• Les sommeil, partie 2

    Voilà déjà quelques semaines que je vous promets un nouveau retour sur notre expérience de jeunes parents au sujet du sommeil de notre Chloé. Vous pouvez retrouver mon premier article à ce sujet par ici , je vous parlais du sommeil de Chloé de sa naissance à ses 6 mois environ🙂

    N-B : dans cet article je parlerai une fois de plus de NOTRE vécu, avec MES mots et MA sensibilité. Je tiens à présenter mes excuses si jamais certains mots paraissent durs ou inadaptés, ce sont les miens, ceux qui traduisent ce que l’on a ressenti et vécu avec mon mari face au sommeil de notre fille . Et enfin cela ne remet en aucun cas en question l’amour que je porte à ma fille vous l’imaginez bien 😉 J’espère alors que vous saurez interpréter mes écrits avec bienveillance et tolérance.

    Le sujet du sommeil dans notre expérience de parents
    A travers mon premier article sur ce sujet, je racontais les difficultés que nous avions rencontrées face au sommeil de notre Chloé alors encore nourrisson. En effet très rapidement, au bout de quelques jours je dirais, Chloé ne dormait presque pas en journée, malgré le fait que je la porte beaucoup, elle pleurait beaucoup, déchargeait énormément le soir venu et enfin chaque sortie était devenue une source de pleurs inconsolables et devant lesquels nous étions totalement impuissants. Alors que tout avait bien commencé, dans la sérénité, la confiance et le bonheur, ses soucis de sommeil et d’endormissement nous ont bouleversés et donné beaucoup de fil à retordre. Nous n’étions pas prêts à vivre cela, c’est vrai.

    Dès ce moment-là, ce fut le début d’une période très difficile pour elle certainement, mais pour nous également. Une épreuve à laquelle je n’avais pas du tout imaginé faire face pour être honnête. Ne pas réussir à apaiser l’amour de notre vie, si jolie et si petite, de ne pas pouvoir la soulager, l’endormir ni profiter des premiers temps de cette nouvelle vie sereinement et avec tout le bonheur que cela comprenait. Les journées très rapidement seule avec elle était vraiment difficile, j’attendais le retour de mon mari tous les soirs pour pouvoir passer le relais et décharger toute cette accumulation de fatigue, d’énervement et aussi de tristesse.

    Pourtant rien n’avait présagé de telles difficultés! Ma grossesse fut parfaite, mon accouchement incroyable et les premiers jours plus que magiques. Nous étions plus que prêts avec mon mari, complices, sereins et impatients de vivre cette nouvelle vie de parents. A la maternité les professionnels étaient épatés de nous voir nous débrouiller si aisément, dans nos familles nos proches ressentaient cette paix et cette sérénité, prolongement de ma grossesse. C’est en cela je crois, que nous avons très mal vécu cette épreuve, nous nous attendions à tout sauf à de telles incompréhensions ni à cette extrême sensibilité que notre Chloé semblait avoir belle et bien hérité de moi … .

    A vrai dire, personne n’a vraiment compris ce qu’il s’est passé et nous avons encore un peu de mal à en reparler sans tristesse. Nos proches étaient désarmés de nous voir aussi mal, de voir notre bébé pleurer autant et avoir tant de mal à s’endormir. Ils se relayaient lorsque nous étions avec eux pour tenter de la calmer, nous consolaient impuissants à leur tour, …. Je me souviens de tant de fois où ces difficultés nous ont empêché de savourer, de profiter d’elle, de ce beau poupon, de la présence de nos proches, de notre fierté et de notre bonheur. Ces problèmes de pleurs et de sommeil nous ont volés notre bébé durant quelques mois je le sais, j’arrive à le dire aujourd’hui. Je pense maintenant que c’est arrivé pour des raisons plus profondes en plus de son tempérament de BABI dont je parlerai en find ‘article pour ceux que cela intéresse.

    Cela dit, j’ai encore du mal aujourd’hui à me replonger sereinement dans ces souvenirs des premiers temps à 3, où l’absence de siestes, les couchers chaotiques, et les pleurs permanents étaient au coeur de mes journées. Je peine également à accepter de ne pas avoir réussi à faire de cette période un moment doux et agréable comme je l’imaginais si bien, de ne pas avoir vécu ce passage tant attendu dans la vie d’une femme de manière reposante et apaisée, de ne pas avoir trouvé comment la calmer, l’endormir et l’apaiser aussi fort que je l’aime … . Forcément cela résonne en moi comme un échec, un énorme échec que seul le temps saura guérir. Alors j’apprends au fil de mois à porter un regard plus tolérant et bienveillant sur mes premiers pas de maman et à adoucir le souvenir de cette première période de vie. Nous avons beau être leur maman, nous n’avons pas toujours la réponse à leur chagrin, ni le comportement parfaitement adapté. Il faut parfois faire preuve d’humilité et reconnaitre que les émotions prennent le dessus face aux pleurs et à l’incompréhension.

    Et au bout du tunnel, une méthode
    Je vous expliquais finalement ce que nous avons mis en place pour tenter de rétablir un rythme serein, paisible et reposant pour elle et pour nous aussi, pour que le bonheur revienne dans notre maison. Cette fameuse méthode suédoise « Au dodo les petits » instaurée par Anna Wahlgren et recommandée par ma sage-femme alors que j’explosais en sanglots dans son cabinet, d’épuisement et d’incompréhension.
    Ce livre peu connu mais salvateur pour beaucoup de parents nous a libérés, littéralement. Il nous a aussi rendu notre bébé, calme et rassuré, nous a donné confiance en nous et a instauré un équilibre dans nos journées. Nous avons commencé la méthode peu après le sevrage de l’allaitement, autour de 5 mois donc. Chloé ne savait pas s’endormir autrement qu’au sein, pleurait parfois plusieurs heures dans nos bras avant de s’endormir, il nous fallait donc trouver une source d’apaisement pour elle avant tout mais aussi pour nous.



    Je ne reparlerai pas en détails de la méthode « Au dodo les Petits » par ici étant donné que je vous explique tout ce qu’elle signifie et tout le déroulement dans le premier article sommeil ici. N’hésitez pas à aller lire, j’avais pris le temps de tout détailler et de tout vous expliquer 😉

    Cette méthode, en quelques mots, n’est autre qu’une démarche à suivre selon ce qu’Anna appelle des « cures », avec des gestes, une chronologie et des phrases à répéter dans un ordre précis lors du coucher et des siestes. Une sorte de rituel du coucher finalement, approfondi et enrichi avec beaucoup de notions importantes au sujet du bébé, de ses besoins et de son sommeil. Je pourrais très bien résumer cette méthode par : accompagnement, repères et confiance mutuelle. Car il s’agit là de rassurer l’enfant grâce à nos gestes et nos paroles, de lui montrer que nous sommes là quoi qu’il arrive et sûrs de nous, que le danger est écarté. Mais aussi, on lui fait passer un message grâce aux gestes confiants et rythmés que nous apprend la méthode. Un message lui disant qu’il est temps de trouver le sommeil et de se reposer. C’est un très bon exercice pour consolider notre confiance en nous en tant que parent, être sûr de soi, sûr de faire le meilleur pour notre enfant. Car cette confiance profonde est finalement la clef de la réussite dans cette méthode.

    Une démarche rigoureuse mais tendre
    C’est exactement ainsi qu’on a vécu cette méthode pour le sommeil. Car elle est la fois très sérieuse et rigoureuse, dans le sens où des horaires sont fixés selon les besoins de l’enfant/du bébé, mais aussi et surtout bourrée de sens et de logique. Cette démarche permet à l’enfant de comprendre qu’il n’y a pas de risques, que dormir est un plaisir et non un danger, que Papa et Maman sont là même dans la nuit et se sommeil. Voilà en quelques mots en quoi consiste la méthode « Au Dodo les Petits » et comment nous l’avons ressentie et vécue.
    Il n’est pas question de laisser son enfant pleurer sans raison, ni de fermer toutes les portes jusqu’à l’endormissement et l’absence de pleurs. La tendresse est présente car nous sommes présents et rassurants, car nous souhaitons que notre bébé comprenne qu’il est en sécurité et que nous serons là quoi qu’il arrive.

    A chacun SA méthode, à chacun SON bébé
    Je tiens également à préciser que nous n’étions absolument pas dans une démarche où nous voulions forcer notre bébé à faire ses nuits ou ses siestes, ni même refuser de l’endormir nous-même. Cela pourrait porter à confusion étant donné qu’elle était petite et donc encore totalement dépendante de nous.
    Nous ne souhaitions pas rompre ce lien de dépendance, là n’était pas du tout la question. J’aimais tant la sentir contre moi, l’avoir dans mes bras, être avec elle. Souhaiter que son bébé trouve le sommeil sereinement est totalement indépendant de leur besoin émotionnels et sensoriel. Face à des pleurs permanents et des endormissements extrêmement compliqués, nous voulions par dessus tout créer un climat de confiance et de sérénité pour qu’elle parviennent à trouver l’apaisement et le sommeil, pour qu’elle puisse enfin se reposer en journée et s’endormir sereinement le soir.

    Notre désir le plus profond était celui de l’apaiser, de la rassurer et de calmer notre bébé, qu’elle ne s’endorme plus d’épuisement mais de lâcher prise et de bien-être. Il était hors de question pour moi, aujourd’hui encore, de la laisser pleurer plus de 10 minutes ou qu’elle s’endorme à cause de l’épuisement et des pleurs. Je suis incapable de la laisser pleurer, comme beaucoup d’entre nous et à l’heure actuelle encore c’est difficile dans n’importe quelle situation. Je ne souhaite pas rentrer dans le débat des pleurs, il y a tellement de discours contraires, mais voilà pourquoi nous avons eu recours à cette méthode-ci entre autres. Balayer les pleurs et l’épuisement pour faire place au calme.

    Aussi, je conçois que d’autres fasse différemment, vraiment loin de moi l’envie de juger qui que ce soit. Je comprends que nous avons tous des façons de faire et des sensibilités très différentes. Je ne fais et ne ferai jamais partie de ces mamans qui se permettent de faire la leçons. Certains laisserons pleurer leur bébé, certains passeront des heures en portage pour l’endormir, d’autres se relaieront au pied de berceau, et pour les plus chanceux le bébé trouvera facilement l’apaisement et le sommeil sans avoir recours à ces diverses méthodes. Autant de bébés que de manières de faire, à nous de trouver celle qui nous correspond !

    Je souhaitais seulement préciser que nous en sommes arrivés à faire cette méthode car il nous semblait bon de trouver un moyen d’apaiser et de rassurer notre fille qui était tout sauf apaisée. Le portage n’était pas quelque chose qui nous correspondait, pas avec ce bébé et c’est ainsi que nous avons procédé avec cette méthode 🙂

    N-B : je sais d’ores et déjà que cette méthode ne conviendra pas à tous, ni à toutes les façons de faire. Je ne souhaite convaincre personne, ni lancer de débat, uniquement donné des pistes à ceux qui le souhaitent. C’est un entre 2 bien nuancé entre la méthode 5-10-15, qui très personnellement et cela ne tient qu’à moi ne me plait pas du tout, et d’autres méthodes plus répandues aujourd’hui où les pleurs du bébé sont en quelque sortes bannis et inconcevables.
    Ici on accompagne l’enfant, on le rassure, on lui explique et surtout on instaure un rythme qui respecte ses besoins de sommeil. Pas par le portage, pas en le gardant près de nous, certes, mais cela ne veut pas dire que ce n’est pas une manière bienveillante. C’est la méthode qui NOUS a le plus parlée et dont j’avais besoin pour ne pas laisser pleurer mon bébé sans raisons. Je vous laisse aller lire cela
    si besoin.

    Et maintenant ?

    Car c’est le but de cet article, de vous parler d’aujourd’hui, de notre rythme actuel concernant les siestes, les nuits et les couchers. Je vais rapidement retracer la dernière année, les mois qui ont suivi la méthode jusqu’à maintenant. Pardonnez moi si c’est un peu décousu, je fais des allers-retours entre les mois qui ont suivi la méthode et notre rythme actuel!

    Des repères et une stabilité trouvés
    Actuellement, nous avons véritablement trouvé un rythme, complètement stable, qui respecte au mieux les besoins de Chloé et ce en très –très– grande partie grâce à la méthode « Au dodo les petits« . Grâce à elle, nous avons compris l’importance d’établir des repères pour le bébé et d’être sûr de nous, de ce que nous faisions. Grâce à elle j’ai repris confiance en mon rôle de maman et j’ai appris à faire confiance à mon bébé (à mon mari aussi), en ses besoins et en son langage. J’irai peut-être –certainement– à l’encontre de mouvements qui prônent le fait que le bébé doit trouver de lui-même ses repères et s’auto accompagner, des mouvements qui demandent à ce que les parents se laissent guider par l’enfant. Il y a des petites similitudes si l’on creuse, c’est vrai, mais majoritairement nous avons fonctionner tout autrement. En donnant des repères à Chloé, en lui apprenant à nous faire confiance et non l’inverse, en la guidant pas à pas vers un sommeil serein, en établissant un rythme peu à peu.
    Je vous explique pourquoi cette méthode fonctionne ainsi, pourquoi elle demande à ce que ce soit le parent qui guide l’enfant et non l’inverse dans le premier article.

    Quelques mois pour prendre nos marques
    Les mois qui ont suivi la cure Au Dodo les Petits, nous avons continué d’appliquer les conseils d’Anna, à notre sauce mais toujours dans un but de la rassurer et de lui transmettre sécurité et apaisement.
    Je ne parviens pas à me souvenir avec exactitude de notre rythme pendant les 6 mois qui ont suivi, mais je sais que nous avancions progressivement, main dans la main et que Chloé était nettement plus apaisée, qu’elle lâchait prise beaucoup plus facilement, sans hurlements. Parfois quelques pleurs bien entendu, mais que nous avons appris, grâce à Anna Walghren à observer, à interpréter et à agir de façon paisible et adaptée.

    Fini les heures à endormir Chloé, les pleurs en boucle, les nerfs qui lâchent au moment du coucher. On avait trouvé NOTRE fonctionnement, celui de Chloé surtout et des réponses à ses besoins de réconfort et de se sentir en sécurité.



    Comme tous bébés, Chloé pleure parfois au moment d’aller se coucher ou refuse d’aller faire la sieste, c’est par période je dirais et aujourd’hui encore cela arrive. Les dents, la croissance, le temps, la lune, … Tout cela joue mais vraiment occasionnellement et bien moins intensément qu’avant. Maintenant nous savons précisément lorsqu’elle est fatiguée, lorsqu’il est nécessaire qu’elle se repose et nous savons surtout comment l’accompagner vers un coucher apaisé. On lui parle on lui explique et si les pleurs ou le refus de dormir continuent malgré cela on cherche à comprendre. Mais finalement, en grandissant tout devient plus simple côté sommeil je trouve, on comprend les différents maux, on peut « discuter » avec elle, lui expliquer.

    L’évolution des siestes
    Ma reprise du travail alors qu’elle avait 7 mois a certainement joué aussi. La nounou est devenue un nouveau repère pour elle, moins sensible et moins fusionnel malgré l’attachement. Elle a tissé un lien tout autre avec elle, moins de dépendance et de stress, les siestes étaient quasiment systématiques. Pas toujours longue, parfois 1 heure seulement dans la journée, parfois 2 siestes, … rien de fixe mais une chose est sûre : elle parvenait à s’endormir bien plus facilement qu’avant la cure et sans qu’on la force ou qu’elle ne pleure.
    Chez mes beaux-parents les siestes ont souvent été plus faciles, et ce depuis qu’elle est toute petite, comme si elle se sentait mieux chez eux. C’est curieux mais me semble-t-il assez courant comme phénomène !

    Aujourd’hui et ce depuis 5/6 mois je dirais, Chloé fait une unique sieste directement après le déjeuner. En général c’est même la fatigue en fin de mâtinée qui nous guide et nous fait passer tôt au déjeuner. Après tout qui a dit qu’on devait déjeuner à telle ou telle heure 😉
    Aussi, ce confinement nous aura permis d’instaurer un vrai rythme selon elle, et de savourer des siestes quotidiennes. Elle n’en a pas sauté une seule et je suis très fière d’elle, de cet apaisement trouvé ensemble. Alors parfois j’avais le droit à 45 minutes, d’autres 3 heures (rarement quand même), le plus souvent 1h30. Pas de règles en la matière, je me suis adaptée comme toute maman.
    Néanmoins il n’y a plus, ou très rarement, de journée sans siestes. Ce temps est derrière nous pour de bon je crois ! Je ne me rappelle plus exactement mais je crois que la dernière fois était il y a 4 mois. Elle a un rythme à elle, qu’elle respecte, qu’elle comprend et que nous avons adopté. C’est vraiment le bonheur après des mois de galère …!

    Les couchers
    Enfin nos soirées ont pris une toute autre tournures. Celles qui auparavant étaient épuisantes et interminables et avec des pleurs incessants sont devenues calmes, sereines et reposantes. Idem, je vous rassure, il y eu des loupés quelques semaines après avoir commencé la méthode, qui nous ont rappelés combien il était dur de faire face à un bébé inconsolable, combien on se sentait impuissant lorsque nous ne contrôlons rien. Dans ces cas là, nous nous replongions dans les conseils de la méthode et parvenions à l’endormir facilement, sans nous acharner, sans nous énerver, en nous relayant. Le plus souvent c’était mon mari qui retournait voir Chloé pour lui parler, l’apaiser, la recoucher. J’avais au départ beaucoup de mal à l’entendre pleurer et si elle me voyait elle ne voulait plus dormir. Il a donc aussi fallu que je me blinde, que je sois très sereine et que j’apprenne à la rassurer en restant calme et sure de moi.

    Aussi, le fait que je ne rentre du travail qu’après le coucher, et ce plusieurs fois par semaine, a permis à Chloé de se coucher sans moi et en dehors de ce lien fusionnel qui n’aidait pas toujours au détachement. Je pense que c’est ainsi dans beaucoup de famille où la relation maman-bébé est extrêmement fusionnelle, également chez les bébés que l’on appellent BABI.

    Souvent le soir lorsque j’étais encore au boulot, je téléphonais en douce à Théo pour savoir comment s’était passé le coucher. Je me souviens que la plupart du temps Chloé s’endormait en 10 minutes, 20 tout au plus mais avec des petits pleurs par intermittence, plus de pleurs énormes ni de grosses décharges. Si elle ne semblait pas d’accord et nerveuse, mon mari retournait à la porte de sa chambre pour la rassurer, pour lui dire qu’il était là, tout comme le préconise la méthode. Il n’a pas lâché, il a été un papa fantastique malgré sa réticence au départ, il a assuré toutes les fois où je n’étais pas là. Très rare sont les fois où, en rentrant vers 20h je trouvais Chloé encore réveillée. Au fil des semaines et des mois, les couchers sont devenus de plus en plus faciles. On se disait même parfois avec mon mari qu’on n’avait pas galéré depuis bien longtemps, et ça faisait vraiment du bien de voir qu’on avait réussi à avancer main dans la main.

    Aujourd’hui, les couchers sont toujours aussi sereins et agréables à vivre. On continue de mettre en place, selon la méthode, 10 minutes de rire, de jeu et d’amusement ensemble avant d’aller se coucher. C’est une des « règles » d’Anna Walghren : ne pas penser qu’un temps calme est judicieux avant le coucher. Ce qu’elle dit et que j’adore, c’est que le coucher est un moment de joie, de bonheur, on célèbre en quelques sortes le sommeil. Le temps calme souvent fait monter les peurs de l’enfant, tandis que l’amusement est synonyme de sécurité et de bonheur. Et pour tout ceux qui penseraient que cela énerve au lieu d’apaiser, pas du tout et j’en étais la première surprise !
    Donc lorsque vous apercevez nos temps de cache cache et de fou rire vers 19h, ce sont des moments d’éclats de rire qui libèrent avant le dodo. Et lorsqu’on lui dit « Allez, on prend tétine et doudou Chloé, c’est l’heure d’aller dormir » elle ne bronche pas longtemps, voir pas du tout, et nous suit vers les escaliers.

    Enfin parfois elle veille avec nous et notamment lorsque nous sortons chez des amis, c’est évident que nous n’allons pas l’obliger à dormir si elle peut rester et profiter avec nous de nos proches. Et puis eux aussi veulent profiter d’elle, cela serait égoïste de ne pas leur permettre ce moment. Elle adore être avec nous, prendre l’apéro et s’amuser jusque tard. Elle grandit et peut veiller, je sais qu’elle rattrapera son sommeil plus tard. Je ne la force pas à dormir si nous sortons, l’excitation et le bruit ne sont pas propices à un endormissement serein et je ne veux pas la forcer ni la laisser pleurer. Encore moins si nous ne sommes pas entièrement disponibles et que l’environnement n’est pas celui qu’elle connait. Il faut aussi parfois lâcher du lest et être flexibles, c’est ça aussi la vie !

    Les nuits
    En ce qui concerne les nuits, nous avons toujours eu beaucoup de chances et je ne serai donc pas d’une très grande aide… . Depuis toute petite Chloé fait de bonnes nuits, même lorsqu’elle s’endormait difficilement et malgré des réveils très matinaux où là elle ne se rendormait pas. Autrement lorsque je l’allaitais, elle se réveillait une à deux fois mais se rendormait très facilement. Finalement, une fois couchée et endormie c’était impeccable, Chloé a toujours très bien dormi … la nuit ! C’est d’ailleurs le point très positif du sujet sommeil chez nous.

    Alors bien sûr je vous rassure, il est arrivé qu’elle se réveille en pleurs, notamment entre 12 et 14 mois si je me souviens bien. Elle se réveillait brusquement et je parvenais à la rendormir en 10/15 minutes environ. Des sortes de terreurs nocturnes, de cauchemars, …. Mais c’est arrivé tout au plus 10 ou 15 fois et par période, qui je pense correspondait à des transitions de son développement.

    Il y a eu des réveils tétines à une période également. Chloé qui refusait pendant 9 mois de la prendre ne s’en sépare plus aujourd’hui pour dormir. Depuis cette période avec de nombreux réveils, j’ai réuni toutes les tétines que j’avais, une dizaine au total, et je les ai mises dans son lit. Astuce imparable !

    Tout n’est pas parfait pour autant

    Parfois c’est non
    Aujourd’hui, il arrive qu’elle dise non au moment de se coucher, qu’elle « râle » ou refuse de monter se coucher, comme tout personne , comme tout enfant elle n’a parfois pas envie d’aller dormir. On accepte qu’elle ne veuille pas, qu’elle souhaite s’affirmer aussi et on ne se braque pas. En revanche, nous parents et d’autant plus avec les mois qui passent et l’expérience de cette cure, savons lorsque cette petite fille est fatiguée, lorsqu’elle a besoin de se reposer et de nous faire confiance. C’est en cela que nous continuons de la coucher si les signes de fatigue sont là, en l’accompagnant bien sûr. A mes yeux, nous sommes là pour guider nos enfants, surtout lorsqu’ils sont encore si petits, et pour leur donner des repères.

    Alors quand c’est le cas, quand elle n’est pas tout à fait d’accord au moment de se coucher, je prends le temps de lui expliquer, de la rassurer si un petit stress est présent et je reste sûre de moi et droite dans mes actes et mes paroles. Un parent incertain c’est un enfant qui lui même ne sait pas ce qu’il faut faire. Et généralement, dans 99% des cas, elle finit par prendre ses doudous, sa tétine et nous dire au revoir sans résister. Depuis quelques jours, nous avons repoussé l’heure du coucher car elle grandit et n’a plus les mêmes besoins, on sentait qu’elle est était moins fatiguée vers 19h donc on s’est adapté une fois de plus à ses besoins. Au delà de 20h/20h30 en revanche, nous tenons à ce qu’elle comprenne qu’il faut aller se coucher. C’est NOTRE façon de faire je le redis encore, et nous avons tous des visions différentes là-dessus, le tout étant de faire le choses avec du sens à nos yeux.



    En voiture Simone

    Un autre point sur lequel je souhaiterait revenir : la question des longs trajets en voiture. C’est je pense le point sur lequel il nous reste le plus de difficulté à travailler, là où nous avons le plus de mal à l’apaiser lors des longs trajets. En lien direct avec son tempérament de bébé BABI, c’est une certitude. Toujours est-il que nous ne voyageons pas énormément. Il nous arrive d’aller à Dijon ou en Normandie mais rien de plus et très occasionnellement. Chloé n’est donc pas vraiment habituée à de longs trajets et a du mal à les accepter. Toute petite et pendant des mois, de simples conduites de 10 ou 15 minutes suffisaient à la faire pleurer, hurler même et ce sans que je puisse la calmer. Quelle que soit l’heure, qu’elle que soit sa fatigue et mon état émotionnel, il n’y avait rien à faire.

    Aujourd’hui encore elle ne dort que très peu en voiture, si le trajet est « long » elle finit par s’impatienter et par râler voir pleurer tout le long. Parfois elle s’endort, de plus en plus même mais ce n’est pas systématique, le plus souvent elle râle et demande à me faire des câlins …

    Ce fut le cas lors de notre escapade normande avant le confinement. Nous sommes partis le soir, à l’heure où elle était censée d’endormir. Elle n’avais que très peu dormi à la sieste, c’était donc une évidence pour moi qu’elle s’endorme paisiblement. Elle n’a pas fermé l’oeil des 4h30 de route et a râlé tout le long. C’est dur à accepter et à gérer je l’avoue, mais je sais maintenant que c’est dû à ce fameux tempérament de BABI. Je pense que cela s’atténuera avec le temps, j’espère. En attendant si nous sommes 2, je passe derrière pour la calmer et jouer avec elle. Et surtout on ne s’énerve pas, on se soutient. Autrement si je suis seule je limite les trajets …. car malheureusement je n’ai pas de recette miracle.

    Heureusement les petits trajets sont plus paisibles quand même maintenant, et elle n’a plus vraiment besoin de beaucoup de distraction. En revanche une chose me conforte sur le fait qu’elle est un BABI, elle demande à ce qu’on mette notre main sur sa jambe très régulièrement au cours des trajets, petits ou longs. Elle a besoin de ce contact, de voir qu’on est là, qu’on est proche, de nous toucher. Alors je passe ma main derrière lorsque je le peux et je lui fais des petites papouilles, je lui parle et la rassure.

    En poussette
    C’est un peu pareil qu’en voiture, Chloé n’a jamais dormi en poussette, jamais. Sauf lors de notre voyage à Marrakach où elle a fait toutes ses nuits et ses siestes dedans, incompréhensible ! A vrai dire elle refusait le lit parapluie qui nous avait été prêté sur place et après 2 essais chaotique avec un bébé qui pleurait sans pouvoir s’arrêter nous avons capitulé … Aussi, ce n’est un soucis de poussette, je préfère devancer les questions. La preuve en est qu’elle a durant cette semaine de vacances très bien dormi dedans. Mais au delà de ces quelques jours aux dodos poussette exceptionnels, aucune balade ne se solde par un dodo en poussette. C’est quelque chose que l’on ne connait pas et nous nous y sommes faits. Je limite simplement les sorties en poussette, afin d’éviter les pleurs et l’énervement lorsqu’elle fatigue et maintenant qu’elle marche tout est plus simple il faut l’avouer.

    Pas d’endormissements n’importe où
    Chloé ne s’endort pas ailleurs que dans son lit où tout du moins ceux qu’elle connait.
    Exemple très récent : l’autre soir nous dinions chez mes beaux-parents et malgré l’heure tardive et un bébé qui se frottait les yeux, Chloé ne s’endormait pas, luttait et refusait aussi d’aller se coucher. Elle tombait de fatigue, vraiment, mais pour rien au monde elle ne se serait endormie dans le canapé où elle se reposait ni dans nos bras. Son tempérament fait qu’elle lutte, qu’elle ne lâche pas facilement prise face au sommeil.

    Aussi, depuis le confinement où Chloé n’a dormi que dans son lit, nous avons remarqué qu’elle a à nouveau du mal à s’endormir ailleurs que dans son lit. On sent que nouvelles petite craintes au moment du coucher sont apparues chez les autres, alors on reprend la méthode et on l’applique ensemble, on essaie de l’apaiser au maximum. L’autre jour il nous a fallut 15 minutes de va et vient dans la chambre chez ses grands-parents. Mon mari m’a bien aidée, seule j’en étais incapable et nous n’avions plus l’habitude de la voir si paniquée au moment du coucher. Elle était pourtant épuisée, se frottait les yeux et c’est ces signes qui nous ont fait dire qu’il fallait qu’on l’accompagne dans son sommeil absolument. On a fait en sorte qu’elle comprenne qu’on était là, qu’on veillait, qu’elle devait se reposer et qu’aucun danger n’était présent. Rien n’est jamais acquis, il faut en permanence s’adapter et continuer de faire les choses selon les besoins et les situations.

    Le bonheur c’est un bébé reposé
    Aujourd’hui Chloé dort et s’endort la plupart du temps paisiblement et sans pleurs, elle respecte ses besoins et surtout elle ne résiste plus à l’appel du sommeil. C’est un énorme soulagement, une belle victoire pour nous. On aura réussi tous les 3 à mettre en place quelque chose qui marche et qui nous convient. Je suis heureuse de ne pas avoir lâché, d’avoir respecté mes convictions et ses besoins.

    Les premiers mois de parents auront été durs et éprouvants, c’est certain et cette expérience nous a fait grandir. Pour d’autres parents ces problèmes arrivent au niveau de l’alimentation, de l’allaitement, du ressenti en tant que parent, ce sont des problèmes de bronchiolite, de reflux, de dépression post-partum ou que sais-je d’autres ! Chacun rencontre des problème à des niveaux différents, à des intensité différents et le vécu face à cela est tout aussi différent. Il ne faut pas minimiser ce mal-être lorsqu’il est là mais en parler et trouver des moyens d’apaiser chaque membre de la famille.

    J’espère seulement que notre témoignage et notre façon de réagir à cela feront écho chez certains parents, qu’ils donneront des pistes et de l’espoir pour surmonter ces périodes pas vraiment faciles à vivre et à accepter. Car finalement, ce que nous souhaitons tous en tant que parents c’est réussir dans l’Amour et faire du mieux qu’on peut pour le bonheur de notre enfant. Parfois il faut passer par ces périodes moins agréables pour savourer d’autant plus la suite.

    Si des détails m’ont échappés, si je n’ai pas été assez claire n’hésitez pas à revenir vers moi pour que je puisse approfondir et apporter des précisions.

    Pour ceux qui le souhaitent, je continue cet article ci-dessous avec une sorte de « BONUS » au sujet des BABIs. Je sais que cela n’intéresse pas tout le monde, alors je préfère scinder l’article en 2 parties 😉

    Prenez soin de vous
    Romane

    Bonus : BABI et sommeil

    Aujourd’hui encore, je peine à comprendre totalement comment et pourquoi notre petit poupon pleurait autant, comment elle pouvait résister aussi longtemps sans siestes, pourquoi elle ne lâchait pas prise et ne s’endormait pas paisiblement, qu’est ce que j’avais fait pour merder à ce point là…. . Comme beaucoup de mamans j’ai énormément culpabilisé, pleuré, ressenti de la colère, de l’injustice et je me suis posée ces mêmes questions 1000 fois dans ma tête.

    Avec le temps j’ai obtenu certaines réponses et j’arrive à mettre des mots et des explications sur une partie des difficultés rencontrées. J’arrive à comprendre comment mon histoire a eu des répercussions sur notre bébé, sur ma maternité. Cela on n’y peut rien malheureusement, et il faut accepter, guérir les blessures pour avancer. Dans ces réponses j’ai compris aussi que notre amour pour elle nous a fait tenir, que mon stress et ma peur de ne pas être assez bien, elle les a senti, et je sais que Chloé est un bébé différent, plus en demande, beaucoup plus. Avec le temps et l’aide de certaines personnes, j’ai compris que Chloé est ce qu’on pourrait appeler un BABI. Alors même si je n’aime pas du tout les cases c’est son tempérament, sa particularité à elle. Aujourd’hui on le sait et c’est le plus important, avoir mis le doigts dessus pour pouvoir parvenir ensuite à cet équilibre qui nous est propre et qui s’adapte à son tempérament de BABI.

    Je vous fais ce « BONUS » non pas pour vous embêter avec un terme dont on pourrait dire qu’il est un prétexte pour justifier tel ou tel caprice, mais plutôt pour partager notre expérience de parents d’un BABI. Car il se trouve que BABI et sommeil ont un lien bien réel qui trouve tout son sens dans notre vécu.

    Sommeil et BABI

    Si je souhaite vous parler de ce tempérament ici, c’est parce qu’à mes yeux il a toute son importance dans ce que j’ai pu écrire au dessus, en lien avec les difficultés que nous avons rencontrées. Quelque chose sans laquelle tout aurait certainement été différent, mais sans laquelle nous n’aurions pas non plus évolué comme ça a été le cas.

    Chloé est donc ce que l’on appelle une BABI, un Bébé Aux Besoins Intenses, un bébé avec un besoin de contact physique et émotionnel très fort, un bébé en demande constante et doté d’une sensibilité très intense, de peurs exacerbées également. Elle tient de sa maman dites-vous ? Si peu … .
    Le terme de BABI n’est pas une étiquette, ce n’est pas une mode non plus. C’est un trait de caractère, très fort et difficile à comprendre et à gérer. Certains bébés naissent ainsi, ils n’y peuvent rien et il faut en tant que parents apprendre à vivre avec, à composer et comprendre surtout comment réagit notre enfant. Dépendance affective, besoins émotionnels intenses, angoisses et demande d’attention permanente, voilà en bref comment résumer ce que sont ces bébés particuliers.

    Je ne demande pas à ce que vous validiez nos croyances à ce sujet, j’ai essayé durant plusieurs mois de refouler cette hypothèse, pensant que cela passerait avec le temps. J’ai tenté de faire comme ci cela n’était rien mais cela était impossible. Autour de ses 6 mois je me suis rendue complètement à l’évidence, Chloé a des besoins énormes et heureusement que nous avons réussi à comprendre cela, pour elle et pour la validation de ses besoins. C’est un très vaste sujet et j’en reparlerai volontiers dans un article dédié.
    Aujourd’hui on s’est fait une raison, on vit très bien avec ce petit plus car on ne connaît que ça, on ne sait d’ailleurs pas à quoi ressemble la vie de parents sans cette particularité, aussi difficile soit-elle à vivre. Alors on a tout fait pour l’accompagner et notamment dans son sommeil, pour qu’elle puisse réussir à lâcher prise et surtout à nous faire confiance !

    Un BABI a beaucoup de mal à se détacher, à trouver le sommeil seul, hors des bras, sans être au plus proche de la maman et/ou du papa, à lâcher prise malgré la fatigue, l’épuisement même, …. . C’est une sorte de dépendance et de besoin immense, handicapant lorsqu’il n’est pas compris. Véritablement. Le sommeil en journée tout particulièrement a été très difficile à gérer dans les premiers mois, quasi inexistant. Quelques siestes comptées sur les doigts d’une main.

    Le jour où nous avons compris et accepté cette particularité, que la méthode fut comprise et acquise, on a enfin pu trouver un certain équilibre. Longtemps après et avec beaucoup de soutien mutuel avec mon mari, mais maintenant la situation est enfin agréable sur la question du sommeil. On continue néanmoins de réagir en fonction de ses besoins, on adapte notre rythme de vie, nos envie de voyages, nos sorties à ce tempérament.

    N-B : si vous pensez avoir un BABI à la maison, je vous invite à vous renseigner à ce sujet, car beaucoup d’autres mamans vivent cela et malgré les difficultés il existe beaucoup d’astuces et de conseils très intéressants. Cette vidéo de La Maison des Maternelles résume bien ce tempérament et cette spécificité si besoin !

    Voilà pour ce qui est de l’aparté sur les BABIs et du sommeil, j’en parlerai peut-être davantage prochainement si cela en intéresse plus d’une. aujourd’hui cela me paraissait nécessaire voire indispensable d’écrire un petit mot à ce sujet pour expliquer les difficultés de sommeil de Chloé.

    A vous les Mamans d’un BABI, plein de courage et surtout sachez regarder ce qu’il y a en « plus » chez ce bébé, car au delà de leur extrême sensibilité ils possèdent des qualités extra telle que cette tendresse sans nom.

    Romane

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    2 Commentaires

    1. Ludivine
      22 mai 2020 / 20 h 48 min

      Merci pour cette article qui me touche tout particulierement.. Ma petite fille Eleonore à peine plus âgée que Chloe (juin) et mon expérience de la maternité sont d’une similarités deconcertantes… Memes bébés, mêmes démarches aux mêmes ages, memes evolutions, memes questionnements et prises de conscience au fil de ces bientôt 2 ans. Ton partage est vraiment très chouette, qui plus est avec une si belle écriture et une telle authenticité, j’espère que d’autres mamans se reconnaîtront dans ce parcours, une pierre de plus dans l’édifice de la deculpabilisation!

    2. Charline
      31 mai 2020 / 16 h 44 min

      Je nous reconnais tellement que j’aurais pu l’écrire, cet article. Merci d’avoir pris le temps de le faire, de partager. Même si je SAIS à quel point ça a dû être douloureux de revenir sur certains souvenirs (j’en ai toujours les larmes aux yeux quand j’y pense, même si j’ai fait la paix avec cette période). Ça fait partie de votre histoire. Mais ça n’en est qu’une page. Nous, on apprécie d’autant plus la sérénité que l’on gagne, jour après jour, sur ces questions-là. Je vous embrasse bien fort toutes les deux.

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