• La campagne, notre maison, mon bonheur ♥

    Si j’avais su qu’un jour j’écrirais ça. Si j’avais su qu’un jour je serais fière et heureuse de dire que la campagne m’a adoptée, que je suis sincèrement bien ici. Si j’avais su que notre famille trouverait la paix, un équilibre et son vrai sens dans cette région autrefois détestée … Je n’y aurais pas cru ! Et pourtant 😉 

    Aujourd’hui toute notre vie de famille a pris un tournant car nous avons fait le choix de rester ici -sans lésiner sur la verdure- et préféré choisir l’éloignement au monde, l’ambiance rustique à la vie citadine et nous en sommes les plus heureux du monde. 

    Il y a encore quelques mois j’étais dans une toute autre dynamique de vie, je voulais à tous prix fuir cet environnement et me rapprocher d’une ville. La ville avant tout, la ville en roue de secours. Je croyais que je ne parviendrais jamais à être heureuse et épanouie ici, au milieu de rien, que cette campagne ne s’accorderait jamais nos rêves et projets, que je finirais par mourrir d’ennui si je restais ici.
    Pour ces raisons-là il y a eu des périodes sacrément difficiles depuis notre arrivée ici, des remises en question, de grosses périodes de doutes et de déprime, des jours où je voyais tout en noir, où la moindre perspectives de vivre au vert me collait des boutons.

    Tout n’a pas toujours été aussi évident qu’en ce 26 octobre 2019 ! Oh non ! 

    Moi la nana si proche de la nature depuis toujours, je souhaitais à cette période là et plus que jamais retrouver une vie citadine, du mouvement, de la vie sociale, des attractions et des échappatoires. Je voulais fuir ce qui à la fois me correspondait follement et me faisait terriblement peur : la nature et l’authenticité de la campagne.
    Quand on est jeune et en quête de vérité, quand on se cherche, qu’on n’a pas encore totalement confiance en soi, la campagne peut faire très peur. Elle est si puissante et vraie.

    Elle renvoie souvent en bloc tout ce que vous êtes, tout ce que vous n’avez pas encore réglé, tout ce qu’il y a de bon et de moins bon en nous. C’est véridique, elle parle pour nous, elle nous guide, un peu comme un thérapeute 😉

    Pendant ces années où je rejetais notre vie à la campagne, j’avais cette foutue impression de louper quelque chose, d’être anormale, de m’isoler et même de gâcher ma vie. J’imaginais définitivement ce lieu comme une impasse sociale. Comme s’il y avait un moule dans lequel se fondre, une case dans laquelle rentrer pour être heureux. Dans mon raisonnement, être normale et atteindre le bonheur passaient forcément par une vie entourés de jeunes, à faire la fête, des études dans une grande ville, vivre « comme les autres« , sortir, faire du shopping, boire des coups, …. . Sans cela je croyais qu’on ne pouvait pas être heureux, qu’on ne ferait pas parti des gens « normaux ».

    Cette foutue comparaison qui m’a longtemps valut d’être malheureuse ici. Car comme dans beaucoup de domaines de la vie, la différence fait peur, marcher loin des autres ou en parallèle angoisse et dérange. Nos repères sont alors instables et notre sentiment d’appartenance à un groupe complètement absent. C’est cela que j’ai ressenti en vivant à la campagne durant 2 ans. Je me suis sentie une fois de plus différente, inférieure et en décalage mais cette fois-ci je ne l’acceptais plus. Habiter ici, dans ce trou paumé et à seulement 23 ans a fait remonter en moi des blessures qui n’étaient évidemment pas guéries, des souvenirs encore douloureux et ce sont précisément eux qui m’ont mis le holà ! Je faisais un lien entre bonheur et lieu de vie, entre campagne et normalité qui en creusant n’avait pas lieu d’être. Encore fallait-il que j’accepte que le problème vienne de moi ! Voyez la force et l’omniprésence du psychologique et de l’inconscient sur nos décisions d’adulte.

    La peur des autres n’est pas la mienne 
    A ce sentiment de solitude s’est ajouté le regard de l’entourage et l’avis des proches. N’ayant que très peu confiance en moi à ce moment-là, j’y ai attaché beaucoup d’importance et j’ai eu peur de décevoir ces gens-là, plutôt que de faire confiance à mon mari. Oups … !
    « Mais enfin tu es trop jeune pour t’enterrer ici! / Déménagez en ville vous ne serez jamais heureux ici / Vous ne baignez pas au milieu d’une bande de potes ? Mais si vous avez un enfant un jour, il ne peut pas grandir là ! / Tu fuis la réalité si tu restes isolée là-bas, ce n’est pas si bon de rester à la campagne à vos âges / Tu ne trouveras jamais de travail dans cette campagne« .

    J’ai longtemps pensé qu’ils avaient vu juste, que leurs projections personnelles sur nous étaient vraies, que je me plantais en beauté. Plusieurs fois j’avoue avoir pensé que mon mari était fou de vouloir rester ici, à côté de la plaque et qu’on finirait pas se séparer en s’installant loin de tout. Je pesais de son côté « ours solitaire », pensant fermement qu’il finirait par nous jouer des tours et me rendre malheureuse. Au fond il était juste en accord avec son Moi, il vivait juste quelque chose de manière sereine et apaisé, dans s’occuper de ce qu’on pouvait penser de lui ♥

    Au fond de moi, je pense que 2 idées m’empêchaient de m’imaginer pleinement heureuse ici :

    • ce sentiment dérangeant et inconfortable de décalage avec ma génération et les gens qui m’entour(ai)ent. Et aujourd’hui je les regarde de loin mais ne les envie plus, leur vie n’est pas celle dont j’ai besoin, ce n’est pas un cadre qui m’élève et qui me correspond. La ville, les copains tous les soirs, sortir en boîte, faire les magasin le week-end ou enchainer les bars, vivre avec le bruit et le mouvement de la ville h24, …. Cette vie n’est pas la mienne, je l’ai accepté et c’est seulement maintenant que je réalise ce dont j’ai besoin.
    • la peur de cette solitude géographique (qu’aujourd’hui je qualifierais davantage de confort de vie) qui m’a effrayée. Pourquoi effrayée ? Parce qu’en se retrouvant se retrouve « seule », sans brouhaha permanent, dans le calme et un environnement presque isolé, très authentique, on a pas d’autre choix qu’apprécier notre propre compagnie, qu’apprendre à aimer celle ou celui que l’on est, sans chichis, sans apparence ni futilités. On affronte notre propre image, nos qualités et nos faiblesses, nos capacités et nos limites, … Ce qu’on est sans artifice finalement ! Alors face à cette situation « nature peinture » que la campagne nous pousse à vivre, soit on fuit, soit on est malheureux, soit on essaie d’évoluer et de jouer la carte de la sincérité. Après avoir voulu fuir puis été profondément malheureuse, j’ai décidé de me (re)prendre en main et d’essayer de faire la paix avec la campagne.

    Mais c’est comme pour tout, dans la vie on ne peut pas s’orienter et prendre des décisions (surtout si importantes) en se basant uniquement sur le ressentis des autres. Pour une paire de chaussures vous pouvez éventuellement faire confiance à l’avis de vos amies. Pour le choix d’un lieu de vie en revanche, c’est beaucoup plus profond et vous êtes le/la seul(e) en mesure de savoir si cela vous correspond ou nous, si cela suivra votre bonheur et votre projet de vie. Le regard et l’avis des autres comptent dans la mesure où vous avez confiance en eux, dans la mesure aussi où vous savez prendre du recul et ne pas vous laisser influencer sans discernement, lorsque vous jaugez vous-même le pour et le contre.

    Puis jour après jour, j’ai commencé à travailler bien plus intensément sur moi, sur mes émotions si fortes et fracassantes, j’ai choisi de guérir ce qui était encore fragile, une fois pour toute, plutôt que de prendre la fuite. Mon couple lui aussi dépendait de ce choix car il dépendait de mon bonheur, de son bonheur. Ce fut le meilleur choix que j’ai fait pour sauver notre famille !

    Une citation que j’aime beaucoup a pris tout son sens dans ce chemin :
    « Le bonheur ne dépend pas d’un lieu, le bonheur est en soi »

    C’était bien plus dur que sur le papier, évidemment, car au fond je ne me voyais toujours pas vivre ici et faire grandir ma famille au milieu d’une campagne si rustique, dure et parfois si calme. Mais au fil du temps, j’ai compris que si j’atteignais un apaisement intérieur et une paix suffisante, alors je serais capable d’être heureuse n’importe où, quels que soient le lieu et l’environnement. Cela a pris des mois et des mois, des remises en questions assez énormes, mais un jour j’ai compris que la qualité de vie allait au delà d’un lieu, d’une maison, de ce que pensait notre entourage, que tout découlait de notre bien-être et de notre ressenti le plus profond. J’ai compris aussi qu’on pourrait déménager autant de fois qu’on le voulait et ne pas être satisfait au bout du compte, que ce bonheur recherché était là, en moi et qu’il me suffisait d’aller le dénicher, le dépoussiérer et surtout l’exploiter!

    Une fois qu’on comprend que le plus beau lieu où habiter c’est nous-même, je pense qu’on atteint véritablement une paix qu’on ne trouve nul part ailleurs.
    Les regards et les « normes » ne nous atteignent alors plus, on vit selon nous et pour nous.

    Soyez votre propre lieu de bien-être. Soyez votre lieu de vie rêvé. 
    Ce sont grâce à ces pensées-là que j’ai réellement évolué ces derniers temps, ce sont elles qui m’ont aidée à décrypter mes émotions et ressentis. Tout cela m’a permis finalement de poser mes valises pour de bon, ici, avec les miens et avec beaucoup de bonheur en prime 😍

    Mais d’où vient ce déclic ?
    Je ne saurais dire ce qui a été le vrai déclic dans cette décision de vie mais en revanche devenir Maman a participé à ce travail intérieur, c’est certain. Lorsque Chloé est née, toutes mes priorités ont été revues, j’ai mis un sens à ma vie et surtout je me suis redécouverte. Aujourd’hui je n’ai plus envie de faire semblant, plus le temps de paraître et encore moins le souhait de passer à côté du Bonheur. Juste l’envie d’être bien avec moi, dans un lieu qui nous corresponde totalement. Comme je le dis souvent il s’agit là de prioriser les essentiels.

    Devenir Maman est une étape qui nous permet bien souvent de nous reconnecter à nous-même, c’est d’ailleurs pour cela qu’on voit tant de mamans changer de travail, se révéler, retrouver confiance en elles, brûler des étincelles dans leur vie. 

    Alors c’est en quelque sortes grâce à Chloé que le déclic à opéré. Et au delà de ça, travailler sur soi en parallèle reste à mes yeux un impératif, quels que soient notre vie, nos blessures et notre niveau de bien-être. Je pense qu’on a jamais fini de travailler sur nous même, que c’est un cadeau qu’on se fait pour être heureux et véritablement apaisé. Après la naissance de Chloé, j’ai donc pris conscience que j’avais les clefs en main pour être heureuse ici et que des projets de famille pourraient y voir le jour.

    Que votre projet de vie soit à Paris, au Creusot ou dans les îles, faites-le toujours dans un but de bien-être et d’authenticité. Si vous vous mentez à vous même ou que vous idéalisez les choses ailleurs vous risquez de vous perdre en chemin. Et s’en rendre compte peut parfois durer des années. Il faut avoir le courage de se regarder en face, d’assumer ce que vous êtes et faire des choix en conséquences. Peut importent les jugements et les soient-disant normes, ce ne sont pas ces dernières qui définiront votre bonheur, juste faites vous confiance ✨

    Quand je repense à tout ce qui a pu traverser ma tête pour être si mal ici, je me dis que les blessures du coeur et la peur occultent bien souvent ce que l’on perçoit d’un lieu, d’une personne ou d’une situation tout simplement. En imaginant les choses à travers le regard des gens ou de mes émotions si fortes, j’en oubliais de voir les bons côté et les choses si belles que la campagne nous offre. Je parle bien entendu de cette sérénité, de l’authenticité des gens, de la nature dont on est si proche et de toutes ces choses qu’on ne ferait pas en ville. Faire un feu dans la cheminée, courir dans le jardin, aller toquer chez le voisin et s’inviter à diner, dire bonjour aux chevaux à l’autre bout de la rue, se voir offrir des oeufs pondus le matin même, cultiver un potager, aller cueillir des framboises et des tomates cerises, faire un barbecue l’été, …. Toutes ces choses qui nous, nous rendent heureux et sur lesquelles j’ai ouvert les yeux -enfin!-.

    La campagne ne réussit pas à tout le monde, certains sont de véritables citadins et ils en faut ! Un jour qui sait, nous aspirerons peut-être à revenir vivre au sein d’une ville. Rats des villes et rats des champs, chacun peut trouver en lui ce qui répond à ses besoins, c’est certain !

    Du déclic à l’installation

    Finalement je ne vous ai pas raconté le pourquoi du comment !

    Avec Théo, on vit ici depuis octobre 2016, peu après notre mariage donc. Ce n’était ni un choix de ma part ni une volonté commune, juste une situation qui se voulait transitoire, le temps que tout rentre dans l’ordre. Tout s’est fait en quelques jours et nous avons du quitter assez rapidement la Normandie. J’ai beaucoup souffert de ce changement de vie brutal, à ce changement de cadre tellement radical, et c’est précisément ce rapport à la campagne d’abord si hostile et non voulu qui m’a poussée à agir et à regarder ce qui bloquait en moi. A force de vouloir échapper à cette région sans pouvoir le faire concrètement, sans avoir de vrais projets, j’ai fini par tenter de l’apprivoiser, essayé de la comprendre et fini par lui donner sa chance. Ce n’était pas gagné !!

    Les derniers mois de ma grossesse ont été un vrai point fort de ce mal être. Ayant été arrêtée, j’étais obligée de vivre avec ce cadre et de m’en accommoder, de me retrouver en face de la réalité, sans fuir. Mais je ne la supportais plus cette campagne, je ne concevais plus d’être ici et non-entourée comme j’en avais le besoin à ce moment-là. On s’est posé beaucoup de questions, tout ça s’est répercuté sur notre couple.
    J’en ai bavé et lui aussi, de me voir si mal et déprimée.
    Je n’arrivais pas à débloquer ce truc en moi pour être heureuse sans être ailleurs, à écouter cette petite voix au fond de moi qui me demandait d’assumer ma différence et m’apaiser.

    Assumer qu’on aime le vert, assumer qu’on aime être tranquille, proches de la nature, que l’on apprécie davantage cette vie rustique, en décalage avec notre génération. C’est ce que j’ai fais ces dernier mois et qui m’ont libéré d’un poids énorme. En assumant cette façon de vivre et ce trait de caractère que l’on a en commun avec mon mari, j’ai accepté de rester ici et de me projeter véritablement. J’ai pu percevoir notre lieu de vie sous un meilleur angle et ouvrir mes yeux à tout ce qu’il y a de bons et de positif pour nous ici. Aujourd’hui cela me semble évident que nous devons habiter ici, que notre place et celle de notre famille est à la campagne. Et j’ai plus qu’envie maintenant de prouver que l’on peut être jeune, modernes, ambitieux et vivre au beau milieu de la campagne 😉

    La trouvaille
    Un soir de juin, alors que nous cherchions une maison depuis déjà plusieurs mois sans aucune piste, je suis rentrée du travail et mon mari m’a reparlé de cette maison en vente depuis déjà plusieurs années. Cette maison je refusais délibérément de la visiter, envoyant balader Théo à chaque tentative.
    « Elle est vraiment moche, elle à l’air tellement sombre et en plus elle est loin de tout, pas du tout la localisation que je voudrais. C’est NON Doudou !« .
    En effet, à ce moment-là mon souhait était encore de nous rapprocher de Fontainebleau, autant que possible. Certes, j’avais abandonné l’idée d’un déménagement dans une autre région, dans une grande ville mais je tenais à ce que notre choix respecte le critère « localité ». (sachant que ma liste de base était identique à celle d’un enfant de 5 ans au père Noël). La peur de m’installer ici était encore là et j’avais du mal à lâcher complètement prise et faire confiance.

    Et pourtant, ce soir là j’étais particulièrement conciliante et très optimiste. On y croit, on n’y croit pas, pour moi c’est certain : c’était un coup du destin. Je sais au fond de moi qu’il était écrit que Théo refasse une approche ce jour-là, qu’il me retende un perche. 

    Il s’avère que cette maison est celle d’en face, réellement en face! Aussi fou que cela puisse paraitre notre bijou se trouvait sous nos yeux depuis tout ce temps. Et comble du destin nous avions les clefs chez nous, au crochet à trousseaux, et ce depuis quelques temps car mon mari entretenait cette maison de temps à autres. Ce soir là, j’ai dis oui à sa proposition avec beaucoup de sérénité, je m’en souviens parfaitement. Après tout, la visiter n’engageait à rien ! J’ai vu cette lueur d’espoir dans les yeux de mon mari, heureux que j’accepte enfin de laisser mes préjugés de côté, et cela m’a attendrie.

    Nous avons visité ensemble ce soir-là, tous les deux et sans aucun pression. J’ai tenu à ne rien dire à mon mari sur le moment, je ne voulais pas lui donner d’avis trop hâtif ni le faire espérer injustement. On le sait, parfois les conditions font qu’on voit tout en rose et puis tout retombe quelques heures après, une fois hors contexte. Malgré cette précaution que je m’étais fixée, dans mon coeur et dans ma tête je l’ai su dès les 5 premières minutes : cette maison serait la notre. Cette visite a duré 15 minutes tout au plus, puis nous sommes rentrés et nous n’en avons pas reparlé le soir même. Pourquoi ? tout simplement car j’avais émis le souhait de me laisser un peu de temps avant de donner mon avis et Théo, patience et douceur incarnées, a accepté que je prenne mon temps, que je ne lui donne pas ma réponse tout de suite.

    Mais pour la première fois depuis très longtemps, je ne ressentais aucune peur, je n’avais aucun doute : il nous fallait cette maison, on y serait heureux, c’était claire et évident dans mon coeur. Cette fluidité dans mes pensées et cette absence de peur, de doutes ne m’ont pas choquée car j’étais bien et en phase avec cette idée. Alors j’ai gardé cette étincelles de bonheur dans mon coeur toute la nuit, puis le lendemain matin sans prévenir j’ai lâché sans prévenir :

    « On fait une offre à combien ? ».
    Il était tellement heureux, soulagé et surpris je crois aussi.

    Puis tout s’est enchainé très vite et sans aucun pépin, avec la douce sensation de faire quelque chose qui nous ressemble à tous les 3, qui me correspond pleinement également. Pour la première fois dans ma vie je me sens à ma place et en vérité dans mes choix, au sein de ce projet familial. Sans me mentir, sans faire semblant, sans essayer de fuir une réalité qui me ferait peur. Et ça fait du bien d’être en accord avec ce que l’on est.

    Cette maison nous tendait les bras, elle était là devant nous et patientait. Elle attendait que je sois enfin prête j’en suis certaine, car de nombreuses offres n’ont finalement pas abouties avant nous. Tout était réuni pour que je prenne la décision de rester ici et même s’il aura fallut des années, je ne regrette pas. Je ne regrette pas tout ce cheminement, je ne regrette pas la période où j’ai détesté cette campagne, je ne regrette pas non plus d’avoir du faire certains choix pour rester ici, d’avoir mis notre couple à rudes épreuves, d’avoir assumé ce que nous sommes et de continuer à affirmer nos choix parfois très rustiques et loin du monde jeune et moderne. Pour réussir ce challenge on n’a pas lâché nos projets de vue et on a aussi du faire des sacrifices. Je pense à mon travail par exemple, celui qu’aujourd’hui je vais revoir à la baisse pour me consacrer à nos projets, à certains amis qui n’en sont plus à cause de (grâce à ?) cette vie, à certains sacrifices dus à l’éloignement, à la solitude qui peut parfois peser et faire douter.

    Parce qu’en contre partie on a gagné tellement d’autres choses si positives et bienfaisantes. De nouveaux amis tellement précieux et sans jugements, un confort de vie que l’on n’aurait pas trouvé ailleurs, la possibilité de faire grandir notre fille proche de la nature, d’acheter une maison à un prix qu’on n’aurait pas eu ailleurs, de réaliser nos projet et pour moi de continuer mon petit bout de chemin pour me rapprocher encore plus de ce que j’aime.

    Un projet de famille 
    Cette nouvelle aventure en famille, cette rénovation assez énorme représentera des mois de travaux, de camping, de poussière et de confort approximatif mais aussi d’éclate, de souvenirs et d’accomplissement pour chacun de nous. Une aventure qui s’annonce merveilleuse et épuisante je le sais –je le sens-, mais on en a connu d’autres et cette fois-ci contrairement aux épreuves passées nous avons la certitude de faire quelque chose de bien. De bien pour nous en tant que couple, de bien pour notre fille, de bien car en vérité avec ce que nous sommes. Nous avons la chance d’avoir mon mari qui travaille dans le domaine du bâtiment et de la rénovation, j’ai la chance de pouvoir participer à ces travaux, nous avons la chance d’être suffisamment entourés pour que Chloé ne subisse pas ce changement et ce rythme trop difficilement.
    Il y a un temps pour tout et ce projet-là devait arriver maintenant. Le timing du destin est toujours parfait !

    Alors nous voilà parti dans les travaux pour de bon, car à l’heure où je vous écris ils ont déjà commencés, Théo oeuvre déjà. Nous sommes lancés et c’est l’excitation et le bonheur au ventre que nous vous ferons vivre tout cela à travers le blog et Instagram. L’occasion pour moi de parler de ce que j’aime, l’occasion pour nous d’ouvrir une nouvelle page de notre vie de couple ici, l’occasion pour vous de trouver peut-être des idées, de l’inspiration ou juste une dose d’enduit et de peinture 😉 Les prochains mois annoncent des tenues des plus laborieuses, des coiffures certainement maintenues par la poussière et certainement moins de paillettes ou de jolies mises en scènes. Mais qu’importe vous me connaissez à présent et vous savez combien j’aime partager ces moments simples et vrais ♥

    Bref, vous l’avez largement compris : la campagne m’a convaincue et apprivoisée, elle nous a adoptés pour de bon et surtout, elle nous permet aujourd’hui de réaliser un rêve : celui de rénover et de donner naissance à notre premier vrai cocon. C’est une grande émotion pour nous car les dernières années n’ont pas été tendres avec nous, mais aujourd’hui on prend notre revanche et surtout on le fait pour Chloé, pour qu’elle puisse grandir dans un cadre de vie que l’on estime riche et essentiel pour elle.


    J’espère que cette aventure vous plaira et viendra mettre des petites idées dans vos tête, l’envie de vous lancer ou même du courage à ceux qui ont le même projet !

    Et je tenais à vous remercier du fond du coeur pour tous vos messages depuis dimanche, j’en suis extrêmement touchée ♥

    A très vite en cote de travail !
    Romane

     

     

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    3 Commentaires

    1. Albane Lanoë
      29 octobre 2019 / 20 h 31 min

      Oh merci pour ce bel article super agréable à lire 😉👌🏻 tu as toujours les mots justes c’est fou ! Je me reconnais dans ce rat de ville qui est devenu rat des champs grâce à mon mari 😊 c’est lui qui a réussi à me faire accepter la campagne et je sens que c’est là que nous devons vivre et que c’est le meilleur endroit pour notre petite Pauline et notre famille 😍
      Merci ma Romane!
      Albane (santeetaloe sur insta)

    2. Jessica
      29 octobre 2019 / 22 h 21 min

      Je trouve cet article très beau, il est écrit avec tellement de bienveillance et d amour envers vous et votre famille. Il donne envie de creuser au fond de soi et de sortir toutes ses peurs que l’on a pour pouvoir avancer nous aussi. J admire votre cheminement 😍 j espère en être capable dans les prochains mois pour pouvoir avancer 😊 je vois souhaite une belle soirée bises à vous et Chloé !! 🥰

    3. Sylviane
      8 novembre 2019 / 13 h 40 min

      Bonjour, je ne vous connais pas, je suis tombée sur votre page Instagram puis ici, plouf, atterie !
      Merci! Pour cet article qui me parle vraiment… Je suis une amoureuse de la nature à la base, je suis en quête de vérité, souvent ! Et vos peurs, votre fuite vers la ville,… Ça me parle ! Merci, votre article viendra alimenter ma réflexion, j’en parlerai probablement même à mon mari qui comme le vôtre aime tant la nature !
      Belle continuation ! Je repasserai par ici !

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