• Un nouveau départ

    Et ce soir je retire mon gilet bleu pour la dernière fois.

    Cette journée était la dernière au sein de cette entreprise et il est l’heure pour moi de tourner cette page de ma vie, afin de commencer un tout nouveau chapitre, celui de l’entreprenariat, de l’indépendance, du Freelance, je ne sais pas vraiment quel terme employer encore !

    Vous l’aurez certainement compris, j’ai démissionné de mon poste de vendeuse chez décathlon pour me me consacrer pleinement à tous mes/nos projets, qu’ils soient familiaux ou professionnels. Après avoir travaillé 5 ans au sein de cette enseigne, je signe définitivement la fin de mon salariat chez Décathlon et le début d’une nouvelle aventure. Cette aventure j’avais hâte de la vivre, ce risque je voulais le prendre depuis longtemps déjà, mais je n’avais alors pas encore les clefs en main. Aujourd’hui tout a changé et je peux le dire : « le timing du destin est parfait« .

    Alors ce soir, il me tenait à coeur de vous expliquer en quelques lignes le pourquoi du comment, vous qui me suivez et me soutenez dans chacune de mes expériences de vie 🙂

    Un long chemin chez décathlon

    En octobre 2015, j’ai postulé chez Décathlon pour un CDD saisonnier, un contrat partiel qui me convenait bien pour débuter dans la vie professionnelle. A ce moment-là j’étais loin d’imaginer que je ne partirai que plusieurs années plus tard. A cette époque, mon unique but était de gagner un peu d’argent pour vivre, étant donné que j’avais arrêté mes études, et de pouvoir assumer une partie du budget de notre mariage. Il n’y avait aucune ambition ou but professionnels derrière cet emploi, seulement gagner ma vie (et c’était déjà pas mal!).

    Alors j’ai gardé ce travail chez Décathlon plusieurs mois et j’ai enchaîné plusieurs CDD car je me sentais réellement bien au sein de mon équipe et de cette enseigne. Ce travail n’était alors certes pas celui de mes rêves, le commerce et la vente en magasin sont des domaines qui ne me correspondent pas vraiment -du tout-, mais tant que je n’avais aucun autre projet sous la main je refusais de tout quitter sur un coup de tête. Et qu’on se le dise, il nous fallait bien vivre et payer les factures!

    Puis peu après notre mariage j’ai suivi mon mari en Seine et Marne, trouvant à nouveau une place dans un autre Décathlon, celui que je quitte ce soir. Je me suis fait une place au fil des mois, je me suis habituée à cette région et à ce magasin, j’ai tissé des liens forts avec de très belles personnes également. Et j’avais toujours au fond de moi ces rêves, ce désir de m’épanouir professionnellement dans quelque chose qui me corresponde enfin. Un rêve insatisfait qui a provoqué de nombreuses fois en moi de la peur, de la colère, de l’impatience ou parfois même de la honte. Honte de n’être qu’une vendeuse dans cet entourage familial où chacun fait de grandes études une fois le BAC en poche et ramène fièrement de beaux diplômes à ses parents. Moi je n’ai pas de beaux diplômes, juste un BAC et ça s’arrête là. Ne ressentir aucune fierté, aucun mérite, aucun plaisir à travailler, c’est bien cela qui était dur à porter . Et c’est là le problème d’un boulot qui se veut alimentaire : perdre l’estime de soi. C’est ce qu’il m’est arrivé et je sais combien cette estime perdue peu coûter à nos rêves tant attendus.

    Mais au fond de moi, je savais pertinemment aussi que ce travail chez Décathlon était passager et ce raisonnement me permettaient de garder la motivation et l’entrain des débuts. Je le savais également : si un jour je partais cela serait pour quelque chose qui me ferait vibrer, pour une raison qui m’élèverait et un domaine qui me plairait réellement.
    Seul ce timing du destin totalement hors de contrôle et inconnu m’angoissait et mettait ma patience à l’épreuve. Ne pas savoir , quand et quoi. Ces questions alimentaient bien souvent un petit vélo dans ma tête qui n’aura cessé de pédaler durant ces 5 années. Combien de fois j’ai divagué pendant mon facing ou ma mise en rayon, en pensant à ce que je pourrais bien faire de ma vie!

    Une part du déclic : ma vie de famille

    Fin d’année 2017,Chloé s’est nichée au creux de moi et ce travail qui était alors facile et agréable est devenu très difficile pour moi. Physiquement d’une part, car conjuguer travail de vendeuse et grossesse est loin d’être simple (surtout quand il vous faut faire plusieurs kilomètres par jour et porter des vélos ….), puis mentalement ET physiquement à mon retour de congé parental qui aura en tout duré près de 6 mois. Concilier ce travail avec ma nouvelle vie de famille, après des premiers mois de maman plutôt intenses, avec tout ce que j’essayais de faire évoluer à côté également, m’aura demandé beaucoup de remises en question, d’humilité et de motivation pour pouvoir tenir ce poste. Je n’ai pas lâché car notre but était de pouvoir faire un achat immobilier rapidement, ce pour lequel mon travail à temps plein était impératif.

    Il y a quand même eu de très belles périodes, des périodes intenses en rire, en relations humaines, en discussions et même professionnellement. J’ai passé de super journées, des moments riches et intenses en émotions aussi. Et il y a eu des périodes vraiment dures, où j’étais à bout de nerfs, sans aucune motivation, avec de la colère et de l’agacement, où le moindre clients désagréable pouvait me faire flancher. Ces périodes je les garde en tête comme de sacrées leçons de vie. La frustration, le courage, de dépassement de soi, le travail, la patience, la tolérance, …. des principes et des valeurs que j’aurais apprises en long, en large et en travers durant 5 années chez Décathlon. Je ne garde que le meilleur.

    Et plus que jamais, cette expérience de la maternité m’aura permis d’avancer et de ne pas baisser les bras, je n’avais plus le droit d’abandonner mes rêves si je voulais un jour être réellement heureuse, à ma place et épanouie. Ce long raisonnement aura mis plus de 2 ans, mais je crois une fois de plus que tout est arrivé au bon moment et qu’il fallait que je passe par cette phase de questionnement et d’apprentissage avant de pouvoir entreprendre quoi que ce soit. La vie met sur nos routes des épreuves et des difficultés, et tant que nous ne comprenons pas leur intérêt, tant que nous ne corrigeons pas ce qui ne fonctionne pas, alors ces épreuves nous reviennent de plein fouet. Il a fallut que je comprenne certaines choses, que je tombe très bas pour prendre les BONNES décisions.

    Un période de burnout

    C’est ainsi qu’en septembre dernier, j’ai été arrêté pendant près d’un mois et demi pour un burnout. J’étais au bout de mes forces, au bout de mes capacités à travailler sereinement et sans craquer. J’avais atteint un niveau d’épuisement immense et c’est pour cela que la médecine du travail a souhaité que je sois écartée de mon travail durant quelques semaines. Je n’ai pas voulu en parler sur mon compte car cela ne me semblait pas nécessaire d’une part, et que d’autre part je pense que chacun est différent, réagit de manière totalement personnelle aux situations et que mon expérience n’en était qu’une parmi tant d’autres. Je pense aussi que c’est important de le dire, les jeunes mamans doivent faire attention à elle, et à l’énergie qu’elle donne lors des premiers mois de maternité, notamment lors du retour au travail.

    Durant quelques semaines donc j’ai tenté au mieux de me reposer, de faire des choses qui me faisaient du bien, de me reconnecter avec moi et de reprendre des forces. Ce retour au travail s’était avéré être d’une violence inouïe pour la maman sensible et épuisée que j’étais, et vis à vis de derniers mois intenses que j’avais vécus c’était trop tôt, trop le bazar dans mon équipe également. Mais grâce à cette passe difficile, dès mon retour d’arrêt j’étais décidée et apaisée : d’ici quelques mois je ne serai plus là. Sans amertume, sans colère mais juste par choix. Je le savais, je le sentais et même si mon projet pro n’était absolument pas ficelé je devais trouver un moyen de partir pour me réaliser. J’ai donc laissé se faire le chemin dans ma tête et dans ma vie tout en confiance, bizarrement.

    Puis il y a eu l’achat de la maison et les travaux, qui m’ont juste confirmés cette envie de partir pour quelque chose de mieux pour moi, et j’ai continué de travailler sur Instagram, sur des contrats encore plus en phase avec mes valeurs, j’ai également planché sur cette formation de photographie culinaire et me suis intéressée de plus près à cette passion qui m’anime depuis longtemps finalement, sans jamais avoir osé me l’avouer.

    Episode Corona virus oblige, nous voilà tous confiné et cette période fut finalement extrêmement bénéfique, douce et propice à des réponses, à des améliorations. Au retour de ces presque 3 mois de confinement, j’ai demandé à être guidée, intérieurement parlant je veux dire. J’ai demandé à mon étoile, à Dieu, au ciel, au Karma, à qui vous voulez, de me faire signe et de m’indiquer la bonne route à prendre, de me dire si j’étais au bon endroit finalement

    Demandez et vous recevrez.

    Deux jour et deux mails plus tard, j’ai compris que ma place était maintenant ailleurs et que mon passages chez Décathlon devait s’arrêter ici. Quelques jours après, j’ai sauté dans le vide sans aucune appréhension et j’ai décidé que c’était le moment de partir. J’étais même heureuse, excitée, soulagée de voir ce moment arriver. Mon papier de sortie était signé, il annonçait donc la fin de cette aventure Décathlonienne. Mon projet de quitter l’entreprise était connu de tous, la plupart savait que j’avais un projet d’entreprendre et de ma lancer, que ce travail n’était que passager dans ma vie. L’annoncer ne fut donc pas une surprise, mais davantage une joie partagée!

    Nouveau départ en Freelance

    Je ne quitte donc pas à l’aveugle mon travail en tant que vendeuse, j’ai de jolies choses qui m’ont été proposées et je vous en parlerai certainement d’ici quelques jours. Des choses auxquelles je n’aurais pas cru il y a encore quelques semaines, des propositions qui touchent la photographie, qui semblent remplies de confiance et qui me permettront d’évoluer j’en suis certaine. Ce que je peux vous dire c’est que je me sens enfin libre, à ma place et heureuse dans ce nouveau départ professionnel. Il y aura des échecs, des frustrations, des moments plus durs, de doutes et des coups de mou, des joies, des réussites aussi. J’en suis consciente. Peut-être même que tout ce la ne marchera pas, que je retomberai à la case départ ou que je ne serai pas vraiment satisfaite ainsi, mais ça je ne le saurai qu’en tentant l’expérience et en prenant le risque. En anglais, si je ne dis pas de bêtises, on ne dit pas « prends le risque » mais « take your chance« . Donc aujourd’hui je tente ma chance et je verrai bien ce que la vie me réserve comme surprises et comme leçons.

    Tout ce que je souhaite à l’heure actuelle c’est de pouvoir enfin être fière de moi, de prendre confiance en mon travail, d’évoluer encore et encore, d’apprendre chaque jour qu’il me sera donné de travailler et de ne jamais baisser les bras. Mais aussi et je ne l’oublie pas, je vais pouvoir enfin profiter de ma fille sans culpabilité, pouvoir gagner ma vie avec un travail passionnant et m’investir davantage dans des choses, des projets qui me tiennent à coeur.

    Pari ambitieux et trop hâtif ?

    Peut-être, mais ce sont ces décisions un peu folles qui me permettent à chaque fois d’avancer un peu plus. J’ai foi en la force de la visualisation et en la psychologie positive plus que tout. Ce soir c’est le grand saut, je me lance dans la vie d’indépendante et j’ai hâte d avoir ce que ma vie me réserve.

    Malgré toutes ces belles paroles, la peur est un peu présente ce soir également. Je n’ai pas peur de manquer ou de m’être trompée de chemin, ça non. Mais en revanche j’ai très peur de ne pas réussir, je suis tétanisée par ce syndrome de l’imposteur qui me hante chaque jour, j’ai très peur de ne pas être à la hauteur et de ne pas réussir à atteindre mes objectifs, certes ambitieux mais importants pour moi aujourd’hui. Ce sera donc le plus gros défi que je me lancerai dans ce nouveau départ professionnel : celui d’avoir un jour confiance en moi.

    Et puis, derrière ces premières opportunités qui m’ont été présentées et qui me permettent aujourd’hui de quitter Décathlon, j’ai plein de belles choses, plein d’idées en tête que je souhaite un jour réaliser, d es projets plus ou moins importants et que j’espère fait naitre un jour. Peut-être plus tard peut-être bientôt, peut-être jamais même, mais la porte de la liberté et de l’indépendance est maintenant ouverte et je compte bien en profiter pleinement !

    Merci

    Vous savez maintenant tout, j’avais très envie de vous le partager depuis toutes ces semaines, mais je souhaitait attendre le bon moment. Pas par superstition mais plus par pudeur, par discrétion. Ce petit projet est le mien, loin derrière certain qui sont hautement plus admirables et il ne mérite donc aucune paillette. Mais je pense en revanche que vous méritez de savoir ce qui m’attend et ce qui me rend heureuse, vous qui me soutenez depuis tout ce temps.

    Je ne regrette rien de tout ce parcours, même s’il fut parfois long et douloureux. Car ce soir je suis apaisée, soulagée, heureuse et je me sens plus que jamais à ma place. La vie est terriblement bien faite, tout arrive au bon moment à qui veut bien voir les signes qui lui sont envoyés. Ne perdez jamais des yeux vos objectifs et vos rêves, ils sont le moteur de nos projets de vie.

    A très vite pour vous parler plus en détail de ce sur quoi je vais travailler, merci à vous pour votre soutien, votre bienveillance et votre présence chaque jour. Sans quoi je n’en serais pas là aujourd’hui 😉

    Prenez soin de vous
    Romane 🤍

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    10 Commentaires

    1. Léa
      23 juillet 2020 / 20 h 40 min

      Je crois que je peux te dire « félicitations » Romane. C’est une belle nouvelle. Étrangement on ne se connaît pas, nous avons seulement échangé quelques messages plusieurs fois mais je suis soulagée et très heureuse pour toi 💛. « Moi je n’ai pas de beaux diplômes, juste un BAC et ça s’arrête là. Ne ressentir aucune fierté, aucun mérite, aucun plaisir à travailler, c’est bien cela qui était dur à porter » cette phrase résonne beaucoup en moi ! Je suis dans une situation similaire. J’ai enfin quitté la vente aussi (enfin) mais je n’ai pas encore trouvé ma voie, le truc qui me ferait vraiment vibrer. Il y a bien quelque chose qui me trotte dans la tête mais l’aspect financier est encore trop important…
      Enfin bon. Encore une fois je suis très heureuse pour toi. Je te souhaite de la joie et de la satisfaction dans cette nouvelle aventure.

    2. Claire
      23 juillet 2020 / 20 h 41 min

      Bonsoir,
      Tout d’abord, très bel article !!
      Félicitations pour ce parcours et ce nouveau départ 😊
      Vous pouvez être fière de vous !!!
      J’ai hâte de suivre cette belle aventure 😊

      Claire

    3. 24 juillet 2020 / 2 h 49 min

      Waouh… félicitations ! Je suis très heureuse pour toi et de tout ce chemin parcouru, et te souhaite bien évidemment le meilleur pour la suite. Merci de partager tout ça ♡
      Je te suis depuis un peu plus d’un an maintenant, quand j’ai rencontré moi-même la maternité et découvert la joie d’être enceinte. Merci pour ces inspirations !

    4. Strohmann
      24 juillet 2020 / 9 h 42 min

      Bravo pour ta détermination. Rien n’arrive par hasard tu étais prête, voilà.
      Tu as su écouter ton corps et lui répondre.
      Garde confiance en toi, en tes choix et avance sereinement sur cette belle route que tu t’es construite.

    5. 24 juillet 2020 / 10 h 51 min

      Je ne peux que te féliciter d’avoir le cran de te lancer dans ce magnifique projet. Car oui, il en faut du cran, dans une société où le sacro-saint CDI est le seul sésame de réussite aux yeux des gens. Pourtant, nombreux sont les CDIsés malheureux, qui traînent des pieds et finissent désagréables avec leur entourage et leur collègue tellement ils détestent leur job.
      Alors bravo, quoiqu’il se passe, tu l’auras fait et c’est cela le plus important !
      Je te souhaite une superbe réussite, tu le mérites amplement.

      Encore bravo !
      M

    6. Kyarah
      26 juillet 2020 / 9 h 16 min

      Une infirmière nous avait bien expliqué ce que Cesr un bien out. Une perte de sens.

      Je pense que le.fait d être maman, de se voit laisser ton bébé le matin pour un job que tu n aimes pas qui ne te convient pas qui n a pas de sens pour toi , ça à généré cet état.

      Je ne diminue pas ta fatigue physique hein mais je pense que l épuisement vient de cet perte de sens

    7. Fanny
      29 juillet 2020 / 0 h 50 min

      Je me retrouve tellement dans tes mots!
      3 ans que je fais un métier que je n’aime pas mais qui paye les factures et surtout qui est « pratique » pour pouvoir m’occuper de ma fille. Mais 3 ans que petit à petit je chute, je m’essouffle et surtout je ne me reconnais plus, des soirées à pleurer, l’envie de partir en courant des journées entières.. et puis ce métier que j’ai en tête depuis toujours, m’occuper d’enfants. Le confinement a été pour moi une révélation, le meilleur des coups de pied au cul. Ma formation débute en septembre et depuis c’est comme si mon cœur rebattait à nouveau.
      A notre nouvelle vie 🙏🏻

    8. Buniet
      30 juillet 2020 / 15 h 34 min

      Merci pour ton texte qui donne beaucoup d’espoir.
      Bravo pour ce nouveau projet. Je te souhaite le meilleur.
      Pourrais-je en savoir plus sur cette formation de photographie culinaire ? Et comment tu t’es intéressée de plus près à cette passion qui t’anime ?
      Bon courage.
      Bises.
      Jenny

    9. Ann
      2 août 2020 / 20 h 29 min

      Bravo à vous, Romane ! 👏Vous avez plein de chouettes idées et projets !👍
      Plein succès dans vos nouveaux projets et Haut les cœurs !

      Ann
      Nanou (2 petits-enfants) qui vient d’arrêter sa carrière
      dans le médical et la vente 😉et qui s’est mise à la couture (bébé) et qui adore cuisiner 😉😋

    10. Manousso
      21 septembre 2020 / 21 h 46 min

      Bravo à vous pour cette belle initiative. .

      Vous avez été très courageuse dans votre démarche professionnelle.

      Vous méritez la réussite.

      Je vous souhaite le meilleur pour vous et votre jolie famille.
      Olivia

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