• Le sport pendant ma grossesse

    Coucou les filles, 

    Je réalise après de nombreuses demandes de votre part que je n’avais jamais pris le temps de vous écrire d’article au sujet de ma pratique sportive enceinte. Et pourtant cela semble en intéresser plus d’une, alors je me lance aujourd’hui pour répondre à toutes vos petites questions, interrogations et demandes d’informations à ce sujet 😉

    N-B : je ne suis ni coach sportive ni professionnelle de santé, ce que je vous partage aujourd’hui est donc uniquement à titre informatif, pour pouvoir échanger ensemble et vous partager mon expérience. Je ne peux en aucun cas vous pousser à cette même pratique, ni vous conseiller la même intensité ou les mêmes sports. Ceci n’est que mon point de vu et mon vécu, il est donc préférable que vous vous tourniez vers votre sage-femme ou gynécologue afin de savoir dans quelles mesures vous pouvez ou non continuer le sport enceinte.
    Petit rappel important 😉 

    Sportive avant ma grossesse

    Bon nombre d’entre vous le savent déjà et je souhaitais le rappeler : avant même de tomber enceinte, j’étais déjà très sportive et ce depuis longtemps, toujours même. Après quelques années d’anorexie, j’ai repris le sport et cherché à entretenir un équilibre entre mon alimentation, ma pratique sportive et ma vie tout simplement. Je ne m’étendrai pas sur le sujet santé/sport/alimentation, peut-être dans un prochain article. Je tenais juste à redire combien le sport à été salvateur et source de bien-être dans ma démarche de guérison. Depuis 2014 il a totalement réintégré ma vie, après plusieurs années à ne pratiquer aucun sport devenir ensuite un pilier dans ma vie, contribuant à faire de moi celle que je suis aujourd’hui.

    Pour en revenir à notre sujet et à cette période qui a précédé ma grossesse, je pratiquais essentiellement de la course à pied, du HIIT et du renforcement musculaire.

    • Pour ce qui était du renforcement musculaire, je me basais souvent sur des exercices intenses, faciles et profonds, que je faisais chez moi et qui me permettaient de m’entretenir, de me dépasser et de m’améliorer. C’était aussi et surtout un besoin de me challenger, de me défier et je ne regrette rien de cette routine sportive dans laquelle j’ai mis beaucoup de hargne. J’ai transpiré, je me suis souvent botté les fesses et j’ai surtout beaucoup profité de cette période ou je n’avais aucune contrainte de temps ou d’organisation. Je garde finalement de ces quelques années entre ma guérison et ma grossesse, un souvenir de dépassement de moi, de volonté et d’évolution. Bien sûr, je recherchais également, et comme toute femme je pense, à entretenir mon corps autant que ma santé. Le sport en plus de faire du bien moralement et physiquement, me permettais -et encore aujourd’hui- de prendre soin de mon corps, de cette femme reconstruite après plusieurs années de destruction. Apprécier mes courbes, mes formes galbées, ce corps tonique et vivant avant tout, le sport je le repère, m’a sauvée !
    • Et pour la course à pieds, même si m’idée de progresser et de me challenger étaient là aussi, je ne me prenais pas la tête. Je courrais vraiment selon mes envies, donc plus ou moins longtemps et plus ou moins rapidement et surtout pour me vider la tête. C’était essentiellement des sorties du type endurance et entre 7 et 10 kilomètres le plus souvent. Des bouffées d’air, des moments où je me vidais la tête et où je laissais mon corps s’exprimer et se défouler. J’ai adoré ces sorties, et même si c’était parfois plus difficile j’ai toujours tenu à le faire dans un esprit de bien-être. Le plus important finalement dans le sport, non ?

    Côté intensité et rythme, je me faisais environ 4 à 6 séances de sport par semaine. Mais pas dans l’effort ou la contrainte, et c’est là que je ne serai malheureusement pas d’une grande aide je pense. Car la motivation était là sans avoir besoin de la provoquer, le plus souvent. C’était et c’est encore actuellement un besoin, une nécessité et une source de bien-être. Je fais clairement partie de ces personnes qui ont besoin de sport et de ce temps de défoulement pour faire le vide et se sentir bien, se sentir vivantes ! Pour d’autres cela passe par la peinture, la photo, le bricolage, la couture, ou que sais-je … ? Moi c’est le sport. C’était et c’est encore ma pause quotidienne, mon défi et ma manière aussi je pense de travailler sur moi. Alors bien sûr il m’arrive d’avoir des baisses de motivation, des jours où j’ai moins envie, comme tout le monde. Aujourd’hui j’attends juste que cela revienne sans me mettre de pression et en acceptant d’être moins performante.

    Puis en 2017, je me suis mis comme challenge de courir un semi marathon, celui de Boulogne Billancourt. Je me suis entrainée seule pendant 6 mois pour pouvoir y arriver et pour atteindre mon objectif. Et ce 19 novembre 2017, j’ai sans le savoir couru pour la dernière fois et réalisé mon premier semi marathon. Une belle premièremais également une belle dernière. Car j’entamais alors un tout autre genre de semi marathon 😉

    Un jour, la vie a bouleversé cette routine

    Sport et projet bébé
    Le lundi 27 novembre, alors que je récupérais gentiment mais sportivement de ce super semi marathon, la nouvelle est tombée : j’étais enceinte ♥
    Nous avions pour projet avec Théo de mettre en route un bébé depuis le mois de juillet, et après 2 mois à se focaliser sur cette attente on a décidé de laisser la nature faire, sans -trop- se prendre la tête. C’était réellement le meilleur moyen car je suis tombée enceinte alors que j’avais l’esprit totalement focus sur ma course.

    Tout cela non pas pour vous raconter nos essais fructueux mais plutôt pour vous parler de cette relation entre sport et projet bébé. Certes le sujet d’aujourd’hui est le sport pendant la grossesse, mais je tenais aussi à vous partager cette conviction que j’ai au fond de moi, selon laquelle le sport n’empêche en rien une grossesse. Beaucoup d’entre nous pensent que faire du sport représente un risque ou diminue les chance d’avoir un bébé …. Et c’est dommage, car il n’en est rien en vérité ! Faire du sport, même à un bon rythme j’en suis la preuve même, ne vous empêchera pas de tomber enceinte, s’il fait partie de vos habitudes, ne vous bloquez pas et ne vous interdisez surtout pas ce plaisir, cette source de bien-être.

    Un corps sain, un corps nourri, un corps qui vit et qui fonctionne naturellement est totalement à même, si ce n’est plus, d’accueillir la vie. Attention : cela ne veut absolument pas dire que si vous ne faites pas de sport, vous n’aurez pas de bébé, évidemment ! En revanche ne vous privez pas de sport par peur de faire échouer votre projet bébé, au contraire : rassurez-vous sur ce point là.

    Il ne faut pas oublier que le sport entraine la stimulation des hormones du plaisir et du bonheur : les endorphines. Ces dernières aident largement à ce que vous vous sentiez bien, détendues et donc aptes à accueillir sereinement un petit bébé. On le sait toutes, le stress, le fait d’être focalisée sur le projet de tomber enceinte, l’attente, les échecs, … tout cela pèse sur le moral, et donc sur notre état physique. Corps et esprit ne font qu’un, je ne le répèterais jamais assez, alors prenez soin de votre moral, de votre état d’esprit et la nature se chargera du reste. Pour moi le sport a contribué à ce que je me sente bien et donc, je pense, prête à accueillir la vie.

    N-B : je n’oublie évidemment pas les femmes qui rencontrent de vraies difficultés à tomber enceintes, et ce malgré tous leurs efforts. Je parle ici de ce qui peut faciliter un grossesse en terme de sport, de conditions physiques et de bien-être. De ce qui, en somme, a fonctionné pour moi et qui pourrait peut-être marcher pour vous aussi.

    Nouvelle routine sportive
    A partir de ce jour-là, à partir de cet appel grâce auquel j’ai su que mon corps accueillait la vie, j’ai naturellement adapté ma pratique sportive. Dans l’unique but de me sentir bien vis à vis de mon bébé, comme pour respecter mon corps qui était en train d’accomplir le plus beau des défis sportifs et la vie qui grandissait en moi. C’était une nouvelle étape dans ma vie de femme, une étape que j’attendais impatiemment et  je voulais à tout prix réussir à faire la part des choses, notamment entre le besoin de faire du sport et la nécessité de penser à cette petite vie.

    C’était un besoin profond, un sentiment de sécurité, une chose essentielle pour moi que d’adapter ma façon de m’entrainer. Je ne me sentais pas capable ni à l’aise avec l’idée de faire tout comme avant.

    Ainsi, du jour au lendemain tout à changé dans ma tête, je n’avais plus les mêmes besoins et les même attentes vis à vis du sport. Et c’est en cela que je souhaiterais insister sur l’écoute de notre corps et de nos besoins, et plus encore lorsque vous êtes enceinte. Vivez le sport pour ce qu’il a de bon pour vous et votre bébé, essayez de comprendre ce qu’il vous apporte, ce qu’il vous fait ressentir et vous verrez que vous saurez mieux que quiconque ce qui est bon et sain de faire ou non.

    Cette grossesse était pour moi une merveilleuse occasion de mettre en place un nouveau rythme, d’élargir mon champ de vision du sport et de revoir mes séances pour aller vers quelques chose de plus doux, de plus calme. C’était mon état d’esprit et le résultat de mes besoins fondamentaux en tant que femme enceinte ET sportive. Faire du sport pour les bonnes raisons, plus que jamais.

    Adapté comment ? 

    Dans un tout premier temps, j’ai réduit les charges que j’avais l’habitude d’utiliser en renforcement musculaire dans le but de me rapprocher au mieux du poids du corps. J’utilisais un poids de 4 kilos pour les fentes, les squats ou autres exercices de ce genre, ainsi que des poids de chevilles. J’ai donc délaissé le poids de 4 kilos tout le long de ma grossesse et ne l’ai repris que bien plus tard en période de sport post partum. Seuls les poids de chevilles m’ont suivie jusqu’à 5 mois de grossesse environ, alors que mon ventre commençait à peser un peu plus et que ces exercices me tiraillaient le ventre. Cela devenait trop vis à vis de mes capacités physiques.

    J’ai également arrêté tous exercices à impacts ou sautés de types : fentes sautées, burpees, squats sautés, corde à sauter, jumping jack, .... . Des exercices assez « violents » pour le corps et plus risqués, qu’ils m’étaient impossible de faire psychologiquement. C’était pour moi prendre trop de risques et je ne m’en sentais pas capable du tout ! Je savais au fond de moi qu’il était possible de continuer étant donné que j’avais l’habitude de ce genre de séances, mais je n’en ressentais tout simplement plus l’envie, ce n’était pas une source de plaisir et je préférais me tourner vers des séances type Pilate le temps de ma grossesse.

    J’ai également stoppé les exercices d’abdominaux et ce dès le jour suivant l’annonce de ma grossesse. Et je n’en ai pas fait du tout durant les 9 mois de grossesse non plus. C’est quelque chose qui ne m’intéressait pas, dont je ne ressentais aucun besoin. Aussi, j’avais la « chance » (qui s’avère être davantage un mérite 😉 ) d’avoir une sangle abdominale musclée au moment de tomber enceinte ce qui m’a, je pense, permis de la récupérer très facilement une fois Chloé née. Je vous parle de ces fameux abdos pendant la grossesse juste après ! 

    Enfin j’ai arrêté la course à pieds, et ce définitivement! Mon semi marathon fut ma dernière sortie de course à pieds. Je pensais reprendre après ma grossesse mais vous découvrirez au fil de cet article que je n’ai repris que 19 mois plus tard 😉

    → Tout est une question de dosage et de ressentis. Si on sent au fond de nous que c’est trop, il ne faut surtout pas pousser. Si on souhaite mettre de côté tel ou tel sport le temps de la grossesse c’est ok aussi. A vous de jauger, de mesurer et de savoir si l’envie relève d’un besoin profond ou si cela est au contraire dispensable. En continuant à faire du sport, l’idée n’était absolument pas de me dépasser ou de me prouver quoi que ce soit. Au contraire, je souhaitais avant tout me canaliser, me reconnecter avec ce corps en pleine transformation et prendre soin de lui en apportant ce dont il avait besoin. Je parle là d’énergie, de souplesse, de dépense, de bien-être …. Toutes ces choses qu’on retrouve avant tout dans le sport.

    Ce sont les principaux changements « techniques » que j’ai mis en place dans ma pratique sportive. Je vous parlerai ensuite du reste : à savoir la fréquence de mes séances, la durée, les sports pratiqués et mes besoins en tant que femme enceinte.

    Pourquoi avoir arrêté les exercices d’abdominaux ?

    En effet je vous ai confié avoir arrêté tout de suite les exercices portant sur la sangle abdominale. Rassurez-vous, il est tout à fait possible de continuer à renforcer votre sangle abdominale pendant votre grossesse, et je dirais même qu’il est conseillé et bon de le faire dans de nombreux cas. Et ce afin :

    • d’éviter une diastase (rupture verticale des muscles du grand droit = tablettes coupées en 2) ce qui est tout à fait réversible et fréquent chez les femmes n’ayant pas une sangle abdominale très musclée de base. Faire des abdos au départ peut donc prévenir ce phénomène, mais si cela venait à vous arriver, pas de panique, une bonne rééducation après l’accouchement permettra de remettre tout cela en place !
    • de faciliter l’expulsion de votre bébé au moment de l’accouchement. Des abdominaux renforcés et raffermis vous aideront lors de la poussée 😉
    • d’améliorer votre posture qui, avec votre ventre rond et pesant, bascule souvent en avant. Renforcer votre abdominaux permettra de vous tenir plus droite et moins cambrée.
    • d’entretenir ce corps en pleine transformation ! Ce n’est ni obligatoire, ni mieux, mais source de bien-être et d’acceptation pour certaines femmes. Ce qui demeure important sur ce point là, c’est de rester dans la mesure et dans la raison 😉 Se faire plaisir et le faire pour se sentir bien.

    Mais alors si c’est bon de faire des abdos, pourquoi avoir arrêté ? Car pour faire les choses bien et pour vous préserver, vous et votre bébé, il est préférable d’être accompagnée dans l’exécution de ces mouvements, de savoir exactement quels mouvements et postures adopter et d’avoir un l’avis et l’aide d’un professionnel. Sans cela il y a un risque de mal faire et d’entrainer des complications. Entre autres, provoquer des contractions ou comprimer votre utérus et donc votre bébé. En ce qui me concerne, je n’avais pas de cours à proximité, pas de professionnels sous la main pour m’aider, alors j’ai tout simplement préféré ne plus pratiquer ce genre d’exercices ciblés sur les abdos. Et comme je vous le disais plus haut, je n’en ressentais pas non plus le besoin, partant déjà avec une sangle musclée. Cela n’était pas indispensable pour moi.

    Des changements en douceur

    Tous ces changements ont été très paisibles pour moi et sans aucun sentiment de manque, de contraintes ou au contraire d’irresponsabilité. J’ai naturellement fait les choses, dans l’intérêt de mon bébé, de mon corps et de mes ressentis. Je n’ai pas eu trop de mal à me dire qu’il fallait que j’adapte et que je réduise l’intensité, même si dans un premier temps la grossesse ne se faisait pas plus ressentir physiquement et que je n’avais aucun mal à faire du sport.

    J’étais tellement heureuse d’être enceinte que c’est ce bonheur qui m’a permis d’accueillir facilement les changements. Je l’avoue sans aucun filtre. Qu’ils soient physiques ou organisationnels, j’ai accepté ce changements pour placer ma grossesse en priorité.  

    Aussi, pour chaque sportive d’entre nous qui débute une grossesse, il est sain, je pense, de revoir ce qui est essentiel et ce qui est peut-être « de trop » pour les mois à venir. Une grossesse n’est certes pas un état pathologique ni un handicap, je voudrais vraiment insister là-dessus, en revanche c’est important de ne pas se mettre en danger et d’adoucir, de changer, d’améliorer ses objectifs sportifs pour mener à bien cette belle aventure. Le but étant de se faire plaisir, d’accepter que nos performances et capacités ne soient plus les mêmes et enfin de prendre soin de ce corps qui travaille déjà beaucoup et à merveille pour créer la plus belle des choses au monde ♥


    Quels sports pendant ma grossesse

    Pendant ma grossesse j’ai eu différentes « phases », très différentes les unes des autres et en fonction desquelles j’ai fait plus ou moins de sport. Selon mes besoins, mes ressentis et surtout selon mon état physique ! Tout n’a pas été linéaire, il y a eu des périodes plus difficiles que d’autres, des périodes où le sport n’était clairement pas une priorité, ni tout à fait possible, des périodes où je n’étais pas non plus au top de ma forme moralement et physiquement.
    Alors, je vous explique tout!

    Le premier trimestre : entre nausées, vertiges et fatigue 

    Mon premier trimestre de grossesse a clairement été marqué par des maux hyper inconfortables, comme chez beaucoup de femmes finalement! Des nausées, des vertiges, des malaises et …. une humeur de pitbull ! Autant vous dire qu’il m’était très difficile de garder un rythme sportif, de me motiver avec ce corps qui semblait vivre un grand huit. Et pourtant ! Avec un gros coup de boost, je suis parvenue à rester motivée la plupart du temps et à maintenir plusieurs séances hebdomadaires.

    Vélo elliptique, marche et renforcement musculaire étaient mes 3 activités principales. Je les pratiquais en général tôt le matin, au alentours de 6h30 avant d’aller travailler ou le soir en rentrant vers 20h. Je me souviens que j’étais très barbouillée au réveil et pleine de vertiges du matin au soir, alors parfois pendant ces 3 premiers mois j’ai fait l’impasse devant ces maux bien désagréables et inconfortables. Dans ce cas là, et parce que je ne souhaitais pas démotiver aussi tôt dans la grossesse, je privilégiais mes jours de repos, le week-end où les rares jours où les nausées m’épargnaient.

    Et finalement, j’ai souvent remarqué que le fait de me bouger, de sortir prendre l’air ou ne serait-ce que faire 20 minutes de gym douce contribuait à ce que je me sente mieux et moins vaseuse. Voici une petite astuce pour les femmes enceinte qui n’osent pas, les nausées peuvent s’estomper avec le sport !

    Aussi j’étais très essoufflée et avais des coup de fatigue assommants. Ce qui finalement est tout à fait normal mais qui m’a parfois démotivée il faut l’avouer. Le corps d’une femme enceinte produit plus de sang qu’en temps normal et le cœur doit lui pomper davantage pour transporter ce sang. Grosso modo c’est ce mécanisme là. Et donc vous êtes essoufflées rapidement et pour un moindre effort. A cause de cet essoufflement je fatiguais plus vite et mettais parfois un terme à mes séances pour me reposer et reprendre mon souffle.

    ♥ Quel style de séances ?

    • Concernant le renforcement musculaire, soit je me préparais moi-même mes séances (comme je le fais les 90% du temps) soit je faisais une séance grâce aux vidéos Gym Direct sur Youtube qui sont vraiment efficaces. Je ne le dirai jamais assez, mais ces séances sont vraiment tops et très bien réalisées! Je les recommande aux femmes enceintes (ou non !) et vous pourrez même trouver des séances douces types yoga, pilate ou stretching … Ce n’est pas uniquement fait pour les mamies ! 😉
      Les séances que je me prépare moi-même étant les plus efficaces, car je décide alors de ce que je vais travailler et de quelle manière. Il y a des centaines d’exercices de gym, fitness, renforcement musculaire, pilates, … et vous pouvez facilement les retrouver sur internet avec des mots clé ou sur youtube. Pour ma part, au bout de plusieurs années de sport à la maison j’ai appris à me composer mes propres séances et généralement elles durent 35 minutes, avec 5 exercices différents. J’ai respecté ce même schéma lorsque j’étais enceinte et c’était parfait.
    • Pour ce qui était du cardio, sur ce premier trimestre j’ai réussi à en faire assez régulièrement et en conservant un bon rythme malgré tout. Il s’agissait de marche sportive et de vélo elliptique. Au fil du premier trimestre, j’ai observé de nouvelles sensations, vu mes aptitudes et performances diminuer doucement et accueilli de tous nouveaux ressentis. J’ai aussi essayé de respecter au mieux la fatigue qui était très présente pendant ces 3 premiers mois : 30 à 40 minutes suffisaient amplement, au delà mon corps me disait STOP bien souvent. Je n’ai jamais poussé plus que ce dont j’avais envie et besoin et je ne le regrette vraiment pas. C’était finalement un apprentissage pour moi, de ne pas aller au delà de mes limites.
      Avec une vitesse ou une intensité faible à moyenne, de quoi se dépenser sans forcer. Je n’ai néanmoins jamais fait de fractionnés, uniquement de l’endurance.

    Finalement ce premier trimestre était très partagé entre une volonté très présente et des sensations toutes nouvelles, des maux bien inconfortables qui m’ont mise un peu à plat et aidés à revoir mes séances. Il a donc fallut que je m’écouter davantage, que j’adapte ma pratique sportive à ma grossesse et surtout que je revois mes objectifs.
    D’ailleurs, quels étaient-ils ? 

    Les objectifs pendant ma grossesse 

    BIEN-ETRE. A vrai dire je n’avais comme objectifs que ceux de me sentir bien et en harmonie avec mon nouveau corps. Vous allez me dire que c’est très idéaliste, que la grossesse c’est loin d’être que du bien-être ou de l’acceptation, et pourtant c’est belle et bien la vérité ! J’ai toujours rêvé d’être enceinte, et le jour où j’ai appris cette belle nouvelle, je me suis promis de profiter à fond de ces quelques mois, de ne rien regretter et de savourer. Je voulais avant tout garder de bons et beaux souvenirs de ma grossesse et donc en aucun cas me restreindre ou m’interdir de faire ce qui était source de bien-être pour moi.

    ACCUEILLIR CHANGEMENTS. Le sport était donc là à la fois pour me dépenser et avoir un temps rien qu’à moi, mais aussi pour appréhender ce corps, m’en rapprocher et accueillir ces changements au mieux. Pas pour lutter contre les kilos, pas pour échapper à l’évolution physique de la grossesse, oh non, mais pour continuer à prendre soin de moi comme j’avais l’habitude le faire au quotidien hors grossesse.

    AIMER CE CORPS. Je n’ai jamais redouté que les kilos s’installent, j’ai été très connecté à mon corps tout le long de ma grossesse. Je pense au fond de moi que j’avais le souvenir en tête de ma maman qui vivait très bien ses grossesses physiquement. C’est une chance j’en suis consciente, mais j’ai aussi participé à ce que le vécu de ma grossesse soit le plus serein possible. Car si une histoire de génétique m’a aidé à ne pas prendre plus de kilos que raison, je tenais à ne pas à me laisser aller pour autant, entre autre grâce à une activité physique douce et régulière. Le sport me permettait donc de continuer à vivre normalement et à prendre soin de moi comme je le faisais avant ma grossesse. Un juste milieu entre faire attention et se faire plaisir que je suis heureuse d’avoir maintenu la majeur partie de ma grossesse. Car je vous rassure il y a eu des moments de down également 😉

    N-B : je n’ai pas pris beaucoup de poids certes, mais  j’ai pris la moitié de mes kilos de grossesse lors du premier trimestre et j’en étais très heureuse car cela signifiait pour moi que tout allait bien, que malgré le fait d’avoir continué le sport, mon bébé grossissait sans aucun problème. Et ma sage-femme m’a toujours très bien accompagnée et conseillée là dessus. Je n’aurais jamais continuer sans son accord évidemment 😉

    ♥ et maintenant nous sommes deux mon bébé 

    La seule différence dans cette pratique sportive, c’est qu’il m’a fallu prendre soin de mon bébé et intégrer que nous étions deux à présent dans ce même corps. Mais ça, j’en ai eu conscience très tôt dans ma grossesse, j’étais à fond je vous le dis !

    Malgré cette prise de conscience, l’envie de me dépasser, de me défouler revenait parfois et c’est un tout nouvel objectif que j’aimais alors ne pas perdre de vu pour ne pas tomber dans l’excès du sport ou tout simplement le fait de mal faire. Je savais potentiellement qu’à un moment donné de ma grossesse il me faudrait arrêter et ne penser qu’à nous deux. Alors je préférais prendre des précautions et vivre cette chance de pouvoir pratiquer du sport au jour le jour. Je savais aussi que le sport n’était pas une priorité, pas un indispensable mais plus un confort et un plaisir qu’il m’étaient donné de continuer. En quelques sortes, c’était à moi d’équilibrer les besoins et les plaisirs, à moi de faire la différence entre MON bien-être et celui de ma grossesse. C’est je pense cela qui fut le plus difficile : calmer ce besoin intense de me défouler.

    ♥ Des moments également moins positifs

    Tout cela fait ressortir un côté tout beau tout rose qu’on pourrait largement me reprocher. Cependant ce que je n’ai pas dit, c’est qu’il y avait aussi des moment de ras le bol, des jours où clairement je n’avais aucune envie de me bouger les fesses, des jours où l’apparition de cellulite et la vision de ce corps me terrifiaient. Je n’échappe pas à la règle ne vous inquiétez pas ! Il m’arrivait de ne rien avoir envie de faire, de ne pas vouloir faire d’efforts non plus, de ne pas vouloir être au top. C’était dur à encaisser ces coups de blues, mais comme toutes les femmes je pense, il y des jours où rien ne va et dans ces moments là il faut accepter d’être moins efficaces, moins positives, moins bien tout simplement.

    Dans la vie, il y a un moment pour tout, et j’avais compris que ces quelques mois étaient une parenthèse pendant laquelle je n’avais pas le contrôle, pendant laquelle je devrais lâcher prise. Je savais que je devrais m’adapter et accepter beaucoup de choses qui étaient hors de ma portée, au delà de ma propre volonté.

    C’était un très bon exercice et un des beaux apprentissages de ma grossesse.

    Travail sportif aussi !

    A côté de cette grossesse qui se déroulait à merveille, je travaillais encore à plein temps chez Décathlon. Les semaines étaient donc assez chargées, avec des journées de commerce assez intenses. J’ai essayé malgré cela de maintenir une activité sportive qui me fasse du BIEN à moi et mon bébé, en dehors des journées de travail.

    Cela fut plus compliqué bien sûr les jours où j’avais des nausées et des vertiges, j’étais KO et dur dur de se motiver. Rajoutez à cela le fait que nous étions en plein hiver, et vous avez alors le meilleur combo de la démotivation … Surtout lorsqu’il s’agissait de faire ma séance avant de partir ou en rentrant du travail, lorsqu’il faisait nuit !!

    M’adapter en plus du boulot à ces ressentis qui ne me permettaient pas toujours de faire comme je le souhaitais, cela aussi ce fut un vrai travail d’écoute et de lâcher prise. Et quel travail !! 

    Deuxième trimestre : le plus intense

    Mon deuxième trimestre fut le plus « sportif », notamment au travail et c’est certainement ce rythme soutenu et non-adapté à mon état qui m’a valut cette fameux MAP. Car en dehors de Décathlon, j’étais raisonnable et je suivais mes besoins et mes ressentis. En revanche, je maintiens le fait que je n’aurais jamais du être si conciliante avec ma hiérarchie, qui ne m’a vraiment pas ménagée ni aidée à ce moment là. Donc certes mon travail était « sportif », mais seulement voilà ce n’était pas fait dans le respect de mon bébé ni de ma grossesse comme je tenais tant à le faire. C’est à cause de cette situation que je n’ai pas pu continuer de travailler au delà de 25SA.

    Tout cela pour vous dire que votre grossesse doit être impérativement un moment d’écoute et de respect pour vous-même, et que si vous n’êtes pas dans cette dynamique, votre corps vous rappellera à l’ordre, soyez-en sûres ! J’ai regretté bien longtemps de ne pas avoir osé dire STOP … Moi qui passait mon temps à écouter mes ressentis et les signes de mon corps, je n’ai pas eu le courage d’affronter mes supérieurs. C’est une leçon de vie me direz-vous !

    Mais parlons positif maintenant !
    Au début de ce deuxième trimestre et avant d’être arrêtée, tous mes maux bien désagréables et ma fatigue se sont estompés voire ont disparus. Un vrai bonheur ! J’ai donc pu reprendre une routine et un rythme plus adaptés et me motiver plus facilement. Pour autant je n’ai rien changé à cette envie d’y aller en douceur et de ne pas brusquer mon corps en pleine création !

    Mes séances étaient les mêmes malgré un ventre rond naissant, j’ai uniquement diminué l’intensité et ralenti la cadence. Tout simplement et naturellement. Je jonglais encore et toujours entre mes séances de renforcement musculaire, le vélo elliptique et la marche sportive. J’avais un rythme assez similaire, soit environ 4 à 5 séances par semaine de 30 minutes environ.

    ♥ Le sport oui, mais dans la mesure

    La règle d’or : ne jamais trop pousser et sentir ses limites. Je pouvais parfaitement faire 30 minutes de marche rapide et le lendemain mettre court à ma séance de yoga au bout de 10 minute. C’était réellement au jour le jour et les souvenirs que je garde sont vraiment des souvenirs de moments doux, intenses et bienfaisants. Jamais dans la contrainte ou l’épuisement. Je sais que cela peut paraitre utopique et perché pour certaines, mais c’est là où je répète que ma grossesse fut réellement un moment de bien-être et je suis parfaitement consciente que j’ai eu de la chance de me sentir si bien.

    ♥ Découverte du yoga et de la marche athlétique 

    Aussi pendant ce deuxième trimestre, j’ai fais quelques séances de yoga, les premières de ma vie et j’ai adoré ! Ce fut une découverte, que je continue de vouloir approfondir aujourd’hui. Je n’ai qu’un regret, c’est de ne pas avoir trouvé de séances proche de la maison pour continuer plus longtemps. Je conseille néanmoins cette activité bien-être et sportive à toutes les futures mamans. Pour vous aider à vous reconnecter avec notre corps, à apaiser les tensions et les tiraillements, à faire redescendre certaines énergies, à vous préparer à la naissance,… et puis également et même si on ne dirait pas : c’est très sportif !

    Puis lors de mon 5ème mois, j’ai participé à une formation dans le cadre de mon travail, qui se faisait sur 2 jours et qui consistait à nous former sur la pratique de la marche sportive et athlétique. Une super formation que j’ai pu faire sans problème, à mon rythme mais sans pour autant trop peiner. Grâce à cette formation j’ai pu m’initier à ce sport que j’adore vraiment et que j’ai pu continuer de faire ensuite à la maison pendant 3 semaines environ. La marche sportive était finalement la pratique la plus intense que j’ai eue durant toute ma grossesse.

    Puis plus rien …

    Le lundi 25 avril, je me suis rendue un matin aux urgences plutôt que d’aller travailler car depuis 2 jours je ressentais quelque chose très étrange dans le bas du ventre. Un lourdeur, un poids non douloureux mais qui m’empêchait de me lever ou de marcher. Le verdict est tombé : mon col était ouvert, je devais impérativement lever le pied.  J’ai immédiatement été arrêtée et ce jusqu’à la fin de ma grossesse. Le bébé allait très bien mais le tête appuyait déjà sur le col et surtout c’était bien trop tôt pour envisager sa naissance … j’ai eu un énorme moment de panique.

    C’était un peu le coup de massue, je m’en voulais de ne pas avoir diminué mon travail plus tôt, de ne pas avoir dit stop à mes managers qui me faisaient faire des semaines de dingue, debout. Mais c’était fait, et il me fallait alors me reposer pour continuer paisiblement cette grossesse.

    ♥ Troisième trimestre : repos et apaisement

    J’ai donc passé ce troisième trimestre sans faire de sport, aucun.

    Ou presque !
    J’ai en effet pu reprendre la marche 1 bon mois avant d’accoucher. Tout semblait revenu dans l’ordre et le risque de prématurité était moindre.

    Mais avant cela, j’ai profité et surtout j’ai appris à NE RIEN FAIRE pendant près de 2 mois! Et quel bonheur.
    Bon, je ne vais pas vous mentir, la première semaine fut vraiment compliquée et je me suis sentie démunie, perdue, seule. J’ai eu du mal à profiter immédiatement du repos et du bien-être que cela devait m’apporter. Les journées à rester couchée et à attendre que le temps passe furent dans un premier temps très longues. Puis j’y ai très vite pris goût et j’ai aussi appris à m’écouter autrement, à prendre soin de moi différemment, autrement que par le sport. J’ai littéralement appris à me reposer, à lire, à regarder Netlflix, à dormir aussi …. Quand je vous dit que la grossesse est une vraie source d’apprentissage et d’évolution !

    Ces 2 mois m’ont beaucoup beaucoup appris et c’est grâce à eux aussi que j’ai su changer mon regard et mon rapport au sport. En deux mois j’ai grandi et j’ai surtout été contrainte à lâcher prise. Une contrainte plutôt bénéfique me direz-vous, et je suis totalement d’accord. Ne pas paniquer devant l’imprévu, ne pas vouloir tout contrôler, laisser le temps, la nature, notre corps faire les choses, FAIRE CONFIANCE ! Et une dernière chose : oser déléguer et demander de l’aide. Bref, une période qui était mal partie et qui finalement m’aura sacrément faite grandir avant d’accueillir mon bébé.

    Reprise de la marche, en route vers l’accouchement 

    C’est vers 8 mois de grossesse que j’ai repris la marche, doucement et avec l’accord de ma SF. J’ai commencé à mon rythme, avec ma chienne et au grand air de la campagne. On était alors en plein mois de Juillet, il faisait -très- chaud, le temps était incroyable c’était donc l’idéal et vous n’imaginez pas comme sortir de la maison m’a fait un bien fou au moral. J’ai profité de ces sorties pour me requinquer, pour faire le plein de soleil et d’énergies avant le grand jour. Généralement je faisais le même grand tour autour de chez nous, ce qui me permettait de marcher près d’une heure et demi à mon allure. Ce temps hors de la maison, à ne penser à rien, à profiter du temps et de la campagne, je me souviens que ça m’a fait beaucoup de bien et que ça m’a notamment aidé à patienter sereinement vers l’accouchement.

    J’en ressentais vraiment le besoin à ce moment là, plus moralement que physiquement. La sportive que je suis commençait à avoir des fourmis aux pieds et renfiler les baskets fut un réel bonheur. Même si cela était fait dans une optique de bien-être et de balade, j’en ai profité pour savoir où en était mon corps, comment il réagissait, si mes muscles étaient engourdis ou non, … Une véritable reconnexion.

    De temps à autre également, je me suis octroyée des séances de yoga, de stretching et de méditation, pour prendre soin d’un corps qui commençait à tirailler doucement. Pendant les 3 dernières semaines environ, à la fin de ces séances, je faisais un massage du périnée. Ce massage n’a rien de sportif bien entendu, MAIS ! Il contribue à l’assouplissement du muscle périnéal et donc à faciliter le passage du bébé sans oublier que cela aide à récupérer derrière. Pensez-y mamans enceintes, il faut prendre soin de son périnée et ne pas l’oublier 😉

    Il me semble avoir fait le tour des sports, pratiques et exercices que j’ai pu pratiquer lors de ma grossesse. Et vous le découvrez aujourd’hui, il n’y a finalement rien eu d’extraordinaire, je me suis contentée d’adapter ma routine habituelle et de diminuer l’intensité et les charges pour respecter au mieux mon corps, mes sensations et mon bébé ♥

    Intensité et rythme

    Depuis tout ce temps il m’est difficile de vous dire avec exactitude le rythme que j’entretenais pendant ma grossesse. Ce que je sais c’est qu’il a été proche de celui d’avant grossesse et ce jusqu’à ce que je sois arrêtée.

    A la seule différence que si je ne me sentais pas apte à faire une séance ou pas dans mes baskets, je ne cherchais pas à me motiver davantage. Je repoussais alors simplement ce moment à plus tard. Hors de question d’aller contre mes ressentis. Alors pour rester assez globale, je dirais que je m’autorisais 4 à 6 séances par semaines. Environ ! Ces séances ne duraient jamais plus de 45 minutes, au delà je me sentais vraiment fatiguée et mon ventre me tirait.

    Vous voyez que tout part de ce que mon corps me disait de faire ou non. Je n’avais comme seule règle celle d’écouter mon corps.
    Il n’y a rien d’exceptionnel dans ce que je vous rapporte là, mais j’espère tout de même que cela pour en éclairer certaines. N’oubliez pas non plus que vous êtes la seule personne qui saura vraiment ce qui est bon pour vous. Ce que j’ai fais moi ne vous conviendra peut-être pas, ou au contraire !

    Enfin pour finir sur l’intensité et le rythme sportif pendant ma grossesse, certaines m’ont demandé si je ressentais des contractions durant l’effort. Je n’ai ressenti qu’une seule fois des contractions c’était avant de me faire arrêter. S’il m’était arrivé d’en ressentir avant cela, j’aurais bien évidemment levé le pied et diminué ma pratique. Le respect et l’écoute avant toute chose et j’ai eu la chance de ne pas contracté pendant près de 6 mois !

    Vivre différemment ma grossesse grâce au sport

    Le sport m’a en effet permis de vivre ma grossesse de manière plus apaisée et m’a certainement permis aussi de me sentir bien dans ma peau et non dans les baskets d’une femme malade ou de vulnérable. Ce qui est d’ailleurs le cas : être enceinte n’est pas un état pathologique, vous n’êtes ni malade ni handicapée (à moins d’avoir des complications qui rendent le quotidien difficile, bien entendu) et nous pouvons tout à fait continuer de vivre et de pratiquer le sport, dans des conditions raisonnables et de respect de vous-même.

    « Tout extrême est mauvais, toute mesure est bénéfique pour l’âme »

    En ce qui me concerne je pense que, grâce au sport, j’ai vraiment pu appréhender les changements de mon corps différemment, avec moins de difficultés et plus de paix. En continuant de le l’entretenir et de lui apporter la dépense et l’énergie dont il avait besoin, j’ai pu garder cette connexion et cette sorte de complicité que j’avais avec lui.
    Et lorsque les formes sont apparues, lorsque la cellulite s’est installée (bien comme il faut), que mes muscles ont fondu, j’ai réussi à me dire que c’était normal, qu’il le fallait. J’avais en quelques sortes fait ma part du boulot, maintenant ces changements étaient nécessaires, naturels et hors de contrôle. Ce sentiment d’avoir fait le maximum, d’avoir respecté mes limites et mon bébé c’est tout ce que je retiens de bon dans cette expérience !

    Entre écoute et satisfaction des besoins, entre respect du corps et de l’esprit.

    Le sport a donc largement contribué à ce que j’accepte facilement les changements et ces nouvelles sensations et m’a permis de bichonner ce corps qui changeait chaque jour un petit peu plus, mais il était aussi et surtout là pour FAIRE DU BIEN. Parler de sport pendant la grossesse, ce n’est en aucun cas parler de perte de poids, de se sculpter ou même d’évoluer dans notre objectif physique. Non, non, non ! Ces pensées ne sont ni saines ni respectueuses de la vie de votre bébé et il est important de le dire et le redire. Le sport enceinte est majoritairement là pour vous apporter du BIEN-ETRE. Ce doit être une aide, un soutien et une source de plaisir. Que du bon finalement ! 😉

    Concrètement , je profitais de mes temps sportifs pour me reconnecter, savoir où est-ce que j’en étais dans mes « capacités » et limites corporelles, pour me détendre, souffler, me vider la tête. Et aujourd’hui je me répète : heureusement que j’ai eu cette chance de pouvoir continuer à faire du sport. Il me semble juste de dire que passer d’un rythme sportif à rien du tout aurait été très difficile à vivre. Pendant mes séances de sport, j’essayais de comprendre cette grossesse, de la vivre le plus en phase possible et le fait de mobiliser mon corps je me connectais à lui et ressentais davantage ce qui se passait dedans. C’était comme un date avec mon bébé et avec mon corps. Tout cela peut paraître complètement bizzaroïde, je le conçois et pourtant, je l’ai vraiment vécu comme cela.

    D’ailleurs je pense que cet aspect connexion/apprentissage des sensations m’a beaucoup poussé à faire aujourd’hui encore du yoga et du pilate et à changer ma vision de ces pratiques sportives. Associer véritablement le sport aux sensations intérieures fut une révélation pendant ma grossesse, une sorte d’équilibre que j’ai trouvé.

    C’est pour ce bien-être physique et mental, pour toutes ces choses bénéfiques que j’en ai tiré pendant mes 9 mois de grossesse que j’aime conseiller aux femmes sportives de continuer à pratiquer du sport, lorsque c’est possible et qu’elles s’en sentent capables.

    Quelques conseils pour les mamans sportives et enceintes

    • Le tout premier conseil que je voudrais vous donner est celui de vous faire accompagner dans cette démarche de continuer le sport, par quelqu’un de bienveillant, d’ouvert et de respectueux. Médecin, sage femme, gynécologue, … peu importe tant que les conseils et recommandations qui vous sont donnés sont rassurants et sérieux! Un bon médecin saura répondre à vos questions et vous accompagner pour pouvoir continuer (ou non) en toute sérénité le sport pendant votre grossesse. C’est très important à mes yeux de vous mentionner ce conseil-là, car même si je vous écris un article sur MON expérience, ce n’est pas à moi de juger votre capacité à faire du sport en étant enceinte et je trouve que les médecins sont les plus à même de vous donner le top départ ou bien un signal de ralentissement 😉

    N-B : pour ma part je me suis faite accompagnée par une sage-femme merveilleuse pendant toute ma grossesse, une perle, et elle a toujours su être de très bon conseils tout en me faisant également confiance. Et cet accompagnement, cette tierce personne avec un regard médical m’a, je pense, vraiment aidée à concilier grossesse et sport sans aucun stress ! 

    • Un autre conseil serait celui de vous faire confiance et de vous écouter pleinement, car ce que vous dit votre corps est bon et il faut s’y fier plutôt que d’aller vous balader sur les forums ou de vous noyer dans des dizaines d’informations différentes. Votre corps est votre guide. C’est bateau mais c’est vrai ! C’est vous qui êtes en mesure de ressentir si ce que vous faites est raisonnable ou non, indispensable ou de trop, sain ou un peu trop poussé,  source de bien-être ou contraintes … Ne cherchez donc pas à avoir la même routine que votre instagrammeuse préférée, mais construisez vous la votre, celle qui VOUS fait du bien et vous apporte du bien-être.

     

    • Aussi, je pense que de continuer à faire du sport pour les BONNES raisons aide considérablement à ce que cela soit fait de la bonne manière et plus loin dans la grossesse. Cela sous-entend alors qu’il y existe des raisons et des motivations peut-être moins bonnes que d’autres. Je dirais même moins saines. Et ces raisons moins saines justement peuvent malheureusement pousser les futures mamans à aller au delà de leurs limites, à ne pas considérer leur corps et leur bébé autant qu’il le faudrait. Continuer de faire du sport pendant votre grossesse doit être un plaisir, une source de bien-être, de détente et un moyen de continuer à bouger votre corps, à le sentir, l’apprécier et l’entretenir. Si vous continuez dans l’unique but de ne pas prendre de poids ou parce que vous souhaitez à tout prix échapper au corps de la femme enceinte, alors essayez plutôt de vous diriger vers une pratique type yoga prénatal ou sophrologie afin de vous faire accompagner dans l’acceptation de votre corps et vos émotions. Il n’y aucune honte à dire que l’on n’accepte pas ce corps changeant et je pense qu’une large majorité d’entre nous le pense. Cependant ne vous enfermez pas pour autant dans un cercle malsain et assez dangereux pour votre bébé dont ferait alors partie le sport ♥

     

    • Enfin dernier conseil, pensez avant tout à vivre cette expérience de la grossesse de l’intérieur, avec vos tripes et non pour les autres et le qu’en dira-t-on. Si une grossesse n’appartient qu’à la femme qui la vit et pourquoi pas également à son conjoint, bien souvent, avouons-le, on redoute ce que l’entourage pourrait dire, penser ou en juger. Poids, épanouissement, travail, fatigue, performance physiques, …. Comme si la femme enceinte qui avait décidé de mettre entre parenthèses son activité physique devrait être jugée, ou inversement !! Mais non c’est bien votre propre grossesse ne l’oubliez pas.

     

    • Je voudrais vous donner un petit tips qui m’a beaucoup aidée lorsque j’étais enceinte et que je me sentais tiraillée entre mes ressentis, mes besoins et ce qui me faisait plaisir avant la grossesse. Je me disais :
      – « fais les choses dans l’unique but de garder de cette grossesse un bon souvenir et surtout un sentiment de pleinitude et de paix« .
      En bref et pour traduire le fond de ma pensée, je voulais faire les choses avec le recul nécessaire et pas uniquement dans le brouillard d’émotions et de ressentis qu’une grossesse peut souvent amener. Alors parfois cette pensée me donnait la motivation nécessaire pour me bouger, pour me sentir mieux et plus détendue, et parfois au contraire je choisissais le repos et le calme pour prendre soin de moi et me reposer. Grâce à cela et à cette sorte de « déculpabilisation », j’ai réussi à ne faire du sport QUE lorsque je m’en sentais capable et surtout que dans un but d’être bien, d’être heureuse de le faire. Vivez les choses pour vous, faites du sport parce que cela vous fait du bien, pour les bonnes raisons et surtout à VOTRE rythme ! Il n’y a aucune compétition, aucun challenge, aucune comparaison à faire. Vous avez votre propre corps, avec ses capacités et ses limites, respectez-le, entretenez-le.

    J’espère que cet article vous aidera et vous inspirera.
    N’oubliez pas surtout que tout cela reste de l’information, du partage et non un accompagnement personnalisé de votre propre grossesse 😉
    Les professionnels de la santé sont souvent de très bons conseils, n’hésitez pas à aller pousser leur porte !

    Je vous embrasse, prenez soin de vous

    Romane ♥

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