• la reprise du travail après bébé

    Quelques jours avant la reprise …

    On y est, la reprise approche à grand pas et je ne peux plus faire machine arrière! Dans quelques jours je reprendrai donc le chemin du travail après 10 mois d’absence. 10 mois d’une parenthèse incroyable, éprouvante, intense, magique et surtout hors du temps.

    Ces 10 derniers mois à la maison ont transformé ma vie à jamais, et maintenant il est temps pour moi de retourner travailler. Je vais moi aussi faire parti de ces mamans qui se lèvent chaque jour pour aller bosser, ces mamans que j’admirais tant, ces mamans qui m’inspiraient bien du courage et du respect, ces mamans que j’imiterai dans quelques jours …
    Alors je souhaitais partager avec vous cette reprise, ce que j’ai ressenti à la veille de ma rentrée professionnelle, comment j’ai vécu cette reprise et également ma manière de m’organiser dans cette nouvelle routine familiale et professionnelle.

    Congé maternité ou parental ?

    Avant de commencer et pour vous remettre rapidement dans le contexte, j’ai prolongé mon congé maternité avec un congé parental du 20 octobre 2018 au 4 mars. C’était déjà vu avec mon employeur depuis ma grossesse. Je leur avais dis que je ne reprendrai pas directement à la fin de mon congé maternité, que je retarderai certainement la reprise de quelques mois et qu’ils pouvaient donc me faire remplacer le temps que je sois prête. Je savais déjà au fond de moi que je souhaiterai repousser au maximum ma date de reprise, c’était sûr et je ne m’étais jamais voilé la face auprès de mes collègues.

    Avec mon mari nous avions également évoqué le sujet avant que Chloé naisse. Il était totalement d’accord et compréhensif sur le sujet. J’avais donc anticipé financièrement, fais des réserves et mis de l’argent de côté tout le long de ma fin de grossesse. Le congé parental est un droit, certes, mais il est aussi et surtout un CHOIX ! Je prenais librement le choix de rester chez moi pour voir grandir ma fille et lui apporter tout ce que je voulais lui donner, avant de reprendre mon travail. C’est comme quelqu’un qui décidera de rester deux semaines en vacances plutôt qu’une. C’est un choix qui amène du confort, mais aussi une chance de pouvoir se le permettre.

    Administrativement, le congé parental est un congé qui nous permet en tant que maman, de garder notre poste professionnel jusqu’à notre retour. On bénéficie de ce droit jusqu’au 3 ans de l’enfant et il suffit de faire une lettre à notre employeur pour le prévenir puis de déclarer cette situation à la Caf. Le congé parental est considéré comme un congé sans soldes il me semble. Pour ma part et parce que je suis une grande stressée de l’administration, j’ai appelé ma Caf pour avoir toutes les informations et être rassurée. C’est le genre de choses que je déteste faire et pour laquelle mon congé parental m’a obligée à être bien vigilante !

    Payé ou pas payé ? 
    Pas payé par notre travail, évidemment ! Vous imaginez si toutes les boites devaient indemniser les mamans qui prennent 3 ans de congé ! Ca ne serait pas vraiment juste, ni raisonnable. En revanche la CAF propose une aide de 396€/mois le temps du congé parental. Certes ce n’est pas énorme, mais j’étais bien contente d’avoir ce petit versement mensuel car en prenant la décision de rester à la maison, je ne pensais pas toucher quoique ce soit. La surprise fut très agréable !

    C’était plus raide que lorsque je travaillais, bien sûr, mais on savait que durant ces quelques mois on ferait plus attention et que l’on réduirait les dépenses. Tout est dans l’anticipation !

    En tous cas, j’ai réellement vécu cette période comme quelque chose de privilégié, comme une chance que j’avais de pouvoir prendre ce congé. Car je sais que d’autres ne pourraient pas se le permettre. Rester avec Chloé quelques mois de plus était mon plus grand souhait alors nous avons fait en sorte que je puisse et je suis immensément reconnaissante de cette chance.

    N-B : ne confondez pas avec le congé maternité de 16 semaines en France, où vous êtes payée à l’identique de votre salaire en temps normal (sous condition d’une ancienneté de 1 an je crois). J’ai donc touché mon salaire de début juillet à fin octobre. Durant cette période, j’étais focalisée sur la naissance et tout était prêt. Je n’avais donc pas de dépenses importantes à faire, j’ai pu mettre de côté pour la suite en congé parental 😉 

    Pourquoi ne pas avoir prolongé encore ton congé parental ?

    Je n’ai pas prolongé de nouveau mon congé parental pour deux raisons.

    • La première est assez évidente : le nerf de la guerre l’argent ! On a beau su se débrouiller avec un salaire et demi voire moins pendant plusieurs mois, au bout d’un moment l’envie de se payer des vacances et de se faire plaisir revient. Nous avons aujourd’hui quelques projets en tête, des besoins financiers qui arrivent pour concrétiser certains d’entre eux, il était donc nécessaire pour nous que je reprenne mon travail.
    • La deuxième raison fut : le besoin pour elle ET pour moi de se « détacher ». Je ne souhaite absolument pas faire passer comme message le fait qu’elle n’ait plus besoin de moi. Vraiment pas ! Car au fond de moi je suis persuadée que jusqu’à assez tard dans l’enfance, la maman est le repère le plus important pour un bébé, que sa présence est un moteur pour son développement, un besoin indispensable.
      Mais ce dont je suis persuadée également, c’est qu’un bébé à besoin de découvrir le monde, de voir d’autres personnes, autre chose que sa maison et d’apprendre, d’évoluer avec d’autre visages. Et moi aussi, maman, ai ressenti ce besoin de souffler, d’avoir du temps pour moi. En 7 mois, j’ai pris au total 3 jours pleins pour moi, rien de plus et j’en ai été la plus heureuse. Je ne regrette pas de m’être dévouée à ma Chloé, d’avoir été présente pour elle si longtemps. Donc même si mon coeur de maman peine à la laisser le matin, je suis aussi heureuse et soulagée de pouvoir retravailler certains jours de la semaine. Je ne pensais vraiment pas pouvoir dire cela un jour, seulement c’est la réalité, cela me fait du bien!

    Il est quand même vrai que j’aurais préféré pouvoir la confier de temps en temps, sans reprendre pour autant le travail, je ne peux pas vous mentir là-dessus. Le blog me prend finalement beaucoup de temps, j’adore ce que je fais ici et sur Instagram et j’aimerais beaucoup pouvoir m’en contenter.Seulement ce n’est pas le cas et même en ayant fait tous les calculs possibles avec mon mari il était impératif que je retourne chez Décathlon. Prendre une nounou en restant en congé parental n’est pas compatible, pas financièrement en tous cas. C’était un choix très dur à prendre pour moi, ce fut assez houleux et délicat entre nous pendant quelques jours avec mon mari. J’avais réellement peur de laisser ma chance de côté, de ne pas savoir gérer Décathlon et le blog, de devoir laisser tomber mes articles, mes moments à moi par ici qui me font tellement de bien. Alors on a trouvé des compromis, on tente de mettre en place des moyens pour ne pas tout abandonner. Le tout en reprenant le travail dans un premier temps.
    Et finalement je ne regrette pas d’avoir fait ces choix là, d’avoir repris sans mettre mon blog entre parenthèses, d’avoir négocié une reprise plus douce, d’avoir attendu aussi avant de reprendre …
    Et puis, je serai heureuse de voir mon salaire arriver en fin de mois, de pouvoir à nouveau nous octroyer des petits plaisirs, de partir en vacances, gâter ma fille. Toutes ces choses qui devenaient compliqué de faire en congé parental.

    Etre maman et travailler est un choix que beaucoup de mamans font, par soucis financier principalement et j’en fais aujourd’hui parti. Maintenant, je pense que même en travaillant il est possible de s’arranger, de s’organiser et de faire en sorte de pouvoir conjuguer les deux. Et ce tout en restant une maman présente et épanouie. C’est mon plus grand souhait, mon plus grand défi à présent !

    Quel est ton travail ?

    Vous avez eu la réponse en story l’autre jour 😉 J’avais reçu tellement de messages en privé me demandant dans quel domaine je travaille qu’il m’était difficile d’attendre avant de vous répondre. Je m’étalerai néanmoins un peu plus et de manière plus approfondie sur le sujet dans un article spécial sur mon parcours professionnel.

    Je travaille donc chez Décathlon en tant que vendeuse, au rayon cycle/running, à plein temps. Je vous expliquerai le pourquoi du comment dans cet autre article 😉 Je vous parlerai des raisons, des situations qui m’ont poussées à atterrir là-bas, si c’est en relation avec mes études, toussa toussa …! Je peux simplement vous préciser que cela fait 3 ans que je travaille là-bas et je m’y sens vraiment bien, même si cet emploi est bien loin de mes ambitions professionnelles.

    Sous quelles formes et conditions reprends-tu le travail ? 

    Pour cette reprise j’aurais du bénéficier d’un 80%, qui est un aménagement d’horaire spécial pour les mamans qui reviennent de congé. Seulement voilà, faute de mauvaises informations entre la Caf et mon travail je n’ai pas pu. Il était trop tard et je suis passée à côté. Je peux vous dire que ma déception était à environ 2000%.

    Alors si je peux vous donner un conseil :
    faites attention à ne pas repousser plus de 2 fois votre congé parental si vous souhaitez
    reprendre à 80% ;-).

    C’est donc après une soirée à pleurer en imaginant la reprise à plein temps, dépitée et paniquée au possible, que j’ai réussi à magouiller mes plannings et à aménager mon temps de travail. J’avais accumulé beaucoup -beaucoup- de congés payés, et grâce à ma responsable j’ai réussi à en caser 1 voire 2 par semaine jusqu’à fin mai. Je reprends donc à plein temps oui, sur le papier, mais en réalité mes semaines seront bien plus légères. Je travaille entre 18 et 27 heures par semaines, ce qui me laisse beaucoup de temps avec Chloé à coté.  Pour moi il était inimaginable de reprendre à plein temps et de laisser mon bébé 4 à 5 jour par semaine. Impossible. Alors au risque de passer pour une casse bonbons, j’ai tenu tête et fait en sorte de reprendre en douceur. Et aujourd’hui je ne regrette pas, j’ai pu retravailler sans stress, beaucoup plus détendue et surtout sans trop de nostalgie et de culpabilité. Je n’aurais, je pense, jamais assumé ni assuré une reprise à plein temps. Retravailler oui, à temps plein non. 

    En revanche, étant dans le commerce je serai amenée à travailler le samedi. Je le savais ça a toujours été comme ça depuis que je travaille chez Décathlon, et je ne serai pas épargnée sous prétexte que j’ai un enfant. Ce qui est d’ailleurs tout à fait normal. C’est dur car en tant que maman on voudrait passer nos week-end en famille, mais grâce à des semaines allégées une fois de plus, je sais que cette situation sera moins difficile. Et puis finalement c’est aussi l’opportunité pour le Papa de passer de super moments en tête à tête avec sa fille 😉

    J’ai également pu poser 2 semaines de vacances d’ici fin mai, ce qui est royal je le reconnais. D’autres connaissent des reprise bien plus compliquées j’en suis parfaitement consciente. On va donc tâcher de profiter au maximum de ces conditions de reprises si agréables, et d’organiser un joli premier voyage pour notre Choupette. A suivre ! 

    Chloé sera gardée par qui ?
    Combien de jours par semaine ? 

    Pour la garde de Chloé nous avons opté pour une Nounou. Dans la région il n’ y a que très peu de crèches, le choix est limité, elles ne sont pas très bien situées pour nos boulots. Et surtout … il n’y avait plus de places ! Nous aurons donc une nounou que j’avais trouvée lorsque j’étais encore enceinte.

    Hé non, je ne m’y suis pas prise au dernier moment #mamantroporganisée !

    Pour celles que cela intéresse, j’avais cherché sur le site Nounou au top qui est un site vraiment très bien fait, sécurisé et surtout ultra fiable. Après une première rencontre avec Mireille, nous avons décidé de la choisir comme nounou pour notre enfant. J’avais eu le contact d’une autre nounou avant elle, mais très exigeante sur les horaires le soir. Cela ne correspondait pas du tout à nos attentes étant donné que mon mari ne finit jamais à heures fixes. Nous avons donc préféré chercher quelqu’un de plus souple. Mireille incarnait la nounou qu’il fallait pour Chloé : douce, attentionnée, gentille, patiente, … Pour le moment nous sommes contents car tout se passe bien, en espérant que Chloé et son énergie débordante ne la fassent pas tourner en bourrique! Lorsque je recherchais, je voulais uniquement avoir le feeling avec quelqu’un, me sentir en confiance et à l’aise, qu’elle soit flexibles sur les jours et les horaires. Ce fut le cas !

    Le gros plus également, c’est la localisation ! Nounou est située à 4 kilomètres de chez nous, dans le village voisin. Et mes beaux-parents dans le hameau suivant, c’est idéal et vraiment pratique ! Donc au moindre problème ou si nous ne pouvons pas aller la chercher à temps le soir, il y aura toujours des solutions simples et rapides.

    La nounou et la confiance 
    On a beau me répéter qu’une nounou s’adapte, que c’est son boulot, qu’elles savent faire même avec les enfants les plus difficiles, je reste encore sur la réserve et je préfère attendre de voir comment se passeront les prochaines semaines pour être totalement rassurée et sereine. Confier son enfant, qui plus est à une nounou seule chez elle, reste toujours un stress pour une Maman. Quoi qu’on en dise ! Et il est normal qu’il nous faille plusieurs semaine pour établir une confiance et se rassurer. On ne parle pas d’une Dogsitter, d’un garde meuble. C’est celle qui s’occupera de notre enfant, de la prune de nos yeux. Je lui fais entièrement confiance et je prie pour que tout se passe toujours bien entre elles deux.

    En attendant, je peux vous dire qu’au bout de 3 jours seulement notre puce est accueillie comme leur propre petite-fille et elle ne manque pas d’amour. Hauts les coeurs, ma Chloé n’est pas laissée dans un coin et je suis heureuse et fière d’elle.  C’est une première étape de franchie, reste maintenant le rythme à prendre pour elle. Je le sais, elle est encore petite et elle aura besoin de se sentir rassurée et en confiance pour pouvoir se sentir comme à la maison.

    Enfin, pour commencer, Chloé ira environ 2 fois par semaine chez sa nounou, selon mes plannings et ses disponibilités aussi. Elle sera gardée avec un autre petit garçon, Maé, de 2 ans et qui semble pour le moment assez septique ! C’est SA nounou et il l’a bien fait comprendre à Chloé

    A suivre !

    Nounou ET grands-parents ! 

    En complément de la nounou nous pouvons compter sur mes beaux-parents 1 à 2 fois par semaine. Par soucis financier oui, mais aussi parce qu’ils le demandent. Ils sont raides dingues de leur petite-fille et ces moments entre eux sont très importants, très précieux. Je suis si heureuse que notre fille puisse profiter régulièrement de ses grands-parents comme j’ai pu le faire étant petite. Alors je leur confierai Chloé le samedi lorsque je travaillerai, ce qui permettra aussi à mon mari de souffler ou de travailler s’il le souhaite. Et si je ne travaille pas le week-end, Chloé ira une journée par en semaine voir ses grand-parents.

    Depuis notre retour des vacances de Noël, nous leur avons confié Chloé 1 ou 2 fois par semaine. Cela me dégageait du temps et finalement elle était aussi hyper heureuse. heureuse de les voir, de changer de maison, de prendre l’air avec sa grand-mère. C’est une grande chance de pouvoir compter sur eux et qu’ils soient si proches géographiquement et dans nos coeurs également. Pour Chloé, pour nous, pour eux je trouve cela vraiment chouette. Elle est chez ses grands-parents comme à la maison et c’est toujours un bonheur de la voir si heureuse, s’épanouir avec eux.

    L’adaptation chez la Nounou 

    Avant de reprendre il était indispensable pour tous de faire un adaptation et d’apprendre à se connaître, de prendre nos marques. On a donc attendu la semaine qui précédait la reprise pour la confier 2 demi journées à sa nounou. Une fois le matin, une fois l’après-midi. C’était seulement moi suffisant pour qu’elles fassent connaissance. Chloé a très bien réagi –mieux que sa maman …– et n’a pas versé une seule larme. Je pense que son jeune âge y est pour quelque chose, elle ne devait pas plus que cela se rendre compte de l’aspect « séparation ». Enfin je crois!

    Ces deux demi-journées se sont parfaitement bien passées, elle a dormi 2h à chaque fois et moi de mon côté j’étais vraiment rassurée. Pour que Chloé dorme c’est qu’elle s’y sentait bien ! Elle a joué, bien mangé et la nounou semblait vraiment à l’aise. Moi j’ai eu un pincement au coeur, quelques larmes aussi le temps de la laisse et de rentrer à la maison. Une fois ces quelques minutes passées, je suis retournée à mes occupations.

    Le jour de la reprise, jour complet donc, Chloé a refusé de dormir de tout l’après-midi. Et je crois que la nounou ne s’y attendait pas vu la super adaptation, qui s’était parfaitement bien passée. En tant que maman on se pose mille questions, même si je suis consciente que Chloé est encore un bébé et que chaque jour est différent. J’attends donc les prochains jours avant de stresser. Mais il est vrai que j’ai perçu cela comme un échec, comme une déception et j ‘espère que la nounou tiendra si elle refuse encore de dormir.

    Affaire encore plus à suivre …!!

    Quelle organisation pour vous et Chloé ? 

    Aujourd’hui j’ai repris mon travail, et j’ai donc pu voir comment se passerait une journée type. Je dois dire que cela s’est très bien passé et fait sans stress, mise à part celui de ma reprise professionnelle que je n’ai pas su lui cacher. Autrement nous avons su nous organiser de manière très fluide sans véritablement en parler avant avec mon mari. Et quel bonheur quand tout se goupille sans avoir à courir partout.

    Pour vous situer, mon travail se situe à 1/4 d’heure de la maison et mes horaires seront bien souvent 9h/9h30-19h30 en journée complète.

    Le matin
    Avec mon mari nous sommes de bons lèves-tôt, le matin il n’y a pas de stress et on prend notre temps. Commencer sa journée en speed et à 2000 à l’heure sans façon, on déteste ça. Mon mari se lève à 6H45 et finalement avec Chloé nous faisons de même. Elle s’est toujours réveillée en même temps que nous et suit notre rythme.
    Chacun se prépare à son rythme : je lui donne le biberon en même temps que mon mari se douche, puis nous prenons un café, je petit-déjeune et mon mari quitte la maison vers 7h20. Ensuite je prends une douche et on file s’habiller toutes les deux. En général, le matin, Chloé ne tient pas longtemps avant de se frotter les yeux et la sieste est alors indispensable. C’est donc ici que ça coince car souvent ce n’est pas encore l’heure d’aller chez Nounou! Je pense que je ferai en sorte qu’elle attende jusqu’à 8h30/8h45 pour se recoucher, autrement j’aviserai au feeling.
    En tous cas, le matin on a le temps de se préparer en douceur, en rigolant et ça c’est finalement très agréable !

    Le soir
    Etant donné que je finis le travail vers 19h30, je ne serai pas là pour le coucher de Chloé. C’est donc le Papa, en sortant du travail vers 17h30, qui récupérera Chloé et lui donnera le bain, jouera avec elle et enfin lui donnera le biberon. Un vrai tête à tête père/fille qui  pourra s’avérer assez compliqué les premiers temps. En effet, Chloé est souvent, et comme beaucoup de bébés, très chonchon en fin de journée et le papa lui a des journées assez intenses. Le soir je l’épargnais souvent jusqu’ici, le laissant souffler avant de prendre le relais. Mais à présent il devra assurer seul et n’aura que très peu de temps pour souffler avant de récupérer Chloé.

    C’est un coup de main à prendre, je leur fais confiance et heureusement je ne travaille pas tous les jours, ce qui fera de cette situation quelque chose d’assez occasionnel.

    De mon côté, quand je rentrerai vers 20h, elle sera bien souvent couchée et je ne la verrai donc pas. Pas question d’aller l’embêter ou risquer de la réveiller avec un bisou. C’est dur on veut les sentir mais pour moi c’est aussi trop bête de prendre le risque qu’elle se réveille. Alors je penserai à descendre un doudou avec son odeur le matin pour me shooter à son odeur le soir, n’est ce pas ! C’est je pense le plus rude et le plus bizarre dans cette reprise, pour moi qui était là dans tous les moments clefs de la journée, dont le coucher. Mais la première journée s’est très bien passée et je savais que je la retrouverai pour le réveil le lendemain matin. J’ai donc profité de mon mari et de ce moment à deux si précieux.

    Comment vis-tu la reprise après 10 mois d’absence ?

    Une séparation très dure 
    Avant de reprendre, les 3-4 jours qui ont précédés ma rentrée, j’ai senti une vague de nostalgie, de peurs et de tristesse m’envahir. Pas de stress, pas d’angoisses particulières mais du chagrin et un peu de blues. J’ai beaucoup pleuré en réalisant petit à petit que cette parenthèse de nos débuts prenait fin. On refermait doucement mais surement le livre du congé maternité puis parental, en insérant dedans cette fin de grossesse magique, le jour de la rencontre si incroyable, les présentations, nos premiers pas en tant que parents , .. mais aussi toutes cette période si difficile et si intense qui a suivi. Toutes ces choses qui ont fait de ces 7 derniers mois un grand bonheur autant qu’un grand chamboulement, j’étais à quelques jours de les laisser derrière moi pour entamer une nouvelle aventure.

    J’étais prête j’en suis certaine, mais mes émotions, elles, ne suivaient pas. Chaque fois que je la regardais ces derniers jours, chaque moment passé avec elle me replongeait dans tout ce qu’on avait vécu ensemble. Ce que je ressens pour elle me submergeait, me donnait le tournis et les larmes venaient sans que je puisse les arrêter. Elles montaient et coulaient à longueur de journée. Chaque sourire, chaque rire, chaque réveil, chaque câlin, …. je prenais tout ce qu’il y avait à prendre pour me donner du courage et rester une maman débout et rassurante. Ces derniers jours j’ai donc puisé dans cet Amour qu’elle me donne en masse, en permanence pour ne pas flancher et surtout pour ne pas renoncer à reprendre le travail. J’ai hésité, j’avoue. J’étais encore parfois indécise et me demandais si je faisais le bon choix. Pour elle, pour moi, je n’étais plus si sure.

    Me séparer d’elle, aujourd’hui encore, est un vrai supplice. Chloé est encore mon prolongement et je peine à la laisser s’épanouir ailleurs que dans mes bras. C’est ma fille, mon tout, mon plus grand bonheur et oui, je l’avoue, j’ai peur pour elle. Pas peur qu’elle ait faim ou mal. Peur qu’elle ne soit pas heureuse sans moi, peur qu’on ne lui donne pas toute l’attention dont elle a besoin en permanence, peur qu’on la délaisse, qu’on ne l’aime pas aussi fort que je l’aime, peur qu’elle soit triste, ou malheureuse, …. J’ai peur d’être loin d’elle. Et finalement c’est moi qui la connais le mieux dans ce monde, alors est-ce que tous les autres arriveront à s’occuper d’elle aussi bien que moi ? Ces questions me rongeaient tellement, mais je n’ai pas flanché et j’ai pris mon courage à deux mains 😉

    Avant d’être maman, je me disais que je serais certainement heureuse de reprendre le travail et que je n’aurais pas de mal à confier mon bébé.
    « Ca va c’est qu’un bébé, et puis je le retrouve le soir« .
    Mais c’est tellement plus intense en réalité. Laisser son bébé c’est comme passer ses tripes à l’essoreuse, ça fait mal et ça nous donne la nausée. Je dirais meme que c’est animal, et tant qu’on a pas vécu cette relation parent/enfant on ne peut pas véritablement comprendre l’ampleur de ces ressentis.

    Apprendre à laisser partir son enfant
    Chloé et moi nous formons un duo ultra fusionnel. Il y une dose d’hypersensibilité qui a doublée avec sa naissance … c’est certain !
    Durant ces 7 mois avec elle il y a eu de gros coups durs, des tsunamis d’épuisement, de ras le bol, d’émotions, mais malgré ça je savais que reprendre le travail signerait une coupure, une rupture. En retournant travailler, j’ai accepté qu’elle grandisse aussi sans moi et qu’elle prenne une part de son envol. J’accepte qu’elle soit bien avec quelqu’un d’autre et qu’elle coupe le cordon pour qu’on ait aussi des moments de retrouvailles jusqu’ici inexistants. Et c’est tellement bon de se retrouver, si vous saviez ….!

    Ce que j’ai appris aussi en devenant maman, c’est que Chloé comme tout bébé, reste une personne à part entière et je me devais de retravailler pour en prendre pleinement conscience. Je n’ai pas mentionné cela comme une raison de reprendre le travail, mais finalement c’en est une aussi. Ma reprise fait partie de mon chemin, de mon développement personnel pour devenir une maman équilibrée et épanouie.

    Je ne veux pas reproduire avec Chloé des choses qui ont pu me peser et m’empêcher d’avancer dans ma propre histoire de vie. Et cela commençait par devoir reprendre le travail. Donc je le sais, ce travail n’est pas la pour m’épanouir ou me faire avancer professionnellement, il est vraiment là pour m’aider à devenir cette maman que je souhaite être pour ma fille. Et pour l’aider elle aussi à grandir et s’épanouir de la meilleure manière qui soit.

    N-B : attention je ne dis absolument pas que les enfants qui grandissent avec des mamans au foyer ne s’épanouissent pas ou que cela n’est pas la bonne manière de faire. D’ailleurs existe-t-il UNE bonne manière de faire ? Je ne voudrais surtout pas blesser des mamans qui se consacrent entièrement à leurs enfants et dont je suis vraiment admirative. Ce que je vous partage sont les choix que j’ai fais  et qui sont adaptés à MA situation, à mon vécu et mes ressentis. Il n’y absolument rien d’universel dans mon discours 😉 

    Etre maman ET travailler : l’inconnu !
    Je n’ai jamais vécu un quotidien avec une Maman qui travaille. Ma maman à moi est toujours restée à la maison pour s’occuper e la maison, de l’intendance et surtout de nous, avec mes frères et soeur. Voir sa maman partir travailler, en tenue, rentrer tard, nous déposer en avance pour filer au boulot, s’absenter pour raisons professionnelles, … tout ça demeure le grand inconnu pour moi. Je ne sais pas ce que c’est qu’une maman qui travaille et c’était donc à moi de me faire ma propre expérience

    En reprenant la route du travail lundi dernier, je suis devenue une WorkingMum dont je n’avais jamais eu le schéma. Alors j’ai flippé pendant quelques minutes. Puis très rapidement, j’ai voulu prendre cela avec amusement, comme une nouvelle aventure et je me suis dis que c’était vraiment une fierté de pouvoir dire : « je suis maman et je bosse ». Le dire mais surtout le vivre !

    Avoir un bébé et reprendre le travail, je peux le dire aujourd’hui : c’est un sacré challenge ! Je ne parle pas de l’organisation mais bien de l’émotionnel. En acceptant –ou en étant obligée– de travailler, on fait le pari de jongler entre nos sentiments, de tout donner pour assurer sur tous les fronts, de laisser son bébé à quelqu’un d’autre le temps de notre journée de travail, de couper avec notre réalité de parent, de maman surtout, si fort. C’est dur, c’est éprouvant mais on en est que plus fières ensuite je vous le promets.

    L’angoisse première de la maman : le bien-être de son bébé
    Oui on appréhende la reprise, les journées de travail loin de notre bébé, la quotidien qui va devoir changer, savoir si on va assurer au boulot … mais il faut être honnête, une Maman qui reprend le travail c’est aussi et surtout se demander : comment ça va se passer pour mon bébé ? 

    Ma journée s’est finalement très bien passée. J’ai été accueillie comme une reine et mes collègues ont été au top du top. Je n’ai finalement pas eu de mal à m’adapter, j’ai repris rapidement mes marques et la journée est passée vite. En revanche j’étais paniquée au fond de moi à l’idée que Chloé, elle, vive très mal l’expérience. J’aurais voulu être une petite souris pour aller voir comment cela se passait avec la nounou, pour me rassurer et balayer mes craintes.

    Autant vous dire que lorsque j’ai su vers 17h qu’elle n’avais pas fait de sieste de l’après-midi et que ça avait été dur de tenir jusqu’à ce que le papa rentre, je me suis effondrée intérieurement. J’ai imaginé mon bébé fatigué, déçue que sa maman ne soit pas là, triste, …. c’était très dur mais je vues nous donner le temps de tous trouver nos marques. 
    J’espère donc de tout coeur que le temps fera son chemin et qu’elle arrivera à trouver un rythme agréable pour elle, pour la nounou aussi.

    A toutes celles qui reprendront bientôt le travail

    Profitez ! 
    C’est ce que j’ai dis à beaucoup d’entre vous qui étaient dans le derniers jours voire semaines avant la reprise. Ne pensez pas à votre retour au travail, vous serez suffisamment sous le coup de l’émotion à ce moment là. Non profitez de toutes ces heures, de tous ces jours que vous avez encore devant vous pour vivre le moment présent avec votre bébé et tout ce qu’il vous reste à vivre. Une journée avec son enfant c’est tellement précieux, alors même si’l ne vous reste « que » 5,6, …40 jours alors faites que les jours comptent, ne comptez plus les jours 😉

    A penser au lendemain, à ce qui va suivre dans notre aventure de parents, on en oublie de se recentrer sur ce que l’on a tout de suite, maintenant: le moment présent. Et c’est pourtant bien ça le plus important et l’essentiel. Alors quand je repense à toutes ces fois où je paniquais en imaginant la reprise, alors qu’il me restait 2 ou 3 mois, je me dis je ne réalisais pas tout ce temps qu’il me restait encore. J’avais encore des centaines de choses à vivres avec Chloé, des centaines de réveils, de câlins, de bisous, de moments sans limites de temps, de journées à ne rien faire si on ne voulait rien faire, … Bref c’est de l’or ces jours que vous avez encore devant vous alors ne les laissez pas mourir sous le stress de la reprise !

    Je voudrais aussi vous rassurer, vous les petites mamans qui comme moi pleurent en imaginant la séparation. Sachez que le plus difficile ne durera que quelques minutes. Allez, une demi heure si on est des plus sensibles 😉
    Ce moment horrible est celui où vous vous détacherez, où vous confiez votre bébé. Ce moment où vous l’embrassez une dernière fois avant de partir, avant de tourner les talons et de refermer la porte. J’ai cru que j’allais exploser en sanglots devant la nounou et devant ma fille. Alors je lui ai dis que je l’aimais très fort et qu’il fallait que je parte avant que ce soit trop dur. Je n’ai pas voulu éterniser les au revoir, ni trop me poser de questions. J’ai juste vécu mes émotions, et en montant dans ma voiture j’ai fondu en larmes. Et je crois que j’ai eu à ce moment là la meilleure idée, une intuition comme ça, au hasard : j’ai demandé à ma belle-mère si je pouvais passer prendre un café avant d’aller travailler. Au son de ma voix elle a su que j’avais besoin de réconfort et d’être rassurée. Ce moment entre mamans m’a fait un bien fou. Les larmes ont voté été essuyées et je suis repartie pleine de courage et d’entrain travailler.

    « Ne stresse pas tu vas lui communiquer tout ça et elle va être mal ».
    On vous le dira très certainement. On vous demandera également d’être moins sensible, plus courageuse et de ne pas transmettre vos émotions à votre bébé. Dans ce cas dites juste « Oui, oui« . Comment peut-on mentir à son bébé, lui cacher ce que l’on ressent ? C’est inévitable à moins de partir 10 jours loin de lui. Donc vivez ce que vous avez à vivre et parlez-lui! Quel que soit l’âge, expliquez lui ce que vous allez vivre tous les deux, rassurez-le et puis confiez vous à lui aussi. Il m’est arrivé de serrer fort Chloé contre moi en lui disant que j’étais effondrée de devoir la laisser, que j’avais peur et que je l’aimais plus que tout. Elle me laissait lui faire, était très tendre et ensuite me faisait un grand sourire : le pouvoir des bébés est incroyable alors ne passez pas à côté de votre relation.

    Donc laissez vivre vos émotions au moment où elles viennent, ne vous barricadez pas derrière un masque de maman imperméable si derrière c’est en miettes. C’est normal, c’est physiologique et naturel. Dites vous juste que vous faites de votre mieux et que votre bébé ne vous en voudra jamais d’avoir repris le travail 😉

    Vivez au jour le jour 
    Ne vous embraquez pas dans des perspectives et des appréhensions qui donnent le tournis. Vivez cette expérience de la reprise du travail au jour le jour, laissez faire. Vous verrez que bien souvent tout se passe encore mieux qu’imaginé ! Les peurs s’envolent les unes après les autres, au fur et à mesure. La vie continue et surtout votre enfant s’adaptera très bien à la situation. Tout comme je vais le faire, donnez vous le temps pour que chacun prennent ses marques et pour que la nouvelle routine s’instaure en douceur. Les bébé ont une facilité à s’adapter assez impressionnante, j’en suis la première surprise avec Chloé qui est pourtant assez nerveuse. Faites lui confiance et ne culpabilisez pas de reprendre la route du travail. Allez les filles, courage !

    L’amour lui ne s’arrête pas !
    Votre congé s’arrête, cette jolie période prend fin. l’Amour lui continue !

    Alors plein de courage à vous si vous reprenez bientôt, faites-vous confiance tout ira bien 😉

    Prenez soin de vous

    Romane ❤️

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    1 Commentaire

    1. 20 avril 2021 / 12 h 30 min

      Bravo pour ton message plein de force et d’enthousiasme! Je suis contactée par pas mal de mamans qui sont tétanisées à l’idée de retourner travailler et de laisser la garde de leur enfant. C’est pourquoi il est important de partager les témoignages de celles qui l’appréhendent de manière saine et sereine.

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