. Déjà épuisées l’une comme l’autre par les dernières semaines, je n’ai pas réussi à persévérer plus d’une semaine. Et je peux vous dire que je m’en suis voulue de ne pas réussir à lui faire boire ce ***** de traitement. Voir tout le contenant de la pipette ressortir de sa bouche à longueur de journée, malgré tous les essais, dire le soir à mon mari que cette fois encore je n’y étais pas arrivée, tout cela me rendait triste et me faisait culpabiliser, plus que je ne l’étais déjà. Et Chloé en attendant souffrait encore …

    Il y a ce qu’on aimerait faire et ce qu’on arrive à faire …
    Certains diront peut-être que pour le bien-être et la santé de ma fille j’aurais dû prendre sur moi et continuer … Sûrement oui ! J’aurais adoré écrire que ce traitement fut miraculeux et que les reflux s’étaient ensuite estompés. Sauf que voilà, je n’y suis pas arrivée et me battre avec elle pour qu’elle l’avale je n’y arrivais plus non plus. C’est à ce moment là que j’aurais du me faire aider, que j’aurais aimé avoir l’aide et le soutien des grand-mères de Chloé. Sauf que j’étais seule et il m’était donc trop difficile de m’acharner. Ce fut donc un échec total et j’ai choisis de faire sans, avec seulement le Gaviscon et le gel de Polysilane.

    On a longtemps entendu : « T’as pas essayé ci ? Et ça ? Je te jure c’est miraculeux, essaie !« . Je n’en pouvais plus qu’on me dise qu’autre chose marcherait et que ce soit un échec pour nous. C’était usant et déprimant. On a donc laissé tomber, on a pris notre mal en patience et surtout on a tout misé sur le temps. On savait que ça s’atténuerait en grandissant, le tout était de s’armer de patience et de zenitude.

    Tu avais vu un guérisseur. Qu’est-ce que la avait donné ?

    Enfin, nous sommes allés voir en, dernier recours, notre Guérisseur magnétiseur en Normandie lors d’un week-end en famille. Théo y allait de toutes manières pour faire un check-up complet, alors on s’est dit qu’après tout on avait rien à perdre! Youri, notre marabout comme on l’appelle, a donc « touchée » Chloé (On se détend ! Rien de bizarre ou de mal intentionné c’est ainsi qu’on appelle les manipulations chez un guérisseurs 😉 ) et elle s’est brusquement endormie à la fin du soin. Je rappelle qu’à cette période, Chloé ne dormait JAMAIS en journée. Incroyable donc et très surprenant!
    Pendant le soin Youri a remarqué combien j’étais protectrice et aux aguets du moindre geste de Chloé. Comme une maman Lionne. Il a clairement mis le doigts dessus comme pour me dire
    -« Fais attention, tu vois comme tu l’étouffes« .
    A ce moment là, je n’avais pas compris mais je suis certaine que par son soin, il nous a atteintes toutes les deux. Il a également dit qu’il sentait très nettement une compression anormale de l’abdomen. Ce fut un énième avis mais qui me paraissait cette fois-ci plutôt cohérent. Et si le fait d’être angoissée et crispée induisait des remontées acides, les reflux ?

    La fin du week-end fut plus paisible que son début. On croisait les doigts intérieurement avec mon mari, espérant désespérément une amélioration définitive et réelle. Puis une semaine après, jour pour jour, vous y croirez ou non : Chloé n’avait plus de reflux.

    Youri y est-il vraiment pour quelque chose ?
    Dieu seul sait, mais moi je suis certaine qu’il a agit non seulement sur nous deux, d’une pour calmer le reflux de Chloé, détendre son abdomen et de deux pour m’apaiser moi. Mais qu’en plus il a réussi a vraiment faire quelque chose pour ses douleur et son inconfort. Au fond de moi j’en suis sûre et certaine.

    Il ne s’agit pas de magie ou de charabia. Le don de magnétisme est un fait, et il permet d’aller toucher des zones du corps, à l’intérieur, qu’on ne peut pas atteindre de l’extérieur.

    Combien de temps ont duré les reflux ?

    Ils ont commencé juste avant ses 2 mois et nous avons constaté qu’elle n’en avait plus avant 4 mois. Soit 2 mois au total. Quand on y pense, ce n’est pas si long que ça. Qu’est ce que 2 mois dans une vie ? Et pourtant cela nous a parut une éternité. Avec du recul, je me souviens que ce qui était réellement difficile c’était de ne pas savoir quand cela prendrait fin, quand le calvaire serait enfin terminé pour elle et pour nous.

    On dit souvent que les reflux s’atténuent ou disparaissent au moment où le bébé tient assis et lorsque l’on commence la diversification alimentaire. Pour nous l’arrêt des reflux s’est fait un peu plus tôt, Chloé était encore au sein exclusivement et ne tenait pas assise. Cela dépend donc je pense des bébés, des causes du reflux aussi.

    Par notre expérience, on a constaté qu’il était très compliqué de faire des généralités et encore moins dans le monde de la parentalité. On s’en rend compte une fois parents, une fois que tout ce qu’on pensait mettre en place ne fonctionne pas pour nous ou au contraire, on finit par faire des choses qu’on aurait jamais pensé faire avant d’avoir un bébé. Il n’y a pas de règles, chacun fait comme il peut, avec les moyens à dispositions et les capacités aussi! Chaque bébé est unique mais chaque parent l’est aussi. Et ça il ne faut pas l’oublier.

    Comment avons nous vécu cette période de RGO ?

    Je ne vais pas vous mentir et vous dire qu’on a réussi à traverser cela sans mal et sans se sentir faibles et coupables face à sa douleur, face à la situation tout court. L’arrivée d’un enfant pour un couple représente déjà une sacrée tornade à elle toute seule. Alors si on ajoute à cela les émotions décuplées, la fatigue, le stress de mal faire, les coliques et les problèmes de reflux et on a un combo parfait pour perdre pieds. C’est finalement ainsi qu’on a ressenti cette période de RGO : comme un trop plein de choses inattendues, difficiles à gérer et à accepter. Parce que non, on ne s’y attendait clairement pas, pour nous ce genre de problèmes ne nous arriverait pas, c’était impensable. Un petit peu comme si on choisissait ou non ce genre de situation. #telestprisquicroyaitprendre !

    Cette période on l’a donc vécue avec un grand sentiment de tristesse, démunis et surtout on se sentait épuisés, perdus et très seuls face à notre pitchounette. Car la douleur d’un enfant c’est quelque chose qui déstabilise des parents plus que n’importe quoi. On préférerait mille fois être « juste » fatigués par des nuits trop courtes que par un bébé souffrant. C’est un vrai serre-coeur, une torture.

    Pour des parents, savoir que son enfant ne va pas bien c’est très douloureux et chamboulant. On a beau se dire qu’on fera comme ci ou comme ça, quand ça arrive et qu’on vit la chose, tout se bouscule et rien ne se passe comme on le voudrait. Ou tout du moins, pas de manière si évidente.

    Avec Théo, nous étions totalement dépassés par cette situation que l’on ne contrôlait pas du tout. Mais aussi et surtout par ce stress de jeunes parents, par l’épuisement, par les journées qui s’enchainent et où rien n’évolue comme on le voudrait. Dépassés aussi par ces pleurs de douleur qui nous broient le coeur et par notre manque d’efficacité.
    Enfin à ça s’ajoutaient les réflexions pas toujours très plaisantes ni rassurantes de l’entourage. Si je devais vous résumer notre expérience, je dirais juste que les reflux nous ont volé notre bébé chérie durant 2 mois. notre bébé et tous les bons moments qu’on aurait du pouvoir passer. Deux mois où l’on a du tous les 3, faire face à l’épuisement et la douleur, plutôt que de profiter d’elle en gazouillant, à l’admirer, faire des promenades en poussette, la voir grandir et évoluer dans le calme et le bonheur. Ce n’était pas vraiment l’image que je me faisais de mon congé, ni même de la vie avec un tout petit poupon.

    Entre haine et tristesse
    J’en ai vraiment voulu, je ne sais pas très bien à qui ou à quoi, mais j’en ai voulu que mon bébé soit si mal, qu’elle ne soit pas paisible. J’avais en moi un sentiment de haine et d’injustice profond.
    Mais aujourd’hui je sais qu’il était nécessaire que je passe par là pour comprendre tout un tas de choses sur mon rôle si précieux de maman, sur moi-même. Et lorsque ça n’allait pas je tentais au mieux d’y penser.

    Et puis l’épuisement prend le dessus.
    Les reflux devenaient le sujet numéro 1, ils nous prenaient complètement la tête au point qu’on était complètement déconnectés de tout et de tout le monde aussi. On ne s’autorisait plus aucune sortie, voir nos proches était compliqué aussi. Je me souviens que chaque soir, alors qu’elle mettait plusieurs heures avant de s’endormir et avant que la douleur d’estompe, on se regardait avec mon mari en se demandant  :
    « Mais quand et comment on va s’en sortir ? Qu’est ce qu’on fait pour elle si ça continue ? Qu’est-ce qu’on a loupé ? »

    Au bout d’un mois de reflux, cette situation et surtout l’état de Chloé, encore si petite et si fragile, nous ont rendus complètement inefficaces, vulnérables et à fleur de peau. On est d’accord, je ne parle pas d’efficacité productive mais d’efficacité psychique. Celle qui permet de prendre sur soi, de rester patients et zen face aux pleurs et à l’énervement de notre bébé, de ne pas s’emporter et de trouver des solutions adaptées et raisonnées. Car on a beau savoir que notre bébé n’y peut rien, que s’il pleure c’est parce qu’il ne va pas bien, au bout d’un moment la fatigue psychique et physique l’emportent.

    Dis comme ça, je sais que cela peut paraitre très égoïste, très dur et très plaintif, loin de tout ce que je pouvais dégager sur mon compte. Mais moi-même avec du recul et en me rappelant ces journées cauchemardesques j’ai du mal à réaliser combien ce semblant de RGO nous a mis K0 tous les 3, dans un état qui n’est pas notre état normal non plus. On l’aime tellement fort, c’est tellement tout pour nous notre Chloé, que la voir mal  ainsi nous rendait fous et malheureux.

    Le secret ? Rester soudés !
    Alors avec mon mari on a tenté au mieux de se soutenir, de se serrer le coudes. Au mieux car quand la fatigue est là, on se rend compte que c’est parfois plus compliqué de prendre l’autre en considération, de prendre soin de lui. Souvent, si l’un des deux sentait que la tension montait, qu’il flanchait, l’autre prenait la relève. Le soir il se dépêchait de rentrer du travail pour me soulager, pour que je souffle un peu et que j’évacue. Quand je craquais, il était là pour nous deux, pour écarter Chloé mais aussi pour me soutenir et me consoler.

    Mon mari n’a pas toujours pu être là quand ça n’allait pas, mais quand il le pouvait c’était un soutien inestimable, un épaule indispensable et une présence rassurante. Et pourtant personne ne lui fait jamais appris à être ce papa si paisible et fort. Moi, je suis de nature angoissée et je savais avant même de devenir Maman que les pleurs de mon enfant seraient ma plus grande faiblesse. Je ne m’étais pas trompée et les RGO n’ont fait qu’empire cette crainte. Chacun de ses pleurs étaient une boule d’angoisse que je devais encaisser. Autant vous dire qu’il en a eu !

    Il y a donc eu des clashs, des engueulades, des remises en questions car on n’en pouvait plus de ne rien pouvoir faire et de voir qu’à cause de ça notre couple prenait cher! C’était inévitable mais finalement, je crois que malgré cette période douloureuse pour tous, on à quand même réussi à devenir ce Papa et cette Maman aimants et forts pour notre Chloé. C’est notre plus grande réussite de couple : avoir gardé le cap ensemble, ne pas s’être lâchés et s’être soutenus et aimés même si la situation était catastrophique. Rassurants en revanche nous ne l’avons pas été tout de suite, en tous cas en ce qui me concerne. Chloé avait besoin à ce moment là d’une Maman qui gère mieux, qui soit sûre d’elle … bref tout ce que je n’incarnais pas ! J’ai mis du temps avant de comprendre que c’était un cercle vicieux ou l’une et l’autre on s’épuisait.

    Et ce que je peux dire aujourd’hui en regardant tout cela avec des yeux de Maman paisible et heureuse, c’est que cette période aura été pour moi un cadeau !
    Elle est maso elle, non ?
    Pas maso mais reconnaissante envers le destin. La vie nous apporte les épreuves que nous méritons de vivre. Pas dans le sens de la punition, bien sûr, mais dans le sens où chaque épreuve que nous vivons nous donne l’opportunité de travailler sur nos failles, sur nos faiblesse. A nous de choisir comment nous souhaitons vivre cela 😉
    J’ai mis du temps à comprendre que derrière les reflux de notre puce se cachait une occasion pour moi de travailler sur mes points faibles, mais maintenant que tout cela est terminé, je constate combien on a grandit. Merci ma Chloé chérie de nous avoir permis d’évoluer et de devenir les parents que

    As-tu culpabilisé ? Comment vivre les remarques de l’entourage ? 
    Oui, j’ai énormément culpabilisé. Culpabilisé vis à vis de mon alimentation, j’avais peur que ce soit de ma faute, que ce soit mon ait qui provoque les reflux. Même si on a finalement vite compris que ce n’en était pas la cause. On s’en est voulu aussi de ne pas réussir à lui faire prendre l’Inexium, de ne pas avoir pu la soulager grâce à ce traitement.

    On a entendu toutes les remarques -reproches- possibles, à remettre en doute ce que je mangeais, ma façon d’allaiter, la richesse de mon lait, … On a aussi entendu que c’était des caprices, que Chloé était difficile et pénible. Je rappelle juste, histoire de rire un peu, que Chloé avait 2 mois! Beaucoup de proches y allaient de bon train pour mettre leur grain de sel, commenter et mettre en doute la douleur. C’était très dur de rester bienveillants, calmes et de faire comprendre que non, Chloé ne faisait pas semblant. Pas à 2 mois les gars. Alors tout naturellement on s’est un peu effacés, on a pris nos distances pour se recentrer sur notre petite famille et notre Choupette.

    Un jour la délivrance 

    Et un jour, tout s’est estompé, tout s’est enfin arrêté. Un peu comme par bénédiction j’avoue !
    Genre « C’est bon les enfants, vous avez dégusté maintenant on vous laisses tranquille ». Vraiment c’est ainsi qu’on l’a vécu ! Et quelle délivrance, quel bonheur de pouvoir profiter d’un bébé qui va bien. Alors je nuance parce qu’avec un bébé, il y a toujours un petit pet de travers, mais dans l’ensemble tout allait très bien et on a donc pu profiter de notre bébé a 3000%. Oui, oui à 300% ! 

    Je regardais mon mari et lui disais :
    -« T’as vu Doudou on peut la coucher à plat elle ne dit plus rien! Regarde on a réussi à aller se balader sans hurlements, et en voiture elle dort enfin! ».

    Les RGO auront été extrêmement dur à vivre pour nous 3, mais aujourd’hui grâce à eux on a fait un bon en avant de géant, intérieurement et dans notre degré de bonheur.
    Alors a tous ceux qui sont en plein dedans, qui se demandent eux aussi si un jour le RGO leur rendra leur bébé, patience je vous le promet un jour vous pourrez savourer ♡

    Merci Instagram !

    Grâce à Instagram et à de nombreuses mamans avec qui je discutais, j’ai pu en parler, me confier et espérer un changement. Et mine de rien cela soulage aussi de savoir que d’autres passent par là, endurent la même chose. Les journées où ça n’allait pas du tout et où je ne savais plus quoi faire, où je sentais que je perdais pieds, j’allais chercher du réconfort et du courage auprès de ces super mamans.
    Céline, Anne, Tiphaine, Virginie, si vous passez par là, vous saurez que je parle de vous ♡

    N-B : A toutes les mamans (voire même papa !) qui se sentent seules ou totalement démunies, la PMI est aussi là pour vous accueillir, vous écouter et vous apporter du soutien. Vous pouvez prendre RDV ou vous y rendre facilement !N’hésitez surtout pas et n’ayez pas peur d’être jugée 🙂

    T’exagères pas un peu là ? 

    Je le sais certains penseront que je dramatise, que je me plains un peu trop ou que je fais des caisses pour me diner en spectacle. « T’as voulu d’un enfant alors ma cocotte assume, arrête de te plaindre et d’exagérer« .
    Mais non je n’exagère pas. Quel que soit le problème que votre enfant rencontre, en tant que parents leurs douleurs nous transpercent. Même s’il ne s’agissait finalement pas d’un RGO aussi fort qu’on le pensait, même s’il existe des pathologie bien plus lourde, bien plus grave, Chloé a souffert et rien que d’y repenser mon coeur de maman a mal.

    Ce que je souhaite donc juste faire passer comme message, c’est qu’un RGO tout comme des coliques, bronchiolite ou autre pathologies, c’est très dur à vivre pour des jeunes parents et je ne le souhaite à personne. Les mots que je pose ici sont juste ceux que l’on a trouvé avec mon mari pour parler de notre vécu.

    Enfin parce que d’autres mamans vivent cela dans leur coin, sans oser en parler de peur d’être jugée de mauvaises mère ou d’être tenue comme responsables, je voulais redire qu’on vit toutes, à quelque chose près, les mêmes épreuves. On s’est presque toutes déjà sentie démunies, au bout du rouleau, au bord de la crise de nerfs à cause de quelque chose qu’on ne peut pas contrôler chez notre bébé. C’est humain, c’est maternel et surtout, cela nous apprend finalement la plus belle de choses : l’amour inconditionnel. Car malgré la douleur, l’épuisement et l’impuissance il y a une chose qui ne change pas, c’est l’amour qu’on porte à notre tout petit


    J »espère de tout mon coeur que cet article rassurera ou aidera certaines d’entre vous. Et si vous êtes dans cette période compliquée des reflux, je vous envoie tout mon courage. Sachez qu’il y aura une fin à tout cela, je vous le promets 😉

    Je vous embrasse

    Romane ♡

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    2 Commentaires

    1. Anne
      20 février 2019 / 14 h 35 min

      Je viens de finir la lecture de ton article et je suis en pleurs… trop de mauvais souvenirs. Il est encore là ici malheureusement mais de manière beaucoup moins violente et constante qu’il était les mois précédents.
      Un mal qui nous a volé certains doux moments…
      Merci d’avoir posé des mots. ♡
      Bisous à toi et Chloé

    2. Marie Sab
      28 mars 2019 / 21 h 32 min

      Lire ce post.. et m’y retrouver à 1000% ; me sentir moins seule dans ma détresse actuelle ; poser des mots sur les sentiments contradictoires qui nous traversent et sur la douleur que l’on peut ressentir actuellement avec mon conjoint.
      Merci d’y avoir posé les mots, d' »avoir pris le temps d’écrire un article aussi long qui détaille tout ça.
      Mon fils a bientôt 3 mois. Alors qu’il souffrait de terribles coliques depuis sa naissance, et que nous en voyons enfin le bout, nous voilà maintenant à souffrir du RGO. Je dis on, car effectivement même si c’est Lucas qui en souffre physiquement parlant, j’ai mal de voir mon fils se tordre de douleurs, se mettre à pleurer de manière ultra soudaine, un pleurs qui ne laisse pas sous entendre autre chose que de la douleur. Je viens de passer deux semaines à garder un petit bout qui pouvait hurler pendant 3heures d’affilées, dans l’incapacité la plus totale de dormir et de se reposer alors qu’il était épuisé ; de réussir PARFOIS à poser mon bébé pour sa sieste, que son sommeil soit plus qu’agité, et que des remontées acides et désagréables de lait caillé se fassent jusqu’à 4h après la dernière prise de son biberon le réveillant alors dans de terribles cris.. Nous en sommes au troisième lait infantile en trois mois, et je suis maintenant en refus de rechanger. Nous lui donnons du gaviscon avant chaque repas mais cela ne semble vraiment pas suffisant. Savoir que je dois laisser mon fils chez une nounou dès la semaine prochaine me terrifie ; et si elle craque ? craque d’entendre un bébé littéralement hurler non stop pendant des heures juste pour la douleur ? Car il faut le dire cette semaine j’ai craqué… et pour deux choses : car je ne supportais plus mon bébé, oui je dois le dire et mettre les mots vrais : je ne supportais plus de l’entendre crier. J’ai été épuisée et à bout moralement parlant. Et après ? j’ai culpabilisé pendant des heures d’avoir pu une seule seconde être fatiguée de mon fils qui souffre le martyre…

      Bref je m’emballe et je pars dans tous les sens… J’espère arriver à me faire entendre enfin par la pédiatre la semaine prochaine car ils sous estiment tous beaucoup je trouve ce RGO : « ça va passer » « essayer de limiter la prise de gaviscon c’est quand même un médicament » (ah bon ? je savais pas tiens ! en fait je veux juste soulager mon bébé au cas où que t’aies pas compris…) et que le polysilane va aider un peu tout ça.

      Bonne soirée Romane, merci d’avoir rendu ma soirée plus douce

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